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Tony Estanguet : "Roland-Garros, un atout incroyable pour Paris 2024"

Par Amandine Reymond   le   vendredi 12 mai 2017
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Triple champion olympique en canoë monoplace (C1) slalom en 2000, 2004 et 2012, membre du Comité international olympique depuis 2013, vice-président de la commission des athlètes du CIO depuis 2016, Tony Estanguet est également co-président du comité de candidature de Paris 2024. Il évoque pour nous ses liens personnels avec le tennis et l’importance de Roland-Garros dans la candidature olympique française.

Quel rapport entretenez-vous avec le tennis ?

J’ai souvent joué au tennis quand j'étais enfant. C’était une passion familiale et j’aimais bien les petits doubles disputés en famille avec mes frères et mes parents. Et maintenant, c'est au tour de mes trois enfants d'y jouer aussi. Le dernier, qui a quatre ans, vient de commencer, celui qui a six ans a commencé il y a deux ans et celui de neuf ans joue aussi à la pelote basque.

Qu’aimez-vous dans le tennis ?

Ce que j’aime dans ce sport, c’est le partage. Avec les copains, avec la famille… On s’amuse facilement. Et j’aime autant regarder que jouer. Je suis venu à plusieurs reprises à Roland-Garros et c’est toujours le même plaisir. Comme j’avais été champion olympique en 2000, j’ai été invité pour la première fois à "Roland" en 2001 et j’avais eu la chance de voir jouer Roger Federer. Je suis un grand fan donc c’est un bon souvenir de me dire que j'ai pu le voir à ses débuts.

Effectuant le tirage au sort de Roland-Garros 2016

Tony Estanguet est à l'aise sur tous les terrains

Pourquoi appréciez-vous tellement Roger Federer ?

Pour sa classe évidemment, mais aussi pour son comportement en-dehors du court. C’est quelqu’un de posé, qui dégage une certaine humilité dans ses déclarations. Pour moi un champion se doit d'être exemplaire sur le court mais aussi en-dehors, et c’est son cas. C’est un très, très grand champion qui a su se remettre en question, s’accrocher pour revenir à un niveau extraordinaire quand tout le monde pensait que c’était un peu fini pour lui. C’est top.

"On a tous beaucoup de souvenirs d’enfance liés à ce tournoi, les révisions du Bac par exemple"

Qu’est-ce qui vous impressionne le plus chez les champions de tennis ?

Leur capacité à rester concentré pendant aussi longtemps. Moi je faisais des efforts très courts, ça durait environ 90 secondes et après c’était fini. Eux, il leur faut tenir plusieurs sets. À chaque point il faut se remobiliser, il y a toujours des rebondissements… Au-delà des beaux coups et de la performance physique ce sont vraiment ces aspects psychologiques qui m’ont toujours intrigué et impressionné.

Qu’aimez-vous particulièrement à Roland-Garros ?

Le mélange entre la passion du sport, avec des émotions incroyables, une grosse organisation et un côté festif. Dans le stade c’est magique mais c’est aussi le cas quand on suit le tournoi devant sa télévision. On a tous beaucoup de souvenirs d’enfance liés à ce tournoi, les périodes de révisions du Bac devant la télévision par exemple. J’aime ce lien entre le sport de haut niveau et le sport amateur. C’est ce que nous essayons de développer avec Paris 2024.

Quelle place occupe Roland-Garros dans la candidature Paris 2024, justement ?

On voulait réunir ce qu’il y a de mieux à Paris et en France autour de cette candidature olympique. Roland-Garros est une vitrine du sport français, un lieu reconnu à l’international, et donc un atout immense car les membres du CIO connaissent Roland-Garros, connaissent le succès du tournoi chaque année. Ils savent que c’est un site magique qui nous permettra de vivre de belles émotions et d'avoir de belles images au cœur de Paris. C’est aussi important lors des Jeux olympiques de ne pas être complètement déconnecté du centre ville, et là on est aux portes de Paris et très proche d’autres sites comme Jean-Bouin, le Parc des Princes et le palais Pierre-de-Coubertin. Et puis le clin d’œil avec la boxe, qui a déjà connu de belles heures dans le stade Roland-Garros, notamment en 1946 avec un combat de Marcel Cerdan, est sympa aussi. On pourrait avoir des images assez incroyables sur le court Suzanne-Lenglen.

Comme Roland-Garros pourrait le faire en 2024, Wimbledon a accueilli le tournoi olympique des Jeux de Londres en 2012. Qu’est-ce qu’un site sportif historique de ce type et un rendez-vous olympique peuvent s'apporter mutuellement ?

J’étais allé à Wimbledon à l’occasion de ce tournoi olympique en 2012. C’est la première - et la seule - fois où je suis allé à Wimbledon, pour assister au match de Julien Benneteau et Richard Gasquet lorsqu’ils ont obtenu la médaille de bronze en double. J’étais content de découvrir Wimbledon dans une ambiance olympique parce que c'est un monument du sport, et j’apprécie vraiment l’ouverture de ces grands rendez-vous annuels sportifs vers les Jeux olympiques. On sent que les joueurs de tennis et le monde du tennis dans son ensemble sont passionnés par les Jeux et ont vraiment envie de faire partie de cette grande fête. Andy Murray qui gagne un titre olympique pour son pays devant son public, c’était émouvant. Il y eu des images très fortes à Wimbledon en 2012 et j’espère que nous vivrons les mêmes émotions à Roland-Garros en 2024.

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