En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et/ou réaliser des statistiques de visites.

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.

Open d'Australie 2017 - un Federer de gala passe haut la main le test Berdych

Par Guillaume Willecoq   le   vendredi 20 janvier 2017
A | A | A

Roger Federer n'a pas été souvent blessé dans sa carrière. Et les rares fois où cela s'est produit, il n'a jamais eu besoin de très longtemps pour retrouver son meilleur niveau derrière. Même dans sa 36e année et même après la plus longue coupure de sa carrière (six mois), le Suisse a confirmé cette épatante tendance : après deux premiers tours imparfaits, il a surclassé Tomas Berdych, 10e mondial, au troisième tour de l'Open d'Australie (6/2 6/4 6/4 en 1h30), dans ce qui apparaissait comme un véritable test. Validé haut la main.

Cette fois, il allait savoir. Sans manquer de respect à Jürgen Melzer, valeureux ex-Top 10, ou Noah Rubin, prometteur vainqueur de Grand chelem en juniors il y a deux ans, leur statut actuel de joueurs classés respectivement 300e et 200e à l'ATP ne suffisait pas à Roger Federer pour se jauger clairement à l'aune des ambitions de la dernière ligne droite de sa carrière : "Je n'ai pas fait tout ça pour revenir juste le temps d'un dernier tour de piste, déclarait-il à la Tribune de Genève juste avant sa reprise. Je rêve de gagner encore un Grand chelem et de revenir en haut du classement."

Lire aussi : Rentrée réussie pour Roger Federer à l'Open d'Australie

Face à Tomas Berdych, 10e mondial, Roger Federer passait un tout autre test. Et ce qu'il a vu a dû indéniablement le rassurer (et ses fans avec lui) quant au niveau auquel il est encore capable d'évoluer, après une demi-année sans compétition officielle et à bientôt 36 ans : 6/2 6/4 6/4, le score dit tout de la compétitivité - vite - retrouvée par l'homme aux 17 titres du Grand chelem.

Deux points seulement perdus derrière sa première balle !

Il y a le score donc. Et il y a la manière, l'impression dégagée. Ils sont loin déjà les tâtonnements du match de reprise contre Melzer, le petit jeu de jambes imprécis et le bras plus noué qu'à l'habitude. Contre Berdych, les jambes tricotaient et le bras fusait, lui permettant de prendre la balle tôt... et donc son adversaire de vitesse. Face à un joueur dont la puissance de frappe l'a parfois gêné (Berdych l'a tout de même battu à Wimbledon, à l'US Open et aux JO parmi ses 6 succès face au Suisse), Federer a pris tout de suite l'initiative et ne l'a jamais lâchée, d'un break rapide à 2-2 premier set à un avantage de deux manches à rien en une heure tout rond... A ce stade de la rencontre, il n'avait toujours pas perdu un point derrière sa première balle (il n'en perdra au final que 2 sur 36) !

Solide au service, agressif au retour (16 points gagnés sur 26 joués sur la seconde de Berdych, soit 62% de réussite !) et insolent de facilité sur balle de break (4 converties sur 5 obtenues), il ne restait plus grand-chose au Tchèque à opposer à ce Federer-là. L'examen est validé, et avec mention, encore. "Tomas a moins bien joué que ce dont il est capable, moi mieux que ce que j'attendais, donc..." a ensuite lâché le Suisse, modeste mais un énorme sourire aux lèvres. "Je n'osais pas en espérer autant en arrivant ici." Le voilà en deuxième semaine de son Grand chelem de reprise, où il affrontera un autre Top 10, Kei Nishikori. On dit que l'appétit vient en mangeant. Et Federer est gourmand. Alors...

Lire aussi : Roger Federer - Roland-Garros 2009, la plus belle pierre

Federer - del Potro, demi-finales de Roland-Garros 2009

Federer - del Potro, demi-finales de Roland-Garros 2009 : les temps forts

Comments
Article suivant: Open d’Australie 2017 - Murray assure (un peu plus encore) sa couronne
Articles Similaires