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Roger Federer : "C'est un conte de fées"

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Par Alexandre Coiquil   le   lundi 20 mars 2017

Vainqueur de son 25e Masters 1000 en carrière à Indian Wells, quelques semaines après son 18e sacre majeur à l'Open d'Australie, Roger Federer est revenu sur son comeback de rêve... dont lui-même ne revient toujours pas !

"C’est un conte de fées". Roger Federer a probablement su trouver les mots les plus adéquats pour décrire son début de saison 2017 lors de son discours post-victoire à Indian Wells. Vainqueur, dimanche soir, de son 25e Masters 1000 en carrière en Californie, après une finale maîtrisée face à Stan Wawrinka (6/4 7/5), le Suisse a une nouvelle fois prouvé que l’âge et ses blessures récentes n’avaient pas forcément d’effet sur sa façon d’aborder les tournois.

Dix-neuf mois après sa dernière victoire dans la catégorie à Cincinnati 2015, l’Helvète a retrouvé la voie et définitivement écarté toute notion de "parenthèse enchantée" pour désigner sa victoire surprise à l’Open d’Australie. Son retour à la compétition en janvier dernier, après six mois hors du circuit pour soigner et reposer son genou, est réellement de long terme – un comble pour un joueur qui s’apprête à fêter ses 36 ans ! "J'espère que mon corps va me permettre de jouer encore longtemps à ce niveau. Mais je n’avais pas prévu de gagner ici", a reconnu le désormais 6e mondial après la finale.

Federer : "J'aurais pu être 35e mondial (...) me voilà 6e"

Si son sacre en Australie avait un côté tombé de nulle part, après une si longue absence, ce succès à Indian Wells ne laisse plus place au doute : Federer a retrouvé le niveau tennistique et physique nécessaire pour gagner les plus grands tournois. Excellent au service, agressif, doté de très bonnes sensations dans son touché de balle pendant son périple californien, l’homme aux 18 Grands chelems a terminé le premier Masters 1000 de la saison sans perdre un seul set et en ne concédant qu’une seule fois son service de toute la semaine (au début de la seconde manche lors de la finale) ! Des signes d'assurance qui ne trompent pas.

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Pourtant, sacre plein de maîtrise ou non, s’il y a bien un mot pour décrire le début de saison du Bâlois c’est "surprise". Federer emploie le mot à tout va depuis quelques semaines et son périple vers la gloire à Melbourne. "Je ne suis pas aussi surpris que par ma victoire en Australie, mais surpris quand même. J'aurais pu être 35e mondial si les choses s'étaient mal passées en Australie et me voilà 6e. Ca m'enlève beaucoup de pression", a reconnu le Suisse dimanche.

En Australie déjà, Federer avait insisté sur le facteur imprévisibilité pour expliquer son niveau de jeu insensé lors de la cinquième manche de sa finale face à Rafael Nadal. "Les audacieux sont récompensés. Qu'au moins, quitte à perdre, que ce soit en jouant de nouveau un tennis offensif. J'aurais pu me décourager mais j'ai continué à me battre et à y croire. C'est ça qui m'a fait jouer mon meilleur tennis à la fin du match, ce qui m'a un peu surpris", avait-il expliqué.

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"Pas seulement content des victoires, mais aussi de la façon dont j'arrive à battre Stan ou Rafa"

A vrai dire gagner les deux premiers gros tournois de la saison a enlevé à Federer une sacrée épine du pied, celle de retrouver un classement plus adéquat à ses objectifs et retrouver des tableaux moins exigeants qu'à Melbourne et aux Etats-Unis – le "quart de la mort" réunissant Federer, Nadal, Djokovic, mais aussi del Potro, Kyrgios ou encore Zverev à Indian Wells en étant l'illustration aux limites de l'absurde. Mais jouer et battre des Tops 10 lui a permis d'engranger de la confiance au fil des semaines. C'est tout le paradoxe de son début de saison réussi, lui qui affiche un immaculé 6 victoires / 0 défaite face à des Tops 10 en 2017.

Au-delà de cette histoire de classement, Federer a signé des succès probants aux Etats-Unis, principalement face à Rafael Nadal, le nonuple vainqueur de Roland-Garros, qu’il a asphyxié en huitième de finale (6/2 6/3). La manière de procéder reste à ses yeux la plus grande surprise de son début d'année. "Je suis vraiment très content pas seulement des victoires, mais aussi de la façon dont j'arrive à battre Stan, Rafa, et tous ceux que j'ai battu en Australie. C'est formidable, mais la surprise reste très grande."

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"Surprise", encore. En Californie, Federer a signé son premier doublé Open d’Australie - Indian Wells depuis… 11 ans, et la saison 2006. Après quelques jours de repos – élément fondamental dans son approche de sa saison de comeback – il attaquera l’autre Masters 1000 américain, à Miami avec des objectifs restreints comme depuis le début de la saison. "La priorité absolue, c'est le repos. Je sais combien il est dur de gagner ces deux tournois d'affilée. Je n'ai pas l'objectif de tout gagner, même si tout le monde s'attend à ce que je gagne." C’est ça de s’appeler Federer.

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