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Open d’Australie 2017 - Nadal, le passé est toujours bien présent

Par Myrtille Rambion   le   samedi 21 janvier 2017
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Poussé dans ses retranchements par Alexander Zverev au troisième tour ce samedi, Rafael Nadal s’est imposé en cinq sets face au prometteur Allemand (4/6 6/3 6/7 6/3 6/2 en quatre heures). "Rafa" a remporté le bras de fer et prouvé que le temps de la relève n’était pas encore venu.

Passation de pouvoir ? Quelle passation de pouvoir ? Oui, Alexander "Sasha" Zverev est promis à un très bel avenir. Rafael Nadal est le premier à le prédire : de tous les membres de cette nouvelle génération qui entend bien mettre en place une révolution sur le circuit ATP toujours sous la coupe du Big Four, l’Allemand de 19 ans, actuel 24e mondial, est celui dont le nonuple champion de Roland-Garros fait son favori pour le sommet de la hiérarchie mondiale dans un futur proche. Tout est là : “proche“ mais pas immédiat. Ce samedi en début de soirée sur la Rod Laver Arena, Rafael Nadal a bel et bien été mis au défi mais il n’a pas chuté.

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Au troisième tour de l’Open d’Australie, l’ancien n°1 mondial de 30 ans a couru, encaissé les coups, plié parfois, mais il s’est relevé et a gagné (4/6 6/3 6/7 6/3 6/2 en 4h06), prouvant que le temps de la passation de pouvoir n’était pas encore venu. Signe qui ne trompe pas, à Melbourne "Rafa" est enfin ressorti vainqueur d’un match en cinq sets après trois échecs consécutifs, contre Fabio Fognini au troisième tour à Flushing Meadows en 2015, Fernando Verdasco ici même l’an passé au premier tour et Lucas Pouille en huitièmes de finale du dernier US Open - matchs en cinq sets qui sont d'ailleurs ses trois dernières défaites en Grand chelem.

Face à un adversaire tel qu’Alexander Zverev, qui avait eu balle de match contre lui il y a un an à Indian Wells, tous les observateurs s’attendaient à ce que le Manacori, de retour à la compétition en ce début de saison après trois mois de convalescence en raison de sa blessure au poignet, connaisse son premier vrai test. Tel a bien été le cas. Et ce test, programmé depuis le tirage au sort du tableau principal, il l’a passé avec succès au terme d’un mano a mano digne des attentes placées dans ce duel des générations. Si Sasha Zverev est entré tambour battant dans le match, assommant l’Espagnol de grandes claques de coup droit, s’il a tenu le choc et réussi des points laissant présager d’un cador du jeu en construction, s’il a montré une certaine maturité dans sa manière d’aborder l’événement, sa jeunesse et sa relative inexpérience se sont en revanche fait ressentir quand, en fin de match, il a craqué sous la pression imposée à chaque instant par le Majorquin et sous les crampes.

"Un résultant important pour moi"

"Je suis déçu mais je sais que c’était un énorme match, a analysé après la rencontre Alexander Zverev. Ç’a été un super combat. Je sais qu’il y a plein de choses positives à tirer de ce match : c’est l’un des joueurs avec le meilleur physique de l’histoire, donc…" De son côté Rafael Nadal n’a pas caché sa joie. "C’est un résultat très important pour moi, a-t-il dit dans un large sourire, car j’avais perdu mes derniers matchs en cinq sets et là, gagner en ayant été mené deux sets à un me rend très heureux." Et d’ajouter : "Peu importe la manière dont on arrive en deuxième semaine. Si l’on est pas blessé, l’essentiel est d’être là. C’est ce que j’ai fait, en plus en réussissant trois grands matchs. J’espère être prêt, mon corps s’est bien comporté tout le match. On verra comment je me réveille demain (dimanche) mais je pense vraiment que tout ira bien."

Que les jeunes pousses du jeu se le disent : les "vieux" ne sont pas finis. Seize "plus de 30 ans" étaient encore en course au stade du troisième tour de l’Open d’Australie. Rafael Nadal, lui, a déjà franchi une étape de plus. Et une petite voix au fond de lui souffle que ce n’est pas fini. Et qu’un deuxième titre à Melbourne huit ans après, forcément synonyme d’exploit – aucun joueur de l’ère Open n’est parvenu à gagner deux fois chacun des quatre tournoi du Grand chelem - est à portée de main.

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