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Open d’Australie 2017 - Kerber, à statut nouveau, pression nouvelle

Par Myrtille Rambion   le   mercredi 18 janvier 2017
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La n°1 mondiale Angelique Kerber s'est, pour la deuxième fois en deux tours dans cet Open d'Australie, compliqué la tâche en se retrouvant embarquée dans un troisième set après avoir échoué à convertir une balle de match au second. La pression liée à la défense de son titre (et de son dossard #1) se fait sentir.

Les plus grandes championnes le savent : revenir, un an après, sur les lieux qui ont à jamais changé votre vie n’est pas chose aisée. Angelique Kerber est en train de l’expérimenter à Melbourne. La n°1 mondiale se trouve en effet pour la première fois de sa carrière en position de défendre un titre du Grand chelem, qui plus est revêtue du dossard de tête de série n°1. Et cela se sent. "C’est forcément un peu différent de l’année dernière, avait-t-elle d’ailleurs imaginé avant le début du tournoi. Il est certain qu’il s’agit d’un nouveau défi pour moi. Mais on remet les compteurs à zéro et je vais essayer de ne pas avoir de trop grandes attentes ou de me mettre trop de pression."

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Car s’il s’agit bien évidemment d’un statut hautement enviable et excitant, il s’accompagne immanquablement d’une nervosité aussi palpable que nouvelle. Les deux premiers matchs de l’Allemande dans cet Open d’Australie l’ont bien mis en lumière. Lundi, son entrée en matière n’a pas été limpide : contre Lesia Tsurenko, elle a raté une balle de match dans le deuxième set qu’elle a dans la foulée concédé, avant que son adversaire ne se procure la première balle de break de l’ultime manche. Sans plus de conséquence finalement qu’une belle frayeur pour "Angie", qui a alors repensé à la balle de match qu’elle avait dû sauver l’an dernier, précisément au premier tour, contre la Japonaise Misaki  Doi…

"Quand le reste de mon jeu ne marche pas, il me reste les jambes"

Même scénario ce mercredi au deuxième tour, où le chemin n’a guère été plus tranquille. Et pas seulement en raison du vent qui faisait voler les balles plus que de raison sur la Rod Laver Arena ou de la perspective de fêter en ce 18 janvier ses 29 ans sur le court. Opposée à sa compatriote Carina Witthoeft, 89e mondiale, Angelique Kerber a perdu pied après avoir mené un set et un break. Elle a, cette fois encore, perdu le deuxième set, dû remonter un break de retard dans le troisième, avant de sceller la victoire (6/2, 6/7, 6/2 en 2h08). "J’ai commis beaucoup de fautes dans les moments importants, a-t-elle regretté. Mais au final, je suis heureuse d’avoir gagné. C’est tout ce qui compte."

Dans un premier temps, oui. Mais Angelique Kerber est une jeune femme bien trop intelligente et ambitieuse pour ne pas savoir que pour croire en ses chances jusqu’au bout, il lui faudra trouver le moyen d’effacer cette nervosité qui, pour reprendre ses propres mots, l’a empêché, ce mercredi encore, "de jouer de manière plus offensive" ou de "trouver (s)on rythme en première balle." Sa solution pour se libérer l’esprit ? Le travail, encore et encore. Et ne surtout pas changer sa routine en tournoi, celle qui lui avait si bien réussi la saison dernière. Ainsi, à la veille d’affronter au troisième tour Kristyna Pliskova - la sœur jumelle de Karolina -, "Angie" privilégiera "un entraînement léger, de 45 à 60 minutes, histoire de retrouver (s)on timing". Pour le reste, elle veut faire confiance à son arme principale : ses jambes. "Je sais que je peux leur faire confiance, prévient la tenante du titre. Je peux courir des heures. Alors, quand le reste ne marche pas, je sais que je dois courir sur chaque balle." Histoire, peut-être aussi, de s’empêcher de trop penser.

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