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Open d’Australie 2017 - Federer - Nadal, retour vers le futur !

Par Myrtille Rambion   le   vendredi 27 janvier 2017
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Il y aura donc bien une finale Federer - Nadal à Melbourne, la 9e au total entre ces deux géants en Grand chelem... mais la première depuis six ans (Roland-Garros 2011). Un bail qui explique l'émoi de toute la planète tennis devant ce revival d'un des plus grands classiques de l'histoire du sport, entre un champion, le Suisse, dans sa 36e année, et un autre, l'Espagnol, dans sa 31e. Mais qu'importe l'âge : ce vendredi, "Rafa" avait retrouvé ses jambes de 20 ans pour écarter au terme d’un somptueux combat Grigor Dimitrov (6/3 5/7 7/6 6/7 6/4) et ainsi sceller des retrouvailles au sommet avec son rival préféré. Au moment où on s'y attendait le moins (ne s'y attendait plus ?), la course au record de titres en Grand chelem est relancée...

Finale de rêve ? Oui, et pas qu’un peu ! Tout à la déception d’être passé tout près de l’exploit, Grigor Dimitrov n’en prendra en revanche sûrement pas ombrage, lui qui avait bien conscience avant même le début de sa demi-finale face à Rafael Nadal, que ce vendredi en night session sur la Rod Laver Arena les spectateurs n’espéraient qu’une chose : voir du beau spectacle, certes, mais qu’au bout du bout ce soit l’Espagnol qui s’impose et se qualifie ainsi pour la finale. Car tout le monde avait déjà les yeux tournés vers le match d’après ; le rendez-vous idéal en finale, celui que pas grand monde n’aurait pu prédire à la veille du premier Grand chelem de la saison : un "Rodge"-"Rafa", comme au bon vieux temps. Le 35e du nom, le 9e en finale de Grand chelem... mais le premier dans une finale majeure depuis Roland-Garros 2011.

À poser la question çà et là dans les travées de Melbourne Park, il semblerait que les joueurs aient en fin de compte eux aussi trouvé le temps long depuis que l’on n’avait plus revu ces deux meilleurs ennemis, rivaux géniaux, au sommet de leur art au dernier jour d’un tournoi. Tout le monde sauf peut-être Novak Djokovic et Andy Murray… Stan Wawrinka avait ainsi lâché, dans la foulée de sa défaite en demie face à Roger Federer, un aveu qui résumait finalement assez bien l’avis du vestiaire : "Ce serait un match incroyable à regarder, avait dit le champion de Roland-Garros 2015. Revoir dans la première finale de Grand chelem de l’année Roger contre Rafa, ce serait juste beau en tant que fan de tennis. C’est clair que ce serait une énorme finale." Depuis ce vendredi soir à Melbourne, on peut donc arrêter d’employer le conditionnel.

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En remportant, au terme d’un cinq sets plus éprouvant encore que celui de "Rodge", physiquement et mentalement, son match face à Grigor Dimitrov (6/3 5/7 7/6 6/7 6/4 en… 4h58 !), "Rafa" s’est donc offert le droit de défier dimanche l’homme qu’il admire et respecte le plus sur le circuit, un garçon avec lequel il a plus de points communs que leurs jeux respectifs ne pourraient le laisser penser. Roger Federer. L’homme aux 17 titres du Grand chelem, toujours en course donc pour asseoir un peu plus encore son record. Un revenant magnifique, comme lui. Et de plus de trente ans, comme lui.

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"Avant toute chose, j’espère que j’arriverai à bien récupérer, a commenté dans un éclat de rire Rafael Nadal après ses 5 heures de combat, ce vendredi sur les coups de 1h du matin, heure de Melbourne. Jouer contre Roger en finale ici, pour moi c’est un privilège. Ce sera un moment spécial pour moi et je sais que cela le sera pour lui aussi. Que l’on soit tous les deux capables de se retrouver à ce niveau après tous les soucis que nous avons eus, c’est extraordinaire." Avant de lancer au public debout dans la Rod Laver Arena : "Je me sens très heureux et j’espère que vous êtes vous aussi très heureux."

Roger Federer : "Au tournoi de Madrid l’an passé, on avait échangé ensemble, de manière très ouverte, lui de son poignet, moi de mon genou"

"Je suis très content du comeback de "Rafa", a de son côté indiqué Roger Federer. Au tournoi de Madrid l’an passé, on avait échangé ensemble, de manière très ouverte, lui de son poignet, moi de mon genou. Derrière, on connaît l’histoire : lui a dû déclarer forfait à "Roland" et moi je ne l’ai même pas joué. Plus tard dans l’année, quand je suis allé le voir chez lui à Majorque (pour l’ouverture de son académie en octobre, ndlr), je lui ai demandé : "Alors, comment ça se passe ?" Il m’a dit : "Je vais me retirer de Bâle et je pense que je vais arrêter la saison." Il a fait ce qu’il m’a dit le lendemain et moi je lui ai dit : "Cela va mieux mais je suis encore très, très loin aussi ; j’ai encore trois mois devant moi, alors on verra la suite". Et voilà, on se retrouve en finale ici ! C’est quand même assez incroyable."

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Cette finale aux allures vintage sera seulement la cinquième de toute l’ère Open en Grand chelem à mettre aux prises deux adversaires de plus de 30 ans. Dans leur face-à-face, Rafael Nadal mène jusqu’ici 23-11. Et avec l’ascendant psychologique que l’on sait sur le Suisse. Mais ce dimanche, tous les compteurs seront mis à zéro car cette fois, plus que jamais l’histoire est différente.

18-14 ou 17-15 ? Et, oui la course au record de victoires en Grand chelem a repris !

"Ce tournoi est déjà un succès pour nous deux, a prévenu Roger Federer, mais je sais que ce titre, on le veut vraiment. Un match contre "Rafa", ce n’est jamais facile. Il joue tellement différemment de tous les autres joueurs sur le circuit. C’est le test ultime pour moi." L’inverse étant tout autant vrai, c’est à un combat des chefs auquel s’attend Melbourne Park. L'enjeu est à la mesure de leurs carrières respectives : car de 18 Grands chelems à 14, ou de 17 à 15, l'histoire - la grande Histoire du tennis - sera bien différente... Popcorn et barbecue australien sont déjà annoncés aux abords de la Rod Laver Arena.

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