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Légendes - Françoise Dürr : "Je n'étais pas la plus douée, mais j'étais une battante"

Par Guillaume Willecoq   le   vendredi 07 avril 2017
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"J’ai réalisé l’autre jour que ça allait faire 50 ans que j’ai gagné Roland-Garros. C’est épouvantable ! Je n'ai pas vu passer ma vie. Mais je ne regrette rien du tout. J’ai fait tellement de choses, vécu deux ans sur un bateau, voyagé aux quatre coins du monde, me suis fait des amis partout… Je n'ai pas gagné beaucoup d'argent, mais j'ai eu une vie riche." Avec Suzanne Lenglen, Simonne Mathieu, Nelly Landry et Mary Pierce, Françoise Dürr est l'une des cinq Françaises à avoir triomphé dans le simple dames des Internationaux de France. C'était il y a 50 ans, en 1967. Juste avant que cette joueuse aux 10 titres à Roland-Garros, toutes épreuves confondues, ne s'implique activement dans les combats naissants pour l'égalité entre hommes et femmes dans le tennis. Paroles de championne... et de grande dame.

Son tennis

"Je ne saurais pas dire à quel âge j’ai commencé le tennis. Toute ma famille y jouait et j’ai grandi dedans, d'aussi loin que je me souvienne. Maman a été une bonne joueuse de deuxième série, papa a été champion de France militaire et mon frère a été président de la ligue de Marseille. Tous les week-ends, nous passions l'après-midi au club d’Oran. J’avais six ans, trop petite donc pour avoir accès aux courts, mais je passais mon temps à jouer face au mur – le meilleur des adversaires pour apprendre. Et puis, à partir de 18h, je suppliais mes parents de me laisser échanger quelques balles avec eux. Je jouais aussi contre la porte du garage familial, qui avait pas mal de charnières : et quand la balle allait sur ces charnières, je peux vous dire que cela faisait travailler les réflexes !"

"Le tennis était peu pratiqué par les jeunes en Algérie, aussi certains tournois étaient mixtes. A mon premier tournoi, vers 13 ou 14 ans, je fais demi-finale en battant un garçon au passage. Un moment fort pour moi à l'époque. Mais j’ai vraiment commencé à considérer le tennis comme autre chose qu’un loisir quand j'ai gagné le championnat de France cadettes à Roland-Garros. A l'époque, les gagnantes des championnats de jeunes étaient retenues pour intégrer le rassemblement suivant de l'équipe de France. Le président de la Fédération, Guy de Bazillac, a demandé à Madame Simonne Mathieu de m'emmener. C'est comme ça que je suis "rentrée" dans le tennis, alors que ça n'avait rien d'évident à l'époque."

En championnat de France en 1961

"Avant toute chose, Maman m’a demandé de passer d'abord mon Bac, ce que j’ai fait, puis j’ai mis à profit le tennis pour voyager un peu : grâce à mon statut d'espoir en France, j’ai pu partir jouer des tournois en Afrique du Sud, en Australie, dans les Caraïbes… Nous partions pendant l'hiver européen, plusieurs semaines voire plusieurs mois. Nous étions amateurs, mais les clubs ou les fédérations nous recevaient et s'arrangeaient pour que nous soyions hébergées chez l'habitant. Cela permettait de voir du pays tout en jouant au tennis. Disputer un match le matin puis, l'après-midi, emprunter la voiture de nos hôtes pour aller découvrir le Grand Canyon... J’avais 20 ans et je trouvais déjà cette vie extraordinaire."

"J’ai attendu l'âge de 14 ans pour avoir un entraîneur. Trop tard donc pour corriger certaines mauvaises habitudes prises dans ma façon de jouer. J'avais un jeu très bizarre car j’allongeais l’index sur le manche de la raquette, ce qui n’est évidemment pas recommandé. C’est un geste naturel dans tout ce que je fais, une sorte de réflexe. Joseph Stolpa, mon professeur puis entraîneur, a tenté de corriger ça par tous les moyens, y compris me mettre de la colle sur ce doigt, mais je ne "sentais" plus la balle. Alors il a décidé qu’il faudrait faire avec et a cherché autre chose. Il m’a dit : "Pour compenser, il va falloir que tu te baisses beaucoup plus sur les genoux". C'est ainsi que, souvent, quand on me voit frapper un revers, je suis très pliée sur les genoux. La manière n’est pas très orthodoxe au niveau du poignet et de l’index, mais la tête de raquette est bien là où il faut quand je frappe !"

"Monsieur Stolpa a pu en revanche améliorer un peu mon service, le rendre meilleur au fil du temps. Mais mes points forts étaient surtout la condition physique et le sens tactique. J'avais grandi sur terre battue, mon jeu était adapté à cette surface plus qu'à n'importe quelle autre, et je suis toujours restée plus naturellement à l’aise sur terre que sur surfaces rapides, l'herbe ou même le bois, qui était assez répandu à l'époque."

"Au final, je me dit que c’est peut-être à cause de ce jeu un petit peu bizarre que j’ai fait la carrière qui a été la mienne : beaucoup d’adversaires me disaient que j’étais imprévisible car on ne savait jamais ce que j’allais faire avec mon revers !"

Son Roland-Garros

"Des Roland-Garros, j’ai dû en jouer une vingtaine si je compte les dernières années où je ne faisais que le double (19 au total, ndlr). Avant d’atteindre la finale en 1967, j’avais buté plusieurs fois en quarts de finale, à Roland-Garros ou sur les autres Grands chelems. Alors quand j’ai franchi ce cap des quarts aux dépens de Maria Bueno, mon idole de jeunesse (7  titres en Grand chelem entre Wimbledon et l'US Open, ndlr), je me suis sentie comme libérée. En plus, Ann Jones, ma bête noire que je pouvais retrouver au tour suivant, a perdu le même jour contre Kerry Melville. Cela m’a donné des ailes pour la fin du tournoi. Je me suis dit que je pouvais le faire."

"Je ne sais plus pour quelle raison l'amie qui devait m'échauffer le jour de la finale n'a pas pu venir. Alors je me suis échauffée seule contre le mur de Roland-Garros - qui a disparu depuis. Quand je dis que le mur est le meilleur des adversaires..."

"Avant d’entrer sur le court, Monsieur Stolpa m’a dit : "Saisis ta chance, donnes tout ce que tu peux car tu ne sais pas si tu rejoueras un jour une finale de Grand chelem". Son avertissement m’est revenu quand je me suis retrouvée menée 4-2 et 15-30 au troisième set par Lesley Turner. Du fond du court, je n'y arrivais pas. Turner était un peu une "crocodile", une Chris Evert avant l'heure. Elle ne paraissait pas si terrible mais elle ne ratait rien. Dos au mur, j'ai gardé la tête froide pour changer ma tactique et j'ai entrepris de sortir de sa filière en variant plus, en montant au filet ou en l'obligeant, elle, à monter. Je me suis battue comme un démon et j'ai réussi : j’ai marqué les quatre derniers jeux de cette finale."

"Sur le court, j'étais une bagarreuse. Pas la plus douée mais une battante. Je ne baissais jamais les bras. Pour en avoir parlé par la suite avec Lesley, elle au contraire m'a dit s'être vue déjà gagnante et s'être un peu relâchée. Mon acharnement a fait le reste."

Revivez sa fin de match victorieuse en finale de Roland-Garros

Françoise Dürr – Lesley Turner, finale de Roland-Garros 1967

"J’ai encore fait beaucoup de places d’honneur à Roland-Garros par la suite, notamment deux demi-finales en 1972 et 1973. Mais j’ai bien fait d’écouter Monsieur Stolpa puisque je n’ai plus jamais été en finale de Grand chelem en simple. J'ai su saisir ma chance."

"Je n'ai pas vraiment eu le temps de célébrer cette victoire. Dès le lendemain soir, je sautais dans le train pour aller jouer en Fed Cup en Allemagne - où j'ai encore battu Lesley, d'ailleurs. Et pas de fête en équipe, non plus. A l'époque, seules les joueuses retenues faisaient les déplacements, sans staff ni rien : c'est la joueuse la plus capée des deux qui faisait office de capitaine ! Le seul moment qui s'est apparenté à des festivités a été la traditionnelle soirée que Jean Borotra organisait à la fin de Roland-Garros. J'y ai fait une apparition avant de foncer à la gare."

"Mais rien n'avait été spécialement prévu en mon honneur : quelque part, j'ai surpris tout le monde. Cela faisait 20 ans qu'une Française n'avait pas gagné en simple à Roland-Garros (Nelly Landry en 1948, ndlr) et je n'étais pas réellement favorite du tournoi, ni même de la finale - Lesley avait tout de même déjà gagné deux fois Roland-Garros (1963 et 1965, ndlr) et, à ce moment-là, n'était pas loin d'être considérée comme la meilleure joueuse du monde sur terre batue. Ne pas être trop attendue m'a d'ailleurs sans doute aidé dans la façon d'appréhender le tournoi."

Son parcours à Roland-Garros 1967 (tête de série n°6)

1er tour : bat Glenda Swan 6/2 6/1
2e tour : bat Stephanie De Fina 6/3 5/7 6/1
3e tour : bat Kathleen Harter 6/0 6/4
8e de finale : bat Anna Dmitrieva 7/5 6/1
¼ de finale : bat Maria Bueno (n°3) 5/7 6/1 6/4
½ finale : bat Kerry Melville (n°7) 8/6 6/3
Finale : bat Lesley Turner (n°4) 4/6 6/3 6/4

En 1967, applaudie par les joueurs de l'équipe de France de football

"L’année suivante, j’ai perdu dès les huitièmes contre une compatriote, Gail Sherriff. J'étais entretemps passée professionnelle, je jouais des exhibitions et non plus des compétitions, ce qui fait une différence fondamentale. Je n'étais pas prête en arrivant à Roland-Garros - une "exhib" ne vaudra jamais un vrai match. Le manque de matchs est quelque chose de très difficile à gérer car on n'a pas de certitudes sur ses propres capacités du moment. Je ne me souviens plus du match en lui-même mais j'imagine que ça n'a pas pardonné contre Gail, qui me connaissait en plus très bien et était en général ma plus forte adversaire au niveau national - en France, quand je n'étais pas là, c'est elle qui gagnait !"

"Mais pour l’ambiance qui régnait cette année-là, c’est un Roland-Garros tout aussi inoubliable que celui de ma victoire l’année d’avant. Avec les grèves de mai 68, les gens ne travaillaient pas, et il y avait la foule au stade, un monde fou partout, partout, jusque dans les arbres et sur les toits des immeubles en face ! Du fait des pénuries d'essence, les gens venaient à pied des quatre coins de la région parisienne, exubérants, dans une ambiance de fête incroyable. C’était formidable de vivre ça. Même si, en entendant les informations, les joueurs étrangers, eux, se demandaient où ils avaient mis les pieds. Un jour, j’ai ramené dans la 2CV de maman Rod Laver, Ken Rosewall et Roy Emerson. Ils étaient quand même vaguement inquiets de toute cette effervescence (rires) ! Je me souviens aussi d'Ann Jones, obligée de monter jusqu'à Bruxelles pour trouver du carburant pour sa voiture."

"Navratilova, Court, Goolagong, King, Wade... Je les ai toutes battues au moins sur une fois, sauf Chris"

"J’aimais bien jouer le double : en Algérie je jouais souvent avec mon frère ou maman. J’ai connu mon lot de succès en double, à Roland-Garros en particulier. J’ai gagné cinq fois en double dames, avec Gail Sherriff et Ann Jones, et trois fois en mixte, avec Jean-Claude Barclay. J’ai aussi gagné deux fois l’US Open, dont une mémorable avec Darlene Hard, grande joueuse du début des années 60 qui voulait faire un comeback. Moi, je me retrouvais sans partenaire après la blessure à l’épaule d’Ann Jones. Je lui ai proposé que nous jouions ensemble et elle a accepté. Et nous avons gagné le titre en battant Margaret Court et Virginia Wade en finale, après avoir été menées 6/0 et 2-0 ! Je n’ai en revanche jamais gagné à Wimbledon. J’ai joué six finales en double dames, et je les ai toutes perdues."

"Mon pire souvenir en tennis a aussi pour cadre Roland-Garros. En 1973, je joue les demi-finales contre Chris Evert, et je perds 6/0 6/1. Une sacrée pâtée ! Un score aussi sévère ici, à Roland-Garros, dans les derniers tours, ce n’était vraiment pas agréable. Chris est la seule joueuse que je n’ai jamais battue. Martina Navratilova, Margaret Court, Evonne Goolagong, Billie Jean King, Virginia Wade, Rosie Casals, Ann Jones, Maria Bueno… Je les ai toutes battues au moins une fois, sauf Chris. J'ai pu l'accrocher, mais jamais la battre."

"Margaret Court était la joueuse référence de mon temps, celle qui nous barrait la route. C'est une des premières femmes qui a vraiment fait ce qu'on peut appeler de la préparation physique. Elle s'entraînait avec ses compatriotes masculins, Newcombe ou Roche, soulevait des poids, des haltères... Elle a amené cette dimension athlétique au tennis féminin, et Martina Navratilova lui a ensuite emboîté le pas en y ajoutant la nutrition."

Avec Gail Sherriff, son habituelle dauphine dans la hiérarchie française. Ensemble, elles gagnent trois fois Roland-Garros en double dames (1967-1970-1971).

Ses combats

"Après ma victoire à Roland-Garros, j’ai été approchée par l'Américain George McCall pour intégrer la première tournée professionnelle féminine en compagnie de Billie Jean King, Rosemary Casals et Ann Jones. Nous avons signé un contrat de deux ans pour un montant de 20 000$. Je trouvais que c’était le Pérou !"

"Tout n’était pas rose pour autant. Nous avons eu des déboires. D’abord en raison du rythme des tournois : nous jouions dans une ville différente tous les soirs, avec les voyages en bus dans la journée. Nous posions nos sacs, jouions nos matchs et repartions, direction une autre ville le lendemain. Au bout d’un mois, nous étions sur les rotules. Et puis la qualité des lieux où nous jouions était très inégale, et nous n'avions pas le temps de nous adapter. C'était chaque soir la surprise. Parfois les courts n’étaient pas en très bon état, ou il n’y avait pas de lumière, ou les balles noircissaient au bout de quelques points… Sans compter qu'il n'y avait la plupart du temps pas de vestiaires séparés et que nous étions obligées de coller des étiquettes sur la porte pour prévenir les hommes de ne pas entrer le temps que nous y étions ! Dans ces moments-là, il nous arrivait de nous regarder toutes les quatre et de nous demander si nous avions fait le bon choix… Mais nous avons été des pionnières."

"Et de cette époque, nous avons aussi tissé de forts liens d'amitié. En tant que femmes, il fallait se serrer les coudes, d'autant que nous voyagions seules : à l'époque, il n'y avait pas encore d'entraîneur personnel, de staff, d'agent... Cela nous a rapprochées. Billie Jean King est restée une grande amie, Betty Stöve aussi. Nous nous appelons encore régulièrement, voire essayons de nous voir une fois par an."

"Les garçons nous ont ri au nez : "Un circuit indépendant ? Sans les hommes ? Mais vous êtes folles, ça ne tiendra jamais !"

"L’ère Open nous avait permis de vivre du tennis. Mais il régnait toujours une grande inégalité financière : quand les garçons touchaient 1000$, nous c'était plutôt de l'ordre de 100$ ! Alors nous nous sommes rebellées. Sous l’impulsion de Billie Jean King et Rosie Casals notamment, nous nous sommes réunies à Londres, à l'hôtel Gloucester, une soixantaine de joueuses. Nous avons fermé la porte à clé et avons fait la promesse de ne pas sortir de là tant qu'une solution n'aurait pas été trouvée. C'est comme ça qu'est née l’association des joueuses de tennis professionnelle (WTA) et que nous avons monté notre propre circuit. Au début, les garçons nous ont ri au nez : "Un circuit indépendant ? Sans les hommes ? Mais vous êtes folles, ça ne tiendra jamais !" Et vous voyez bien aujourd’hui. Mais il a fallu se battre."

"Je trouve qu'il en reste quelque chose, d'ailleurs. Le tennis est peut-être "le" sport qui a le plus fait pour l'égalité hommes - femmes, grâce notamment aux Grands chelems, par l'exposition ou les dotations identiques. Mais médiatiquement la reconnaissance ne me semble pas encore totale. Quand j'entends tous les ans rappeler que Yannick (Noah, ndlr) est le dernier Français à avoir gagné Roland-Garros... mais non, c'est Mary (Pierce, ndlr) ! C'est paradoxal... Le tennis a évolué depuis mon époque, quand la diffusion de ma finale pouvait être interrompue en plein troisième set le temps de passer le tiercé - si si, c'est vrai ! - mais c'est comme s'il restait toujours un fond de cette primauté accordée au tennis masculin par rapport au féminin."

Remettant la coupe Suzanne-Lenglen à Mary Pierce en l'an 2000. Trois ans plus tôt, elles remportaient la Fed Cup ensemble, Pierce joueuse, Dürr co-capitaine en compagnie de Yannick Noah.

"Quand on parcourt l'histoire du tennis français, on s'aperçoit que les hommes ont plus de continuité dans leur présence au top. Les femmes connaissent plus de périodes de creux... mais qui est-ce qui gagne les Grands chelems en France ? C'est les filles ! Cela vaut pour Mary, Amélie (Mauresmo, ndlr) et Marion (Bartoli, ndlr) ces dernières années, mais cela valait déjà de mon temps, et aussi à l'époque de Simonne Mathieu ou Nelly Landry encore avant. Je crois que c'est parce qu'il y a moins de femmes pratiquantes, que la compétition et la route vers le haut niveau sont pour elles des choses moins évidentes... Le tennis féminin repose plus sur des parcours individuels que sur des filières, du coup les joueuses qui percent sont vraiment fortes."

"Gagner un Grand chelem, c'est entrer dans l’histoire du tennis. Mais gagner Roland-Garros, pour un Français, c'est un peu entrer dans l'Histoire tout court. C'est atteindre tout le monde dans le pays. Les médias généralistes, le grand public, c’est avec Roland-Garros qu’on les touche. D'où l'importance de gagner à la maison. Il faut ça pour accéder à la reconnaissance au-delà du monde sportif. Moi je n'ai gagné qu'un Grand chelem, mais je suis bien contente que ce soit celui-là. D'autant que la rareté des victoires françaises à Roland-Garros a fait que c'est devenu de plus en plus mis en relief - bien plus que de mon temps, quelque part ! C'est pour cela que j'étais heureuse quand Mary a gagné Roland-Garros. D'un sens, cela m'a aussi enlevé un poids par procuration de ne plus être "la dernière gagnante de Roland-Garros." Il était temps que j'ai une succession... Et j'espère que Mary n'attendra pas aussi longtemps pour connaître la sienne.

Entretien filmé avec Gil de Kermadec en 2002, à l'occasion du 35e anniversaire de sa victoire à Roland-Garros

Légende de Roland-Garros : Françoise Dürr

Palmarès à Roland-Garros

Simple : gagnante en 1967 ; demi-finaliste en 1972 et 1973.
Double : gagnante en 1967 (avec Gail Sherriff), 1968 (avec Ann Jones), 1969 (avec Ann Jones), 1970 (avec Gail Sherriff) et 1971 (avec Gail Sherriff). Egalement finaliste en 1965 (avec Jeanine Lieffrig) et 1979 (avec Virginia Wade).
Mixte : gagnante en 1968, 1971 et 1973 (avec Jean-Claude Barclay). Egalement finaliste en 1969, 1970 et 1972 avec Jean-Claude Barclay.
Juniors : gagnante en 1960.

Et ailleurs

Simple : demi-finaliste à l’US Open en 1967 et à Wimbledon en 1970.
Double : gagnante de l’US Open en 1969 (avec Darlene Hard) et 1972 (avec Betty Stöve).
Mixte : gagnante de Wimbledon en 1976 (avec Tony Roche).
Co-capitaine, avec Yannick Noah, de l'équipe de France victorieuse de la Fed Cup en 1997.

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