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Paroles de "ballos" - épisode 1 : Lou Hériteau

Par Estelle Couderc   le   mercredi 24 mai 2017
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Être "ballos" à "Roland"… Ils sont des centaines chaque année, prêts à s'entraîner dur, à passer des tests de lancer, d'agilité, de course, dans le but d'intégrer le clan des ramasseurs de balles. Quand on est "ballos", la quinzaine se transforme en un subtil mélange de stress et de passion, devenant une aventure humaine incroyable, vécue les pieds directement dans l'ocre foulée par les plus grands champions. Alors quand pour certains, l'expérience se conclut main dans la main avec un finaliste, devant 15 000 regards braqués sur eux depuis les tribunes du Philippe-Chatrier, le moment, aussi infime soit-il, devient juste exceptionnel. Comme un aboutissement parfait. Une fin de tournoi magique, dont ils se souviennent tous au détail près, même des années plus tard... Paroles de "ballos", épisode 1.

Lou Heriteau, entrée avec Rafael Nadal lors de la finale 2013

"Le plus beau jour de ma vie"
"Je ne sais absolument pas comment ils m'ont choisie, moi, plutôt que d'autres. Le staff m'a prévenue seulement le dimanche matin. Quand ils m'ont appelée dans le bureau, je n'ai pas du tout fait le lien. Au début, j'ai même stressé, je me disais : "Mince, j'ai dû faire une bêtise, pourquoi est-ce qu'ils veulent me voir ?" Puis, ils m'ont expliqué et là, je n'y croyais pas, je me disais que c'était impossible ! J'étais hyper contente, parce que j'ai tout de suite réalisé que c'est le genre de choses qu'on ne fait qu'une fois dans sa vie. Et dès que je suis sortie du bureau, je me suis effondrée en larmes. J'ai appelé mes parents pour les prévenir. J'avais le sentiment que c'était le plus beau jour de ma vie. Et pour l'instant, je crois que c'est encore vrai !"

Et Nadal me dit : "Merci beaucoup mademoiselle !"
Au début, on nous explique juste qu'on va tenir la main d'un des joueurs, on ne sait pas encore lequel. David et Arthur, les responsables, nous ont proposé de faire un petit jeu si on n'arrivait pas à se mettre d'accord. Mais avec Candice, on s'est regardées. Elle m'a dit : "Dis-moi vraiment celui que tu préfères." Je lui ai répondu que je préférais Nadal et elle m'a répondu "Bah, je te le laisse !" C'est comme ça que ça s'est fait. Pour moi, c'était énorme. A cette époque-là, il était vraiment dans sa très bonne période de victoires consécutives à "Roland". Et Nadal, c'est Nadal, surtout sur terre ! Ce n'était pas mon joueur préféré, mais c'est un des meilleurs joueurs au monde, c'était donc énorme ! Ensuite, on doit se préparer afin d'être vraiment présentable, bien coiffée. Tous les logos doivent aussi être bien visibles. Puis les joueurs arrivent. Ils sont hyper concentrés, déjà dans leur match. "Rafa" avait mis son sac sur la mauvaise épaule, du côté où je devais lui prendre la main. Du coup, il m'a regardée, il a souri et il a changé le sac d'épaule. Après, il a enfin pris ma main et on est entrés sur le court. Quand on est arrivé, il m'a dit : "Merci beaucoup mademoiselle." En français !

"J'avais l'impression de l'accompagner jusqu'à la coupe !"
"Entre tout, c'est vraiment beaucoup d'émotion. Il y a le contact avec le joueur, il y a la foule qui hurle. Et nous, on est là pour l'accompagner. Il y a beaucoup de joie. C'est bizarre de se dire qu'on est là. C'est ça qui est le plus impressionnant, plus que la foule, plus que les caméras : on a l'impression d'être minuscule à côté de ce joueur qui, en plus d'être grand, est un géant du tennis ! C'est une expérience à part. Moi, j'avais vraiment l'impression d'être proche de lui, presque de l'accompagner jusqu'à la coupe ! D'ailleurs, j'avais vraiment envie qu'il gagne. Je voulais me dire que je l'avais accompagné vers la victoire plutôt que vers l'échec. C'était un moment formidable ! "Roland", c'est une expérience de dingue, une aventure que je conseille à tout le monde. Et quand en plus le dernier jour, on a cette chance d'accompagner un finaliste, c'est la cerise sur le gâteau."

Une journée avec un ''ballos''
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