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Pourquoi Murray va gagner

Par Julien Pichené   le   samedi 04 juin 2016
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Finaliste à Roland-Garros pour la première fois de sa carrière, Andy Murray pourra-t-il empêcher Novak Djokovic d'être le premier homme depuis 1969 à remporter quatre majeurs de suite ? Si vous êtes sans doute une majorité à penser que non, l'Ecossais ne part battu d'avance. Voici pourquoi !

Parce qu'Andy Murray vient de battre Novak Djokovic en finale du tournoi de Rome

Les Masters 1000 du printemps ne sont pas toujours prophétiques. Novak Djokovic n'avait-il pas dompté Rafael Nadal à Rome en 2014 et à Monte-Carlo en 2013, avant d'être rattrapé les deux fois par l'Espagnol à Paris ? Certes. Mais le récent triomphe d'Andy Murray sur le numéro 1 mondial en Italie (6/3 6/3) lui a semble-t-il donné des ailes. Non seulement l'Ecossais a mis fin une série de quatre défaites de suite face à son rival, mais il a prouvé pour la première qu'il pouvait le dominer sur terre battue. Murray n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler que les conditions actuelles sont les mêmes qu'à Rome. "A Madrid, où Novak m'avait battu en finale, les conditions étaient différentes car le tournoi se déroule en altitude. En revanche à Rome, les conditions étaient assez similaires à celles d'ici parce qu'il pleuvait aussi. Les courts étaient lourds. Il fallait faire preuve de patience et j'avais très bien entamé le match."

Parce qu'Andy Murray a moins de pression

L'an passé, Novak Djokovic avait été surpris (comme tout le monde) par un Stan Wawrinka totalement relâché. Le Suisse l'a encore répété cette année, il ne s'était jamais imaginé pouvoir gagner Roland-Garros, ce qui peut paradoxalement expliquer son incroyable prestation. C'est aussi parce qu'il n'avait aucune pression que Jim Courier est venu à bout d'Andre Agassi en 1991, ou que Gaston Gaudio a fini par faire craquer Guillermo Coria en 2004, pour ne citer que ces deux exemples. Pour Andy Murray, né dans un pays pour qui Roland-Garros s'avère une forteresse imprenable depuis la Seconde Guerre mondiale, tout sera bonus ce dimanche. "Je ne pensais pas me retrouver en finale à Roland-Garros. Ce n'est pas facile d'atteindre la finale ici. Je profite du moment. Je vais apprécier. Je suis très fier d'avoir atteint la finale."

Parce ce que depuis Rod Laver en 1969, personne...

Novak Djokovic peut-il anéantir l'impossible ? Peut-il rééditer sous nos yeux cet exploit mythique de Rod Laver, réalisé le même été que la mission Apollo 11, et dont les récits piochés dans les livres d'histoire nous font rêver depuis tout petit ? Rêver aussi parce que depuis, sur la dernière marche, face au Graal, tous les seigneurs du jeu ont échoué à décrocher la lune, Pete Sampras, Roger Federer, Rafael Nadal... Evidemment, le Serbe a le coffre et le mental pour gérer les émotions suscitées par l'approche d'un tel exploit, qui lui ferait gagner des points par rapport à ses deux rivaux historiques. Comme Sampras avant eux, Federer et Nadal ont déjà remporté trois tournois majeurs de suite, mais ont tous deux trébuché lorsqu'ils étaient sur le point de faire la passe de quatre (Rafael Nadal en quarts de finale à l'Open d'Australie 2011, et Roger Federer en finale de Roland-Garros en 2006 et 2007). Djokovic lui-même a échoué sur la toute dernière marche en 2012, déjà à Roland-Garros. Pour l'heure, le dernier homme vainqueur de 28 matchs consécutifs en Grand Chelem reste donc l'Australien Rod Laver, vainqueur lui des quatre majeurs la même année, en 1969.

Parce que Novak Djokovic semble maudit à Roland-Garros

A force de tourner autour du titre, Novak Djokovic va bien finir par y arriver. Mais pour l'instant, le Serbe est sur la liste des "maudits magnifiques" de Roland-Garros, aux côtés de Bill Tilden, Jimmy Connors, John McEnroe, Boris Becker, Stefan Edberg ou Pete Sampras. Parmi les vainqueurs potentiels depuis 2008, le Serbe a accumulé les guignes ces dernières années : un coup de pompe en 2010 contre Jurgen Melzer alors qu'ils menait 2 sets à 0 et break, un Roger Federer en état de grâce qui l'attendait au coin du bois en 2011, la pluie en 2012, sa raquette qui touche le filet sur un point crucial en 2013, un Nadal qui boucle le match in extremis alors qu'il n'avait plus que 5 % de batteries en 2014, un Wawrinka qui fait le match de sa vie en 2015...

Parce que l'avantage peut revenir à celui qui a été le plus bousculé durant la quinzaine

Oui, bien sûr, cela ne se vérifie pas toujours ! Et tous les voyants sont verts pour Djokovic. A part le fait d'avoir eu à jouer quatre jours de suite, Novak Djokovic n'a pas vraiment connu le danger pendant ces deux semaines. En six matchs, le numéro 1 mondial n'a lâché qu'un seul set, en huitièmes de finale face à l'Espagnol Roberto Bautista Agut. Son niveau de jeu a même été fantastique face à Tomas Berdych et Dominic Thiem, mais il aurait sans doute gagné à être un peu plus mis à l'épreuve, ce qui est rarement inutile avant une grosse bagarre (Murray et Djokovic l'ont tous les deux promis). Andy Murray, à l'inverse, a traversé tellement de galères durant 15 jours qu'il semble prêt à affronter tous les scénarii en finale. Et ce n'est pas comme si Murray avait baissé en cours de tournoi. Au contraire, même si les 24 sets disputés depuis le début du tournoi vont commencer à lui alourdir les jambes, il joue de mieux en mieux. Le Murray qui est passé à deux points de la défaite au premier tour contre le Tchèque Radek Stepanek n'est pas du tout le même que celui qui a sorti le tenant du titre Stan Wawrinka en demi-finales. "Je me suis habitué aux conditions. Elles ne sont pas simples. Il fait froid et humide. Les courts sont plutôt lents. J'ai dû changer ma raquette en raisons des conditions. J'ai même changé la tension de mes cordes. Et le fait d'avoir passé beaucoup de temps sur le court en début de tournoi m'a permis de me régler."

Pas convaincu ? Alors voici pourquoi Novak Djokovic va gagner

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