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Le Masters sur terre battue ? Cela s'est déjà vu...

Par Guillaume Willecoq   le   lundi 14 novembre 2016
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Cela commence à dater, mais le Masters sur terre battue n’est pas seulement un cheval de bataille de Rafael Nadal, lequel milite depuis longtemps pour que le rendez-vous des huit meilleurs de l'année soit organisé alternativement sur dur, terre et gazon. A une époque, ce fut une réalité : les deux premières éditions du Masters féminin ont été organisées sur terre. Et ont – logiquement - consacré la meilleure terrienne de son temps... et de tous les temps : Chris Evert.

Le saviez-vous ? Le Masters de fin d'année s’est déjà joué sur terre battue. A deux reprises exactement, en 1972 et 1973, du côté de ces dames. Ce sont alors les premiers Masters féminins, peu de temps après la création de celui des garçons, en 1970. Tenu à Boca Raton, en Floride, du 7 au 15 octobre 1972, le premier Masters de ce qui va devenir la WTA se déroule sur terre battue américaine, le "har-tru". Il réunit les 16 meilleures joueuses d’une hiérarchie dominée par Billie Jean King, créditée d’un Petit Chelem cette année-là (Roland-Garros, Wimbledon, US Open).

"Je ne veux pas devenir professionnelle juste pour devenir professionnelle, mais aussi pour quitter l'école"

Mais sur ce tournoi de fin d’année, l’Américaine va s’incliner, comme tout le monde, devant l’avenir du tennis mondial. Un avenir qui, faute d’avoir atteint l’âge de la majorité – elle fêtera ses 18 ans le 21 décembre suivant –, affiche toujours un statut amateur démenti par la maturité de son tennis, d'une précision chirurgicale et d'une efficacité maximale sur terre battue : au Masters, Chris Evert entre dans la cour des grandes de manière fracassante, décrochant son premier grand titre sans même perdre un set, après des victoires notamment sur Billie Jean King en demies (6/4 6/2) et Kerry Melville en finale (7/5 6/4). "Je ne veux pas devenir professionnelle juste pour devenir professionnelle, mais aussi pour quitter l'école !" , s'exclame-t-elle alors.

125 victoires consécutives sur terre battue !

Un an plus tard, quand Evert récidive et conserve son titre du Masters, c'est chose faite : elle est pleinement devenue joueuse "pro" et on ne peut plus parler de surprise en la voyant triompher à nouveau sur la terre battue de Boca Raton. A Roland-Garros au printemps, elle a disputé sa première finale en Grand chelem, et il s’en est fallu de rien – deux points très précisément – qu’elle ne détrône la grande Margaret Court dès sa première tentative. Sa victoire sur Nancy Richey en finale du Masters (6/3 6/3) marque déjà, à 19 ans, son 19e titre… le 13e sur terre. Si personne ne peut décemment imaginer qu'elle vient de débuter une ahurissante série de 125 victoires consécutives sur terre battue, tout le monde en revanche a compris : cette "Chrissie"-là va faire un malheur à Paris…

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