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Garbine Muguruza pour repousser "les vieux démons"

Par Amandine Reymond   le   vendredi 10 mars 2017
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Neuf mois après son sacre à Roland-Garros, Garbiñe Muguruza, 23 ans, court toujours après un nouveau titre. La protégée de Sam Sumyk apprend à relativiser et à gérer les attentes qu’un premier titre en Grand chelem suscite inévitablement.

La finale dames vue de l'intérieur

"Il faut que je reste calme, je sais que j’obtiendrai de bons résultats, j’ai le niveau. Mes vieux démons reviennent de temps en temps mais maintenant j’essaie de lutter jusqu’au bout dans chaque match…" C’était fin février, dans le quotidien national espagnol Marca. Championne en titre de Roland-Garros, Garbiñe Muguruza revenait sur son début de saison et, de manière plus générale, des mois de confirmation délicats. Depuis sa phénoménale victoire à Paris en 2016, l’Espagnole n’a plus disputé la moindre finale sur le circuit, peu aidée il est vrai par des soucis physiques récurrents, à l’image de ses abandons en demi-finale à Brisbane contre Alizé Cornet (cuisse droite) puis au deuxième tour à Dubai contre Kateryna Bondarenko (tendon d’Achille gauche).

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Le mieux est-il l’ennemi du bien ? Garbiñe Muguruza n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour renforcer sa condition physique lors de l’intersaison, allant même jusqu’à modifier drastiquement son régime alimentaire : "Il y a beaucoup de choses que j’ai arrêté de manger. Par exemple je ne mange plus rien avec de la farine, plus de sucreries et je ne bois plus de soda… Avant j’étais une fille normale, si j’avais envie d’une pizza je la mangeais…". Des sacrifices qu’elle espère payants à long terme. "Je n’ai pas perdu de poids mais je suis plus musclée. Je suis plus en forme. A Doha, j’ai joué deux matches le même jour. Cinq sets… Et j’ai fini plutôt en forme et non dans une chaise roulante comme ça aurait été le cas il y a deux ans." Très attentive à la récupération, Muguruza se déplace aussi toujours avec le matériel dont elle a besoin, comme par exemple un appareil d’électro-stimulation. "Certains me demandent pourquoi je voyage avec autant de choses mais je leur réponds que ça me permet d’avoir toujours tout ce dont j’ai besoin sans avoir besoin que les médecins ou physiothérapeutes ne me prêtent quoi que ce soit."

"Je ne veux pas me transformer en robot et dire en permanence que je suis contente"

Depuis son titre à Roland-Garros en juin 2016, les attentes ont changé autour de Garbiñe Muguruza. Propulsée à la seconde place mondiale après sa victoire Porte d’Auteuil, l’Hispano-vénézuélienne pense avoir plutôt bien géré le surplus d’attention lié à son nouveau statut… même si elle a appris à se protéger en cessant de lire les articles de presse à son sujet et en ayant un usage essentiellement professionnel des réseaux sociaux. "J’ai l’impression d’être très critiquée en Espagne. Un jour on me déteste et le lendemain on m’adore. Il n’y a pas de juste milieu. Ça a fini par me fatiguer alors j’ai laissé tomber. Je ne lis rien, je reste naturelle. Parfois je ne me fais pas bien comprendre mais je l’accepte, ça n’est pas grave. Je ne veux pas me transformer en robot et dire en permanence que je suis contente. L’autre jour, j’en parlais avec des gens et ils me disaient que j’avais raison. Quand je perds, les titres sont catastrophiques et dès que je regagne on peut lire : 'Incroyable Garbiñe !'"

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Désormais 7e mondiale, la tenante du titre de Roland-Garros aura beaucoup de points à défendre à Paris mais elle préfère ne pas trop y penser. "Si je joue bien et que j’ai la bonne attitude, je sais que j’aurai de bons résultats. C’est pour ça que je ne veux pas trop penser à Roland-Garros. Si je ne gagne pas Roland-Garros cette année, j’aurai toute la seconde partie de la saison pour gagner des points parce que l’année dernière je n’ai pas fait de grands résultats." Si son corps la laisse tranquille, elle sait n’avoir rien à envier aux toutes meilleures. L’apanage des championnes.

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