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Blancaneaux, quel caractère !

Par Alexandre Coiquil et Jean-François Rodriguez   le   dimanche 05 juin 2016
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Geoffrey Blancaneaux l’a fait ! En s’imposant en trois sets (1/6 6/3 8/6 en 2h05) aux dépens de Felix Auger-Aliassime après avoir sauvé trois balles de match, il est devenu le premier Français à remporter le titre juniors depuis Gaël Monfils, vainqueur en 2004.

Après la journée du tennis espagnol samedi, la France a sonné la révolte. Quelques minutes après le succès en doubles dames de Kristina Mladenovic et Caroline Garcia, Geoffrey Blancaneaux a complété la collection de trophées chez les Bleus en s'imposant lors du simple juniors face à Félix Auger-Aliassime (1/6 6/3 8/6). L'élève de Cédric Raynaud à l'Insep est le premier Français à remporter le titre chez les juniors depuis Gaël Monfils, vainqueur en 2004.

Mais au-delà des statistiques, c’est véritablement la manière avec laquelle le jeune Parisien de 17 ans a su prendre le dessus sur le fil qui mérite d’être soulignée. Car Blancaneaux s’est fait totalement museler pendant la première manche par le Canadien de 15 ans, doté de frappes impressionnantes, et n’a dû son salut qu’à son sursaut du deuxième set, puis à la résistance opposée en fin de match, lorsqu’il a dû sauver trois balles de match à 5-6 (15-40 puis avantage).

"Je m'accroche comme un dingue"

Constamment poussé par le public du court 1 - dont un Yannick Noah survolté au premier rang -, notamment dans ce 11e jeu où il a fini par écœurer Auger-Aliassime avec sa capacité à quadriller son terrain et à varier les coups proposés, le Français a réussi le break dans la foulée (6-6), avec une amortie très bien touchée. Car si Geoffrey Blancaneaux n'est pas aussi "facile" que le prodige canadien, sa combativité et son intelligence de jeu forcent l'admiration. Et c’est avec un jeu blanc qu’il a scellé sa victoire (8/6), tombant à la renverse sur la terre battue avant d’aller saluer son clan.

"Je n’ai aucune relation avec Yannick [Noah], mais on s’est vus 10 minutes avant le match. C’est son soutien constant qui m’a permis de sauver les trois balles de match", a expliqué le joueur... juste avant que Caroline Garcia et Kristina Mladenovic ne s’invitent à sa conférence de presse pour chanter "Allez les Bleus !" Invité à s’expliquer sur sa résilience, le joueur a confié "détester ne pas réussir. Je m’accroche toujours comme un dingue quand ça ne va pas. Et puis mon objectif était vraiment de gagner Roland-Garros cette année."

Objectif atteint pour ce garçon, jeune prometteur (champion de France des 12 ans en 2010) dont la croissance tardive et un certain déficit de puissance l’ont forcé à développer d’autres qualités, notamment une facilité à varier les trajectoires et à exploiter la vitesse de la balle adverse. Il lui reste désormais à réussir la transition vers le tennis professionnel, mais avec un tel caractère, nul doute qu’il réussira à s’y faire une place.

Lire aussi : Geoffrey Blancaneaux, première épreuve réussie

Le sacre bleu de Blancaneaux
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