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Open d'Australie 2017 - Serena Williams, toujours plus haut

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Par Guillaume Willecoq   le   samedi 28 janvier 2017

La plus grande de l'ère Open... et très bientôt la plus grande de tous les temps ? En remportant son 23e titre du Grand chelem à l'Open d'Australie aux dépens de sa soeur Venus (6/4 6/4), Serena Williams a laissé derrière elle Steffi Graf et ses 22 titres majeurs. Il ne reste plus devant elle que Margaret Court... qu'elle tentera d'égaler dès le prochain rendez-vous du Grand chelem, Roland-Garros !

"Je ne voulais plus qu'on me parle de chiffres, juste qu'on me laisse faire ce que je sais faire. Mais maintenant ok, on peut en parler : 23, 24, 25... Ce n'est jamais assez. Je crois vraiment que je vais encore augmenter le compteur cette année." Il est donc possible de remporter un titre du Grand chelem sans même perdre un set à 35 ans révolus. Il est donc possible de banaliser à ce point l'exploit que les chiffres en deviennent irréels.

Lire aussi : Notre dossier long format consacré à Serena Williams, championne, femme, icône

Nous sommes en 2017, et Serena Williams a gagné plus du tiers des tournois du Grand chelem mis en jeu au XXIe siècle (22 sur 61, soit 36%)... sans oublier d'ajouter qu'elle triomphait déjà au XXe siècle, à l'US Open en 1999 ! Soit un total de 23 titres du Grand chelem, la victoire de Serena sur sa soeur Venus en finale de l'Open d'Australie (6/4 6/4) lui valant de dépasser le record de l'ère Open (22, Steffi Graf)... et de viser très concrètement - et très rapidement ! - le record absolu de 24 titres majeurs de l'Australienne Margaret Court.

Lire aussi : Venus, Serena : Sister act, acte... 9 !

Peu importe l'âge : quand on voit Serena toujours aussi dominante du haut d'un service et d'une puissance de frappe sans équivalents dans l'histoire du jeu, Court peut se faire du souci. Pour conquérir son 23e Grand chelem, la reine Serena - elle retrouvera son trône de n°1 mondiale ce lundi - n'a perdu perdu son service qu'à 9 reprises en 7 matchs, dont 4 face à la seule Barbora Strycova en huitièmes, dans un match justement qualifié par elle de "jour sans" au service.

Le record de victoires en Grand chelem en jeu dès Roland-Garros

Comme souvent dans le parcours de Serena, c'est sa propre soeur, Venus, qui se dressait face à elle le dernier jour. Et comme souvent, même le surplus émotionnel induit par cette affiche familiale n'a freiné l'Américaine dans sa course à la victoire, inexorable. Impitoyable, même. Comme elle l'était déjà il y a 15 ans, prenant le "leadership" familial - et mondial ! - à la faveur de quatre victoires consécutives sur son aînée en finales de Grand chelem, de Roland-Garros 2002 à l'Open d'Australie 2003. L'instinct de la "gagne", par-dessus tout. Le tout sous le regard plein de tendresse de cette Venus qui avait très tôt clamé, dès son apparition sur le devant de la scène en 1997, que sa cadette était "encore plus forte que moi."

Lire aussi : Serena Williams, la mentale

"Venus a été un moteur. C'est grâce à elle si j'ai toujours voulu donner le meilleur de ce que je pouvais," n'en a pas moins martelé la désormais recordwoman de victoires en Grand chelem dans l'ère Open. Encore finaliste en Grand chelem à 36 ans et malgré de nombreux soucis de santé qui l'avaient éloigné des finales majeures depuis 2009 (Wimbledon contre... Serena, bien sûr), Venus lui montre une fois de plus la voie à suivre. Le record de Margaret Court ne tient plus qu'à un fil.

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