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Tournoi juniors : qui sont ces deux jeunes Canadiens qui montent ?

Par Julien Pichené   le   samedi 04 juin 2016
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L'un a pour modèle Jo-Wilfried Tsonga, l'autre fait parfois penser à Henri Leconte. Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime, vous connaissez ? Les deux jeunes Canadiens ont cartonné cette semaine dans le tournoi juniors. Présentation de ces deux phénomènes qui pourraient rapidement rejoindre Milos Raonic et Vasek Pospisil dans le top 100.

L'un, Denis Shapovalov, est gaucher et d'origine russe, l'autre, Félix Auger-Aliassime, est droitier et d'origine togolaise. Le premier est de Toronto et le second de Montréal. Arrêtons-là le jeu des sept différences ! A priori, Félix et Denis n'ont pas grand-chose à voir... Mais les deux jeunes hommes sont amis et ils incarnent tous les deux le futur du tennis canadien, qui en dix ans est passé de moribond à prospère avec les succès de Milos Raonic ou d'Eugénie Bouchard. On a d'ailleurs bien failli les avoir tous les deux face à face en finale, ce qui aurait été historique pour le tennis canadien.

Aliassime, "un vrai charisme"

Mais seul l'un des deux est passé, Félix-Auger Aliassime, qui jouera ce dimanche sa première grande finale juniors en simple. Pas encore 16 ans (il est né le 8 août, comme Roger Federer...) et déjà "un vrai charisme" s'enthousiasmait le DTN français du tennis canadien, Louis Borfiga, au moment où le 619e mondial signait des autographes après sa victoire aisée en demi-finale sur l'Espagnol Nicola Kuhn (6/4 6/2). "L'été dernier, il avait passé deux tours dans un tournoi Challenger, mais là, c'est encore plus fort !", poursuit le doux Borfiga qui, même sous le coup de l'émotion, assure qu'aucun objectif n'a été fixé pour la suite de la saison. "Non, franchement, le seul objectif est d'en faire un très grand joueur de tennis. Et on prendra le temps qu'il faut pour ça."

Entraîné par Guillaume Marx, un ancien joueur de première série qui a pris le pris le relai de papa Aliassime, le junior possède une puissance de frappe et une carrure (il fait déjà 1,87m) qui font naturellement penser à Jo-Wilfried Tsonga, son idole. "C'est vrai que son physique, sa technique et même son attitude rappellent Jo" concède Marx. "Mais dans le jeu, il me rappelle plutôt Agassi. Comme lui, il aime prendre la balle très tôt." Et comme le vainqueur de Roland-Garros 1999, Félix a tout pour plaire, tant sur le court qu'en dehors. "Il est offensif et spectaculaire, premier bon point. Et dans la vie, c'est un garçon vraiment, vraiment sympa", reprend le DTN. Sympa, mais ce dimanche, il va devoir venger son ami Denis Shapovalov, battu dans l'autre demi-finale par le Français Geoffrey Blancaneaux après trois sets de très haut niveau (6/7 7/5 6/3). Denis Shapovalov, son ami, son complice, celui avec qui il a remporté le double juniors à l'US Open en septembre dernier, avant d'enchaîner avec la Coupe Davis des jeunes.

Portrait: Félix Auger-Aliassime

Shapovalov, "peut-être un Henri Leconte du futur"

Shapovalov, d'origine russe et né à Tel Aviv, pourrait déjà se voir décerner le prix de la plus forte progression de l'année 2016. Déjà trois tournois Futures et 730 rangs ATP gagnés depuis le 1er janvier pour ce talent brut coaché par sa maman, Tessa, qui a ouvert son propre club dans l'Ontario ! Désormais 400e mondial à seulement 17 ans et un mois (il est né le 15 avril 1999), le gaucher de Toronto a pour l'instant un petit temps d'avance sur son copain. Et si Aliassime impressionne par la lourdeur de ses frappes, lui séduit les puristes avec son revers à une main. A une époque où il n'y a plus qu'un seul gaucher avec un revers à une main dans le top 100 (l'Espagnol Feliciano Lopez), ça ne passe pas inaperçu. "Parfois, je me dis que c'est peut-être un Henri Leconte du futur" sourit Louis Borfiga. "Denis a des éclairs dans son jeu qui me font penser à Henri !" Même s'il n'a pas (encore) l'inspiration du Français côté revers, voilà qui donne envie de le voir confirmer au plus vite ses bons résultats de 2016, et en premier lieu cette victoire sur l'Américain Austin Krajicek, seul membre du top 100 qu'il a défié pour l'instant.

Denis Shapovalov

Malheureusement pour Shapovalov et Aliassime (et heureusement pour le tennis tricolore, puisque Geoffroy Blancaneaux a l'occasion ce dimanche d'être le premier Français à s'imposer dans le simple juniors depuis Gaël Monfils en 2004), les deux espoirs n'auront pas l'honneur de disputer la première finale 100 % canadienne de l'histoire du Grand Chelem. Mais ils confirment la bonne santé d'une nation qui, depuis plusieurs années maintenant, étrille ce cliché selon lequel elle ne brille qu'au hockey sur glace.

Lire aussi : ils/elles ont fait le doublé juniors/seniors

Anisimova et Masarova pour une première

Présentation de la finale juniors messieurs
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