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Deux "ballos" français à l'Open d'Australie 2017

Par Amandine Reymond, avec Myrtille Rambion   le   mardi 17 janvier 2017
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Ramasseurs les mieux notés de Roland-Garros 2016, Anne-Raphaëlle et Guilhem ont gagné le droit d'aller officier à l'Open d'Australie 2017. Carnet de voyage de deux "ballos" français au pays des kangourous.

Entre dépaysement, jetlag et excitation, ils ont fait leurs premiers pas ce week-end sur les courts de Melbourne Park. On ne vous parle pas des joueurs engagés dans les différents tableaux de l’Open d’Australie... Non, "ils", ce sont Anne-Raphaëlle et Guilhem, les deux meilleurs ramasseurs de l’édition 2016 de Roland-Garros.

Grâce à leur très bonne prestation sur la terre battue de la Porte d’Auteuil, ces deux ramasseurs expérimentés (3 Roland-Garros pour Guilhem, 4 pour Anne-Raphaëlle), ont été sélectionnés, dans le cadre d’un partenariat avec l’Open d’Australie, pour intégrer l’équipe des "ballkids" du premier Grand chelem de l’année. "C’est un échange qu’on a mis en place depuis l’année dernière, c’est vraiment formateur et enrichissant d’échanger avec un autre tournoi du Grand chelem", explique Arthur Bongrand, responsable des ramasseurs à Roland-Garros et "chaperon" des deux adolescents à Melbourne. L’an dernier, deux Australiens avaient ainsi intégré l’équipe des ramasseurs de Roland-Garros, quelques mois après que deux autres jeunes Français aient découvert pour la première fois l’Open d’Australie.

Lire aussi : Ils sont ballos aussies, ou quand de jeunes Australiens viennent ramasser à Roland-Garros

Cette année c’est donc Anne-Raphaëlle Entraygues (de Metz) et Guilhem Montazeaud (de Montpellier) qui ont été désignés pour cette aventure au bout du monde. "Nous étions très émus quand on nous a annoncé cette nouvelle, se souvient Anne-Raphaëlle. C’était lors de la soirée des ramasseurs à la fin de Roland-Garros, il était tard, on était fatigués. On était devant tous les autres ramasseurs et on en a pleuré de joie." "C’était assez inattendu, on n’a pas trop réalisé", explique Guilhem. "D’ailleurs je crois qu’on ne réalise pas encore complètement, ajoute Anne-Raphaëlle. Participer à un autre Grand chelem, si loin de la France, c’est assez incroyable !"

A la découverte d'une autre culture

Arrivés vendredi en Australie, Anne-Raphaëlle et Guilhem n’ont eu que quelques heures pour s’habituer à leur nouvel environnement avant d’intégrer le groupe des ramasseurs australiens. "C’est super dépaysant ! On quitte la France où il fait 2-3 degrés et on arrive ici, il fait déjà plus de 25 degrés. Et l’une des premières choses qu’on a vu en sortant de l’aéroport ce sont des kangourous ! C’est dingue mais c’est vrai !", s’exclame Anne-Raphaëlle. "Au début c’était un peu difficile de ne parler qu’anglais, surtout qu’ici ils ont un accent vraiment particulier, avoue Guilhem. Mais on peut communiquer par signes, on arrive toujours à se comprendre et puis on va vite s’habituer à force d’être en immersion totale. Je commence déjà à m’y faire !"

Logés dans une auberge de jeunesse à vingt minutes à pied du stade, les deux Français partagent leur chambre avec d’autres ramasseurs non originaires de Melbourne. "Ça aide pour progresser en anglais et puis c’est super enrichissant. Dans ma chambre, il y a quatre Australiennes qui viennent de quatre régions différentes, raconte Anne-Raphaëlle. Elles m’ont montré des photos de chez elles et les paysages sont vraiment variés d’une région à l’autre, c’est sympa de découvrir ça."

Outre les différences culturelles, les deux adolescents de 16 ans doivent aussi s’adapter aux différences de fonctionnement sur le court, avec un système de ramassage parfois un peu déboussolant pour eux : "Il y a quelques différences avec ce qu’on a l’habitude de faire, a déjà noté Anne-Raphaëlle. Par exemple, ils ne font pas le 'rééquilibrage' (technique qui consiste à faire rouler la balle en fond de court pour avoir le même nombre de balles des deux côtés), c’est un peu déstabilisant mais je pense qu’après une ou deux rotations on va s’y faire et puis on est ici pour apprendre."

Une expérience inoubliable, sur le court et en dehors

Apprendre et profiter, c’est leur leitmotiv ! "C’est assez fou d’être ici, se réjouit Anne-Raphaëlle. On est loin de nos proches pendant deux-trois semaines mais c’est une expérience incroyable et on la partage avec eux en leur envoyant des photos." Un état d’esprit partagé par Guilhem : "Là je suis sur un petit nuage, il y aura sûrement un petit coup de blues à notre retour mais on n’y pense pas pour le moment, on profite à fond.". Et pour que l’expérience des Français soit la plus mémorable possible, les organisateurs de l’Open d’Australie sont aux petits soins. "Ils sont traités comme les autres ramasseurs pour la plupart des choses mais les organisateurs veulent qu’ils puissent aussi voir autre chose. Ils leur ont par exemple organisé une visite du zoo de Melbourne dimanche", raconte Arthur Bongrand.

Sur le court aussi, l’expérience des Français promet d’être inoubliable : après avoir débuté lundi en ramassant lors des matches de Pierre-Hugues Herbert (contre Jack Sock) et Quentin Halys (contre Sam Querrey) pour Guilhem et lors du match de Pauline Parmentier (contre Misaki Doi) pour Anne-Raphaëlle, les deux ramasseurs devraient faire leurs débuts sur le court de la Margaret Court Arena dès mardi soir.

Lire aussi : Les ramasseurs de balles de Roland-Garros s'exportent en Chine

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