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Cinq choses à savoir sur le "miracle" Elena Vesnina

Par Myrtille Rambion   le   lundi 20 mars 2017
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 À 30 ans, la Russe Elena Vesnina a battu en finale d’Indian Wells sa compatriote Svetlana Kuznetsova, au terme d’un match à rebondissements (6/7 7/5 6/4). Elle a ainsi remporté le titre le plus important de sa carrière. Découverte.

Un titre conquis de haute lutte

“J’ai gagné le titre et dire cela sonne comme un miracle, pour vous, pour moi et pour toutes les joueuses en lice ici. Je crois que personne n’aurait parié sur moi comme éventuelle championne en début de tournoi. Pas même moi.“ Elena Vesnina, arrivée à Indian Wells en tant que 15e mondiale, était l’une des grosses cotes en début de tournoi. Mais son parcours ne doit rien au hasard puisqu’après avoir sorti d’entrée l’une de ses bêtes noires, l’Américaine Shelby Rogers qui l’avait battue lors de leurs deux précédentes confrontations, puis la récente championne de Budapest Timea Babos, elle a sorti en huitièmes Angelique Kerber, redevenue n°1 mondiale ce lundi, puis en quarts Venus Williams, faut-il le rappeler récente finaliste à Melbourne, et en demies Kristina Mladenovic, l’une des femmes en forme ces dernières semaines, avec un titre à St-Pétersbourg et une finale à Acapulco. Avant donc de sortir gagnante en finale d’un marathon face à sa compatriote Svetlana Kuznetsova (6/7 7/5 6/4 en 3h01).

Une joueuse (re)venue de loin

Encore classée 122e mondiale en février 2016, Elena Vesnina s’était inclinée au premier tour des qualifications d’Indian Wells l’an passé. Comment mieux évaluer sa montée en puissance qu'à travers cet enchaînement premier tour de "qualifs" - titre à Indian Wells entre 2016 et 2017 ? En 12 mois, la Russe est (re)devenue une autre joueuse. Finaliste à Charleston et demi-finaliste à Wimbledon la saison dernière, elle a encore prouvé dans le désert californien son incroyable capacité de résilience, jusqu’en finale. Car ce dimanche, elle y a renversé une situation par deux fois mal embarquée face à sa compatriote Svetlana Kuznetsova, 8e mondiale et tellement plus expérimentée à ce niveau de la compétition, pour remporter le troisième titre de sa carrière et aussi le plus important, elle qui jusque-là n’avait à son palmarès qu’Hobart et Eastbourne. Après un peu plus de 3h de jeu et deux "remontadas" – la première après avoir été menée 4-1 dans le deuxième set, la seconde après avoir été devancée 4-2 dans le troisième - la 15e mondiale s’est écroulée au sol, incrédule. "C’est génial, le tennis !", a-t-elle commenté, hilare.

Lire aussi : Indian Wells 2017 - Il y a(vait) un coup à jouer

Une championne de double émérite

Comme ses camarades de vestiaire le savent, Elena Vesnina est une bonne pâte, du genre joyeux et qui ne se prend pas au sérieux. Elle est ainsi capable de raconter sans mal le prendre cette anecdote : “Même en étant 15e mondiale, en Russie on me présentait encore en disant : c’est une excellente joueuse de double !’ Du coup, j’ai voulu montrer que je pouvais être universelle." Mais c’est vrai : Elena Vesnina est (aussi) une redoutable spécialiste du double. Pour preuve, ses 16 titres dont Roland-Garros en 2013 et l’US Open en 2014 (associée à Ekaterina Makarova), auxquels sont venus s’ajouter l’or olympique à Rio l’an dernier et le Masters en fin de saison dernière (toujours avec Makarova). “Je pense que le double m’a aidé à développer mon jeu en simple, explique-t-elle. Gagner des titres, des matchs, atteindre des finales… vous jouez, vous vous entraînez au bout du compte. Ces deux dernières années, j’ai progressé en tant que joueuse de simple. Je le sens en vieillissant, je me suis calmée et j’ai commencé à réaliser que je pouvais mieux jouer.“ Ses forces en double, Elena Vesnina est effectivement parvenue à en faire également des armes redoutables en simple. En finale face à une Svetlana Kuznetsova revenue au top de son jeu offensif, elle a ainsi réussi 46 coups gagnants et est venue 32 fois au filet.

Un trophée au goût d’orange et de pamplemousse

“30 est le nouveau 20 en tennis !“ Sur le ton de la plaisanterie, Elena Vesnina a souligné combien l’expérience des trentenaires semblait la tendance sur le circuit en cette première moitié de saison. Après Serena et Venus Williams en finale de l’Open d’Australie, le deuxième "gros" tournoi de ce début d’année 2017 a donc lui aussi opposé en finale deux trentenaires : Svetlana Kuznetsova, 31 ans, et Elena Vesnina, 30 ans. Cette dernière est d’ailleurs une habituée du Tennis Garden depuis qu’elle a… 16 ans ! Son premier voyage en Californie, elle ne l’a jamais oublié, puisqu’il était aussi son tout premier aux Etats-Unis. “Je n’étais pas entrée dans le tableau des qualifs, se souvient cette grande fan de Steffi Graf. Mais dès que je suis arrivée ici, j’ai regardé autour de moi et je me suis dit : mon Dieu, je veux vivre ici ! Je logeais dans la maison d’une vieille dame très gentille. Elle avait deux voitures dont une décapotable, un jardin avec des oranges et des pamplemousses. Tout était tellement beau.“

Une Russe (presque) francophone

Outre sa langue maternelle, Elena Vesnina, sur le circuit professionnel depuis 2002, manie évidemment très bien l’anglais. Mais il n’aura pas échappé à ses followers sur les réseaux sociaux, que la championne de Roland-Garros en double en 2013 écrit parfois en français lorsqu’elle se trouve à Paris. Et sans fautes ! “Honnêtement, je connais quelques mots, a-t-elle expliqué un jour. Mais l’un des mes objectifs est d’apprendre vraiment la langue.“ Mais qui l’a donc initiée à la langue de Suzanne Lenglen ? Andreï Chesnokov, le plus Parisien des Moscovites, avec qui elle s’est entraînée et travaille toujours à l’occasion en Russie. “Il parle parfaitement français !“, admire-t-elle.

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