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Roger Federer : "C'est comme ça que tu veux finir ta carrière : en beauté"

Par Alexandre Coiquil   le   lundi 03 avril 2017
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"C'est fou, je n'en reviens pas. Cela montre une fois de plus que la pause était importante et m'a servi. J'ai pris les bonnes décisions avec mon entourage dans les mois difficiles de l'été dernier, et maintenant ça paye. C'est fabuleux." De Melbourne à Miami, en passant par Indian Wells, les images ainsi que les mots posés dessus sont les mêmes et Roger Federer oscille entre bonheur et ébahissement devant ce qu’il est en train d’accomplir. Au-delà de ses espérances les plus folles, à 35 ans et après la plus importante blessure de sa carrière.

Son 18e Grand chelem en Australie, avant ses 25e et 26e Masters 1000 aux Etats-Unis : Federer n’avait réussi qu’une fois dans sa carrière pareil début de saison. C’était il y a… 11 ans, en 2006. Oui, "Rodgeur" remonte le temps. En l'espace de trois mois, le Bâlois et ses 35 ans ont redistribué les cartes au sommet de la hiérarchie du tennis mondial. L’Open d’Australie avait été l’occasion de découvrir les fruits de la réflexion autour de son jeu effectuée durant la seconde moitié de 2016, loin des caméras, durant ses six mois de pause forcée pour soigner sa blessure au genou. Indian Wells a confirmé cette domination retrouvée du Suisse sur la concurrence, sa faculté retrouvée à survoler les débats en gagnant un tel tournoi sans perdre le moindre set.

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Miami, ce fut autre chose : la victoire dans la douleur, en puisant dans les réserves, malgré la fatigue accumulée. Celle de la confiance retrouvée, à la fois dans sa capacité à enchaîner les matchs… et les gagner. "Clairement, j'ai été incroyablement chanceux de m'en sortir, a ainsi jugé le Suisse après son succès sur Tomas Berdych en quarts de finale, après avoir sauvé deux balles de match à 6-4 dans le jeu décisif du dernier set (6/2 3/6 7/6). Ça aurait pu basculer de son côté. Mais c'est comme ça. Je me suis bien battu et j'ai trouvé un moyen de m'en sortir, un équilibre entre le fait de prendre des risques maîtrisés et de jouer les pourcentages. C'est un équilibre précaire." Et dont il est redevenu un expert, en atteste encore son succès sur le fil en demies contre Nick Kyrgios (7/6(9) 6/7(11) 7/6(5).

Après Miami, il donne rendez-vous à Roland-Garros

Avant de conclure sur un troisième succès en autant de titres en 2017 aux dépens de Rafael Nadal, qui est au total son quatrième d’affilée sur sa bête noire (passée ?) – sa meilleure série en 37 affrontements l’un contre l’autre, lui qui est encore mené 23-14 au face-à-face. "La finale était disputée et difficile, il faisait méga-chaud. Il y avait beaucoup de jeux très serrés au début de la partie qui auraient pu revenir à Rafa d’ailleurs", a analysé le Suisse sur le contenu de cette finale indécise pendant une heure. "J'ai eu beaucoup de chance de remporter ce premier set. J'étais mieux dans le deuxième, même si j'ai eu moins de possibilités qu'au premier, mais j'étais là quand ça comptait. Peut-être que j'ai mieux joué dans les moments-clés que Rafa."

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"C'est fou, je ne sais pas comment expliquer le truc. Je n'étais même plus arrivé en finale à Miami depuis onze ans et je gagne le tournoi comme si c'était rien", s’est étonné Federer, avant de reconnaître à nouveau que sa situation comportait toujours ce petit soupçon d’improbable. "Indian Wells, je ne l'avais plus gagné depuis 2012, je le gagne comme si c'était rien. L'Australie, j'essayais de le gagner depuis 2010, je le gagne comme si c'était rien."

Pour en arriver à ce "rien" aux allures de la totale, la préservation de son état physique et de sa fraîcheur mentale reste sa carte maîtresse. Au point d’annoncer sa décision "probable" de ne pas jouer de tournoi de préparation sur terre sur la route de Roland-Garros. "L'idée est de donner du temps à mon corps pour guérir un peu. Je suis vraiment fatigué après ces premiers trois mois. J'ai joué beaucoup plus que je ne le pensais, et je n’ai plus 24 ans. Mon corps a besoin de repos et mon esprit de passer du temps en famille, pour qu'à mon retour j'ai à nouveau envie de tout ça." Et de conclure :"Je peux jouer avec confiance, c'est comme ça que tu veux finir ta carrière, en beauté. Tu veux te faire plaisir, et c'est le cas en ce moment." Finir sa carrière en beauté… mais le plus tard possible, surtout. Rendez-vous à "Roland".

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