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La "nouvelle" Simona Halep

Par Amandine Reymond   le   mardi 16 mai 2017
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Sacrée pour la deuxième année consécutive à Madrid au terme d’une superbe finale remportée contre Kristina Mladenovic (7/5 6/7 6/2 en 2h43), Simona Halep a frappé fort dans la capitale espagnole. Mais cette victoire représentait bien plus qu’une ligne supplémentaire au palmarès de la Roumaine, après un début de saison éprouvant, tant physiquement que mentalement.

Blessée au genou en début d’année et éliminée au premier tour de l’Open d’Australie par Shelby Rogers (6/3 6/1) avant de déclarer forfait avant son quart de finale à Saint-Pétersbourg, Simona Halep a vécu un début de saison cauchemardesque. "Je n’avais jamais connu ça. C’était quelque chose de nouveau pour moi et je ne savais pas comment le gérer. J’ai un peu paniqué, confiait-elle à la WTA après sa victoire à Madrid. Je sens encore une gêne mais ce n’est pas une grosse douleur donc je peux jouer sans trop y penser pendant les matchs." Mais la victoire à Madrid n’est pas seulement une revanche sur les problèmes physiques qui ont perturbé le début de saison de la Roumaine. C’est aussi, et surtout, le résultat d’un gros travail sur le plan psychologique effectué par une joueuse mise au pied du mur par son coach Darren Cahill après sa défaite en quarts de finale de Miami contre Johanna Konta en mars (3/6 7/6 6/2).

"Pendant mon discours, j’ai remercié Darren d’être revenu car, après Miami, il avait décidé d’arrêter de travailler avec moi. Il n’était pas content du tout de mon match contre Johanna Konta. Pas parce que j’avais perdu mais à cause de mon attitude. Il avait l’impression que j’avais laissé tomber. C’est pour ça que j’ai commencé à travailler énormément sur mon mental, mon approche des choses. Aujourd’hui je lui ai montré une nouvelle Simona, je n’abandonne plus même quand je perds un deuxième set très serré. Je suis fière d’avoir réussi à changer aussi vite. Maintenant je veux juste continuer à travailler dans cette voie et devenir encore plus forte. J’admire et je respecte énormément Darren. Je crois que je dois le remercier d’avoir pris cette décision après Miami parce que ça a été un choc pour moi. Je me suis dit que je n’avais pas le choix, je devais changer ça."

"En 2014 j’avais atteint la finale de Roland-Garros, je sens que je suis capable de le refaire"

La "nouvelle Simona" rêve maintenant d’offrir un titre du Grand chelem à son entraîneur australien, lui qui a déjà mené Lleyton Hewitt et Andre Agassi au Graal chez ces messieurs au début des années 2000. "Darren est un super coach et une super personne. Il sait comment me calmer. J’essaie de transformer mon envie de réussir en quelque chose de positif sur le court. Je travaille là-dessus et je sens que je suis une bien meilleure joueuse depuis que je travaille avec lui. J’espère le rendre encore plus fier en lui permettant de gagner un Grand chelem en tant qu’entraîneur". Et pourquoi pas dès Roland-Garros ? "Sur terre je me sens toujours capable de faire de gros résultats. En 2014 j’avais atteint la finale de Roland-Garros, je sens que je suis capable de le refaire mais je ne sais pas comment les choses se passeront. Je sens que j’ai le jeu pour remporter de gros tournois."

Quiconque l'a vu batailler trois heures et deux minutes durant en finale de Roland-Garros 2014 face à Maria Sharapova - seconde finale la plus longue de l'histoire du tournoi féminin - n'en doute pas. Mais l'insouciance de ces débuts tonitruants a cédé place à la conscience des enjeux : "Je dois juste être solide mentalement et ne pas trop penser aux résultats car je me sens mieux quand je n’y pense pas. La pression n’est pas négative, là elle est positive et je veux garder ça."  Au moins jusqu'au samedi 10 juin au soir, si possible...

Pour sa première finale dans un tournoi du Grand chelem, Simona Halep ne semble pas particulièrement nerveuse au moment de pénétrer sur le court.
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