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Dans la peau d'un arbitre

Par Véronique Bury   le   samedi 27 mai 2017
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Pendant une heure, sur le court 6, près d’une cinquantaine d’amoureux du tennis se sont initiés à l’arbitrage grâce à une dizaine d’arbitres et juges de lignes venus spécialement les coacher. Une expérience unique qu’ils ne sont pas près d’oublier.

Initiée l’année dernière, l’animation "Prenez la place de l'arbitre" a une fois encore rencontré un joli succès, ce samedi, lors de la traditionnelle journée des enfants. Devant un public attentif, plus de 45 personnes, adultes et enfants, se sont en effet essayées à l’arbitrage sur le court 6, coachées pour l’occasion par une dizaine d’arbitres et de juges de lignes français.

"C’est la deuxième année que l’on permet aux spectateurs d’entrer ainsi sur le terrain et de s’essayer à l’arbitrage avec des balles qui vont à 200 km/h, explique Gaël Raison, responsable de l’arbitrage à la Fédération française de tennis, et animateur de cette séance de coaching un peu spéciale. L’idée pour nous était avant tout d’aller à la rencontre du public et de lui expliquer ce que l’on fait et comment." 

Sur le court 6, tous les deux jeux, une dizaine de spectateurs entrent sur le terrain pour se placer aux différents postes de juges de lignes ou monter sur la chaise d’arbitre. Après un tour de terrain, pour tester les voix et les gestes de chaque apprenti arbitre, Gaël Raison lance l’échange entre les deux joueurs français venus pour l’occasion, Mathieu Rodrigues et Thibault Venturino, tout en continuant à expliquer les règles de l’arbitrage.

"Ça va plus vite, il y a plus de balles liftées"

"Savez-vous ce que l’on fait lorsque l’on descend de la chaise et que l’on ne trouve pas la trace ?" "On rejoue le point ?" , ose un apprenti. "Non ! C’est toujours ce que l’on croit, mais l’arbitre de chaise doit rester sur l’annonce qu’il a faite de sa chaise", rectifie le responsable. "Bien sûr, le joueur peut toujours venir effacer la trace et donner le point à son adversaire s’il estime qu’elle est faute et qu’il est fair-play." Pour les spectateurs, c’est l’occasion de comprendre un peu mieux l’arbitrage. Et pour ceux qui ont osé entrer dans l’arène, une belle façon de se mettre dans la peau des 400 arbitres qui officient sur cette édition de Roland-Garros.

Ilena, 13 ans, a tenté l’expérience par curiosité. "Je voulais voir comment cela se passe car je compte passer mon diplôme d’arbitre cette année", explique-t-elle. Elle n’a pas été déçue. "C’est super impressionnant, surtout quand on se retrouve à arbitrer des joueurs comme ça", sourie-t-elle en descendant de sa chaise après avoir arbitré deux jeux. Même sentiment pour Cyril, 19 ans. Ce dernier avait pourtant déjà arbitré pour sa ligue sur dur. Mais il n’était encore jamais monté en haut d’une chaise d’arbitre sur un court de Roland-Garros. "C’est impressionnant !" reconnaît-il lui aussi."Ça va plus vite, il y a plus de balles liftées, et puis, c’est surtout beaucoup plus compliqué à cause de la surface, notamment pour les marques", avoue-t-il avant d’échanger avec l’arbitre coach de son poste. "Ce serait mon rêve d’arbitrer un jour pour de vrai à Roland Garros !"

En attendant de devenir professionnel de l’arbitrage, certains auront eu la chance (sept juges de lignes et trois arbitres de chaise) d'être retenus pour poursuivre l’expérience quelques heures plus tard… sur le court Philippe-Chatrier et le court 1 afin d'arbitrer certaines rencontres amicales de cette journée spéciale enfants.

Les Enfants de Roland-Garros 2017

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