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Indian Wells : comme on se retrouve

Par Guillaume Willecoq   le   mardi 07 mars 2017
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Il est excitant, ce début de saison. Excitant, parce qu’indécis. L’enchaînement Indian Wells - Miami s’avance et, au bout de deux mois plein de compétition, il est toujours difficile de savoir où 2017 nous emmène. Une sensation pas si fréquente ces dernières années et qui ne manque pas de piquant. Alors qu'Indian Wells, premier Masters 1000 de l'année, réunit tout le monde sur une même ligne de départ depuis l'Open d'Australie en janvier, état des lieux des forces en présence.

Les habitués

Ils cumulent 71 des 81 Masters 1000 mis en jeu depuis 2008, soit 88% des titres attribués dans cette catégorie de tournois : voir Andy Murray, Novak Djokovic, Rafael Nadal ou Roger Federer triompher à Indian Wells relèverait d’une certaine routine… mais avec des nuances selon chaque cas :

Murray ? Une logique, voire une continuité, pour l’homme fort des 8 derniers mois, victorieux de 9 de ses 13 derniers tournois disputés (parmi lesquels le Masters, les JO et Wimbledon).

Lire aussi : Pas de doute, le n°1 c'est Murray

Djokovic ? Une bouffée d’air frais, un motif à se rassurer, pour l’ex-homme fort du circuit qui n’a gagné "que" deux tournois (Masters 1000 du Canada à l’été, Doha en janvier) depuis l’aboutissement représenté par Roland-Garros 2016.

Nadal ? Une confirmation, une montée en puissance, pour le fringant finaliste de l’Open d’Australie… qui court cependant toujours après le succès sur dur depuis trois ans (Doha 2014). Mettre fin à la disette dans le cadre d’un Masters 1000, et si près du coup d’envoi de la saison de terre, serait un signal fort envoyé à la concurrence.

Federer ? Une confirmation puissance 10 pour l’inattendu vainqueur de l’Open d’Australie. Pourquoi puissance 10 ? Parce que s'approprier les deux premiers grands tournois de l'année, ceux qui réunissent tous les meilleurs, renverrait le Suisse, dans sa 36e année, au zénith de sa domination sur le circuit... il y a 10 ans !

Lire aussi : Roger Federer : "Seul Roland-Garros 2009 est comparable à cela"

Les récurrents

Ce n’est pas leur lot quotidien, mais soulever des titres d’envergure, ils savent faire… sous réserve d’être en forme. A commencer par le contradicteur favori du "Big four" : Stan Wawrinka. Le Suisse aux trois titres en Grand chelem n’aime traditionnellement guère cette tournée américaine de mars, mais avec lui une seule tentative - comprendre une seule présence dans les derniers tours - suffit bien souvent à taper dans le mille.

En forme, Jo-Wilfried Tsonga l’est assurément : avec d’ores et déjà deux titres au compteur en 2017 (Marseille, Rotterdam), le Français pointe en quatrième position à la Race depuis janvier. Personne n’aime jouer "Jo" lorsqu’il est affûté, et ses victimes sur la route de ces deux victoires précédentes en Masters 1000 (Djokovic, Roddick, Blake et Nalbandian à Paris en 2008, Djokovic, Murray, Dimitrov et Federer au Canada en 2014) sont là pour en attester. Un troisième Masters 1000 serait-il vraiment une surprise ?

Peu en vue depuis le coup de massue reçu des mains de Juan Martin del Potro en finale de coupe Davis, Marin Cilic reste lui aussi capable de sortir de sa boîte à tout moment… même si la dynamique n’est clairement pas de son côté, pas plus qu'elle ne l'est pour un Tomas Berdych. Reste enfin l’inconnue Juan Martin del Potro, justement, à la remise en route incertaine à Delray Beach puis Acapulco (trois matchs gagnés, deux perdus). Le diesel argentin a souvent besoin de temps à se chauffer, mais quand il tourne convenablement il peut vite devenir inarrêtable.

Lire aussi : Et revoilà del Potro

Un nouveau ?

En l’absence de Milos Raonic, blessé, le postulant n°1 à un premier titre dans la catégorie faisant office d'antichambre aux Grands chelems se nomme - comme souvent - Kei Nishikori, habitué des finales d’envergure (US Open 2014, Madrid 2014, Miami 2016, Toronto 2016)… et déjà double collectionneur de plateaux de finaliste en 2017 (Brisbane, Buenos Aires). Peut-il franchir le cap...

... ou peut-il se faire doubler de l’arrière par un plus jeune que lui ? On songe évidemment à Grigor Dimitrov, si impressionnant en demi-finales de l’Open d’Australie face à Nadal, et déjà deux fois titré cette année (Brisbane, Sofia), ou à Dominic Thiem, tellement constant aux échelons ATP 500 (deux titres) et 250 (six titres) mais encore vierge de toute finale à l’échelon supérieur. Pour Nick Kyrgios, au niveau absolu effarant mais par trop erratique, ou Alexander Zverev à la veille de fêter ses 20 ans, il est sans doute encore un peu trop tôt en revanche.

Lire aussi : Sa finale à l'Open d'Australie bombarde t-elle Rafael Nadal favori de Roland-Garros 2017 ?

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