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Monte-Carlo : Nadal pour l'Histoire, Ramos pour l'exploit

Par Myrtille Rambion   le   samedi 22 avril 2017
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Rafael Nadal dispute ce dimanche sa 11e finale à Monte-Carlo. Seul un autre gaucher espagnol, Albert Ramos-Vinolas, peut encore l’empêcher de remporter un 10e titre en Principauté. Un sacre qui constituerait pour Rafa la première "Decima" d’une série de trois possibles.

La force de l’habitude. Elle oblitère parfois la portée des exploits historiques. Ou en estompe en tout cas le côté extra-ordinaire, précisément, au sens littéral du terme. Que Rafael Nadal, à la faveur d’une victoire sur David Goffin, scellée en deux sets samedi sur un Central de Monte-Carlo baigné de soleil (6/3 6/1), soit amené à disputer ce dimanche sa onzième finale en Principauté par exemple, est en soi une performance remarquable. Exceptionnelle même. Que le Majorquin ne soit par la même occasion plus qu’à deux sets d’un dixième titre à Monte-Carlo l’est tout autant. Autrement dit : une seule défaite en finale à son actif jusqu’ici. En 2013 face à Novak Djokovic.

Cette fois-ci, point de "Djoker" pour l’empêcher de faire tomber la première de ses trois "decima" possibles cette année – dix sacres dans un même tournoi - avant peut-être Barcelone et, bien sûr, Roland-Garros. Le Serbe, tenant du titre à Paris, a en effet chuté dès les quarts, battu par un très valeureux David Goffin. Quant au n°1 mondial Andy Murray, son retour à la compétition après cinq semaines d’arrêt n’a pas accouché de miracle : il s’est, lui, incliné dès son deuxième match. Roger Federer étant absent sur le Rocher, les empêcheurs de gagner en rond ne sont donc pas à chercher parmi le Big Four pour Rafael Nadal. Non. Le seul obstacle entre lui et une ligne supplémentaire dans les registres de l’histoire du jeu est désormais Espagnol, comme lui. Et gaucher, comme lui.

Albert Ramos-Vinolas

Un gaucher espagnol peut en cacher un autre

Il s’agit d’Albert Ramos-Vinolas, tombeur de Murray justement. Ainsi que de Marin Cilic. Deux top 10 dans le même tournoi : une première pour l’invité-surprise en finale. Surprise compte tenu de son rang, c’est certain, mais pas du niveau de jeu produit toute la semaine à Monaco. Dire que jusque-là, le Barcelonais de 29 ans n’avait battu que trois Top 10 en 29 tentatives depuis le début de sa carrière ! Ramos-Vinolas. Un terrien pur souche, qui s’était déjà illustré l’an passé en atteignant les quarts de finale à Roland-Garros et qui a produit depuis le début de semaine le tennis parfait sur terre. A base de grosses frappes du fond en coup droit –de gaucher !-, de glissades et de diagonales maîtrisées, de lift bien sûr, mais aussi de belles variations.

Plus d’un adversaire au cours de la semaine s’est ainsi fait cueillir après un énorme rallye par une amortie aussi bien masquée qu’imparable. "Albert joue mieux que jamais, a souligné Rafael Nadal. Il a gagné d’énormes matchs cette semaine, il est en pleine confiance, il a une super mentalité de guerrier, il a renversé des situations compliquées dans tous ses matches et a, à chaque fois, évolué à très haut niveau. Je sais qu’il faudra que je sois à mon meilleur pour avoir une occasion de remporter un autre titre ici. C’est mon but en tout cas."

Une réalité qui ne doit pour autant pas faire oublier que si la chance du débutant existe, le favori de cette finale reste bel et bien "Rafa". Le Taureau de Manacor devenu au fil des ans le Prince de Monaco. Qui mène 2-0 dans son face-à-face avec Albert Ramos-Vinolas, présent, lui, pour la toute première fois en finale d’un Masters 1000. Rafa qui pourrait remporter ce dimanche un 29e Masters 1000, revenant ainsi à une unité de Novak Djokovic, le maître en la matière. Et asseoir ainsi un peu plus sa domination sur la surface : un 10e titre à Monte-Carlo, du jamais vu, forcément, signifierait également pour lui un 50e titre sur terre battue. Rafael Nadal dépasserait ainsi Guillermo Vilas (49) et détiendrait le record absolu sur l’ocre. Un de plus.

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