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Angie, Garbine, Serena et les autres : bilan de la saison féminine 2016

Par Guillaume Willecoq   le   vendredi 04 novembre 2016
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Le Masters achevé, la saison de tennis féminine a livré l’essentiel de ses verdicts, finale de Fed Cup exceptée. Ce qu’il faut d'ores et déjà en retenir. 

Kerber, l’avènement

Titres à l’Open d’Australie et à l’US Open, finales à Wimbledon, aux Jeux olympiques et au Masters : quelle année réussie par Angelique Kerber, présente à l’affiche de la finale de 5 des 6 tournois les plus importants de l’année, elle qui n’en avait jusque-là disputé aucune ! Un avènement encore inimaginable au début de l'Open d'Australie, quand elle dut écarter une balle d'élimination au troisième tour... La face de l'année 2016 en eût-elle été changée ? Seul accroc à son exceptionnelle saison : Roland-Garros où elle a perdu dès le premier tour, il faut dire blessée à l’épaule et victime de la sensation du printemps, la Néerlandaise Kiki Bertens, qui allait poursuivre son "run" jusqu’en demi-finales. A 28 ans et 8 mois, Kerber est la joueuse la plus "âgée" à devenir pour la première fois n°1 mondiale. Histoire de ne pas faire les choses à moitié, elle occupe cette place au moment le plus prestigieux qui soit : en clôture de saison. Et il n’y a rien à y redire. L’Allemande a signé une année digne de celle qu’elle a détrôné : Serena Williams.

Lire aussi : Angelique est aux anges

Muguruza, comme une (très) grande

Un set pour se chauffer, perdu contre Anna Karolina Schmiedlova, et puis c’était parti : Garbine Muguruza a enquillé 14 sets consécutifs pour aller chercher de manière impressionnante son premier titre en Grand chelem à Roland-Garros : 3/6 6/3 6/3 contre Schmiedlova donc, 6/2 6/0 contre Myrtille Georges, 6/3 6/0 contre Yanina Wickmayer, 6/3 6/4 contre Svetlana Kuznetsova dans un match d’une extrême qualité contre la championne 2009 du tournoi, 7/5 6/3 contre Shelby Rogers, 6/2 6/4 contre l’habituée des derniers tours Samantha Stosur, et enfin 7/5 6/4 contre la n°1 mondiale Serena Williams en finale. Dans sa globalité, les 12 derniers mois de Garbine Muguruza ont été faits de hauts et de bas. Mais les hauts ont été des "très, très" hauts... et, surtout, sont advenus au meilleur des moments, dans le plus important des rendez-vous. L’exactitude est la politesse des reines.

Lire aussi : Hey, Muguruza !

La finale dames vue de l'intérieur

Serena, Venus et leurs records syndicaux

2016 aura été une petite saison à l’échelle des Williams. Soit, pour Serena, un 22e titre du Grand chelem conquis à Wimbledon – record de l’ère Open de Steffi Graf égalé – deux autres finales à l’Open d’Australie et à Roland-Garros, un 309e match gagné en Grand chelem (records de Navratilova et Federer, à 306, battus) et une 186e semaine consécutive passée sur le trône mondial (record de Steffi Graf égalé). Quant à Venus, elle est devenue la recordwoman de participations à des tournois du Grand chelem en général (72), et à Roland-Garros en particulier (19), et a accroché une cinquième médaille olympique à Rio (argent en mixte, après l'or en simple en 2000 et en double en 2000, 2008 et 2012), là aussi un record dans le cadre des Jeux. Sans oublier leur 14e titre du Grand chelem conquis ensemble, en double à Wimbledon. Une petite saison à l’échelle des Williams, donc. C’est dire à quelle hauteur elles ont fixé leurs standards depuis bientôt deux décennies.

Lire aussi notre dossier : Serena Williams, la puissance du symbole

Les temps forts de la finale S. Williams - Muguruza

La sensation Puig

Plus fort encore que Nicolas Massu à Athènes : Monica Puig à Rio. Si la victoire du Chilien aux Jeux en 2004 pouvait être qualifiée de "surprise", quel terme employer alors pour la Portoricaine cette olympiade ? Classée 34e mondiale, la jeune fille de 22 ans a aligné comme une grande la gagnante de Roland-Garros, Garbine Muguruza, une double championne de Wimbledon, Petra Kvitova, et, en finale, la très bientôt n°1 mondiale Angelique Kerber. La première médaille olympique du sport féminin portoricain est une médaille d’or, et elle étincelle au moins autant que le sourire un peu éberlué de celle qui a signé le plus grand exploit jamais vu aux Jeux en tennis.

 

Cibulkova, le meilleur pour la fin

En février, Dominika Cibulkova pointait 66e mondiale, faisant les frais d’une blessure au talon l’année passée. En octobre, son titre à Linz lui ouvrait les portes du Masters, pour la première fois de sa carrière. Pour que l’histoire soit encore plus belle, c’est au set-average (1 victoire – 2 défaites) que la Slovaque s’est qualifiée pour les demies devant Simona Halep et Madison Keys… avant de dominer sur le fil Svetlana Kuznetsova en demies (1/6 7/6 6/4) pour mieux garder le meilleur pour la fin : 6/3 6/4 en finale face à l’indiscutable n°1 de la saison, Angelique Kerber. Elle rejoint ainsi Sylvia Hanika (1982) et… Agnieszka Radwanska (2015) parmi les joueuses titrées au Masters sans jamais avoir triomphé en Grand chelem. Mais il n’est pas inutile de se rappeler qu’en leur temps, Kim Clijsters, Amélie Mauresmo et même une certaine Chris Evert ont aussi remporté l’épreuve avant de connaître la consécration dans le cadre des tournois majeurs.

 

Pliskova prend date

Elle fut, au cœur de l’été, arbitre de la lutte entre Serena Williams et Angelique Kerber pour la place de n°1 mondiale. En battant l’Allemande en finale à Cincinnati, Karolina Pliskova a préservé le leadership de l’Américaine sur la hiérarchie mondiale. Mais en battant la reine Serena en demi-finales de l’US Open, elle a précipité l’avènement d’"Angie" sur le trône. Surtout, ces performances face aux meilleures ont annoncé la capacité de la Tchèque à se mêler à la lutte dans un avenir proche, elle qui est passée à trois jeux du titre en finale à New York (elle a mené 3-1 au dernier set avant de perdre 6/3 4/6 6/4 contre Kerber). En attendant de savoir si sa jumelle Krystina, actuelle 61e mondiale et elle aussi titrée sur le circuit principal cette année (à Tashkent), parvient à la rejoindre au premier plan…

Lire aussi : Ce qu'il faut savoir sur Karolina Pliskova, tombeuse de Serena Williams en demi-finales de l'US Open

Azarenka, le retour en force… et la maternité

Deux ans qu’elle attendait ça. Deux années gâchées par des blessures ayant éloigné Victoria Azarenka de ces premiers rôles tutoyés en 2012 et 2013, elle qui était alors la rivale la plus insistante de Serena Williams au sommet. Son doublé Indian Wells – Miami avait replacé la Biélorusse au premier plan. Roland-Garros sera son dernier tournoi de la saison. La raison ? La plus belle qui puisse justifier un éloignement des cours : elle est enceinte. A 27 ans, reviendra t-elle sur le circuit en tant que maman joueuse ? L’histoire récente nous dit au moins que c’est possible en la personne de Kim Clijsters, un titre du Grand chelem avant sa maternité, trois après.

Lire aussi : Azarenka, la renaissance

 

Quadruple double

Un match à quatre… mais chacun son tour. Ainsi pourrait-on résumer la saison féminine en double, tour à tour dominée par Martina Hingis et Sania Mirza (le début d’année, avec des titres à Brisbane, Sydney, Open d’Australie, Saint-Pétersbourg), Caroline Garcia et Kristina Mladenovic (la terre battue : Charleston, Stuttgart, Madrid, Roland-Garros), Ekaterina Makarova et Elena Vesnina (l’été américain : Montréal et Jeux olympiques, et finalement le Masters) et Bethanie Mattek-Sands et Lucie Safarova (l’US Open et la tournée asiatique : Wuhan, Pékin). Le tout pour, logiquement, une hiérarchie finale ultra-serrée où cinq joueuses se tiennent en 300 points : Mirza, Garcia, Mladenovic, Hingis et Mattek-Sands. Mais la paire n°1 de l'année, c'est bien celle composée des deux Françaises !

Lire aussi : Garcia et Mladenovic : "Cela dépasse tout ce qu'on a pu vivre !"

La Marseillaise pour "Kiki" et "Caro"

Et pour approfondir : le bilan de la saison 2016 sur terre battue

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