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Une saison 2016 sur terre battue : bilan

Par Guillaume Willecoq   le   lundi 25 juillet 2016
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Les 37 tournois (22 hommes, 15 dames) composant la campagne de terre battue 2016 sont achevés. On ne rejouera pas sur ocre au plus haut niveau avant 2017. En début d’année, nous vous proposions une projection autour de quelques grandes questions (ces messieurs ici, et ces dames là). L'heure est maintenant au bilan.

Quels contradicteurs pour les n°1 mondiaux Novak Djokovic et Serena Williams ?

Ils sont, de loin, n°1 mondiaux et, sur terre aussi, font figure d’épouvantail. Mais qui pour prétendre inquiéter Novak Djokovic et Serena Williams ?

Pas de surprise : ce qui caractérise un exploit est sa rareté, et personne n’a cette année été capable d’imiter la prouesse de Stan Wawrinka l’an passé, quand le Suisse avait barré la route à Novak Djokovic en finale de Roland-Garros. Mais si le Serbe s’est réservé la plus belle part du gâteau en remportant le dernier Grand chelem manquant à sa collection - et c'est bien l'essentiel - il a aussi dû partager un peu plus qu'à l'habitude (selon ses standards depuis début 2015), abandonnant les Masters 1000 de Monte-Carlo et de Rome à Rafael Nadal et Andy Murray. Finaliste dans la foulée à Roland-Garros, l'Ecosssais aura bien mérité son titre officieux de n°2 de cette saison de terre, intégrant le cercle des champions ayant disputé la finale de tous les tournois du Grand chelem dans leur carrière.

Lire aussi : Djokovic, c'était écrit

Serena Williams quant à elle a été plus qu’inquiétée : elle a trébuché face à une grande Garbine Muguruza en finale de Roland-Garros, témoin au premier rang de l’émergence d’une championne.

Lire aussi : Hey, Muguruza !

La finale messieurs vue de l'intérieur

Quel(s) nouveau(x) venu(s) pour perturber la hiérarchie ?

On ne les attend pas forcément, ou en tout cas pas tout de suite, ou pas dans les premiers rôles. Qui pour surprendre son monde dans les grands évènements ?

Une première demi-finale à Roland-Garros – première en Grand chelem tout court – des titres à Buenos Aires et Nice et des victoires de poids sur Rafael Nadal, Roger Federer ou David Ferrer : Dominic Thiem a justifié sa catégorisation parmi nos "étoiles montantes" et a clairement changé de statut en 2016. La preuve : de 20e mondial au soir de l’Open d’Australie, il était 7e en quittant Roland-Garros. Et il ne devrait pas s’arrêter là.

Lire aussi : "Nous, on soulève des troncs d'arbres !"

Chez les femmes, la sensation ocre a pour nom Kiki Bertens. Jusque-là surtout connue pour ses performances en Fed Cup, la Néerlandaise a franchi un cap sur le circuit, grâce notamment à une série de 12 matchs gagnés consécutivement entre les qualifications de Nuremberg et les demi-finales de Roland-Garros. Elle aura dans l’intervalle battu des Kerber, Vinci, Bacsinszky, Keys… Seule Serena Williams a pu la stopper aux portes de la finale de Roland-Garros, non sans se faire quelques frayeurs (une balle de premier set sauvée notamment). Mais il ne faut pas réduire Kiki Bertens à ce mois de mai éblouissant, elle qui compte 23 victoires pour seulement 5 défaites sur terre en 2016.

Lire aussi : Bertens, "l'autre Kiki"

Portrait de Dominic Thiem

Quels Français aux avant-postes ?

Roland-Garros est l’échéance majeure de leur année. Quels Français pour animer la saison de terre en général, et le Grand chelem parisien en particulier ?

Deux grilles de lecture sont ici possibles : une applicable à l’ensemble de la saison de terre, l’autre consacrée plus spécifiquement à Roland-Garros. Sixième à la Race au moment d’aborder le Grand chelem français, impressionnant finaliste à Monte-Carlo notamment, Gaël Monfils avait tout pour réaliser un grand Roland-Garros. Et puis patatras, le mauvais virus au mauvais moment et le forfait, crève-cœur. Un Français pouvant en cacher un autre, c’est du coup Richard Gasquet qui a repris le flambeau à Paris, pour son premier quart de finale à la maison.

Lire aussi : Gasquet tient (enfin) son quart

C’est un peu le même schéma côté féminin : si Caroline Garcia a été la Française la plus en vue avant "Roland" en triomphant à Strasbourg, elle a buté un tour plus tôt à Paris par rapport à Alizé Cornet, Pauline Parmentier et surtout Kristina Mladenovic, qui a opposé une résistance farouche à Serena Williams au troisième tour. Reste qu’il est de toute manière difficile de séparer "Kiki" et "Caro", tandem ayant par ailleurs réalisé une razzia en double en triomphant à Charleston, Stuttgart, Madrid et, évidemment, Roland-Garros.

Lire aussi : Mladenovic a tenu le choc, mais doit s'incliner face à Serena Williams

Retour sur le titre de Garcia et Mladenovic

Qui pour engranger le plus grand nombre de titres sur l’ensemble de la saison de terre ?

Un sprinteur printanier ou un marathonien dosant son effort entre février et juillet : quel profil pour le plus grand collectionneur de trophées sur terre en 2016 ?

L’enseignement 2016 est la difficulté de réaliser des séries. Personne n’a remporté plus de deux tournois en cette campagne ocre : c’est le cas pour Novak Djokovic (Madrid, Roland-Garros), Rafael Nadal (Monte-Carlo, Barcelone), Dominic Thiem (Buenos Aires, Nice) et Pablo Cuevas (Rio de Janeiro, Sao Paulo) chez les hommes. Une seule joueuse est parvenue à remporter plusieurs tournois WTA sur terre battue en 2016 : Simona Halep. La finaliste 2014 de Roland-Garros s’est imposée à Madrid et Bucarest.

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Djokovic et les ramasseurs de balles

Et ‘Rafa’ dans tout ça ?

Au bout de 9 titres à Roland-Garros, le classement n’importe plus guère : le roi de la terre battue, c’est Rafael Nadal. Qu’attendre de lui sur sa surface favorite ?

On se demandera longtemps à quoi auraient ressemblé les tours finaux de Roland-Garros 2016 si Rafael Nadal ne s'était pas blessé au poignet... et si l'Espagnol, revigoré par un fulgurant doublé Monte-Carlo - Barcelone comme à ses plus grandes heures, n'aurait pas été le plus à même de priver Novak Djokovic de l'accession à la légende pour mieux ajouter une ligne - la 10e à Roland-Garros - à la sienne. La saison de terre 2016 de "Rafa"aura en fait été un résumé de sa carrière : inarrêtable quand il est forme, mais plus sujet que d'autres aux blessures.

Lire aussi : Roland-Garros, l'empreinte "Rafa"

 

Le Roland-Garros 2016 de Rafael Nadal, c'était ça :

Rafa à Roland-Garros 2016, c'était ça ...

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