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Ils sont ballos aussies

samedi 04 juin 2016
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Rebecca Howard et Reagan Hayes, qui font partie des meilleurs ramasseurs de balles de l'Open d'Australie, officient à Roland-Garros dans le cadre d'un échange entre les deux tournois du Grand chelem. Rencontre.

La présence australienne sur les courts de Roland-Garros n'a pas pris fin avec la défaite de Samantha Stosur en demi-finales contre Garbine Muguruza. Les observateurs les plus avertis auront peut-être remarqué le drapeau australien qui orne les élégants polos bleu marine portés par deux des ramasseurs de balles intervenant sur le tournoi parisien : Rebecca Howard, 16 ans, et Reagan Hayes, 15 ans.

Les deux "Aussies" ont accédé aux demi-finales de ce Roland-Garros 2016 sur la base de critères exclusivement méritocratiques. A la veille des finales, Rebecca a même eu le plaisir d'apprendre qu'elle avait été sélectionnée pour intervenir lors des finales.
"Je suis très fière d'elle", se réjouit Tania Hall, coordinatrice opérationnelle de l'Open d'Australie, qui a fait le voyage avec les deux heureux élus.

En cette première année d'un partenariat entre les deux tournois du Grand chelem amené à s'inscrire sur la durée, le meilleur ramasseur et la meilleure ramasseuse ont été sélectionnés parmi les 380 "ballos" de l'Open d'Australie pour intégrer les brigades bien huilées assurant le service Porte d'Auteuil. En janvier, deux de leurs collègues français avaient fait le voyage dans le sens inverse pour rejoindre les effectifs australiens.

Il suffit de les écouter raconter leurs anecdotes dans le QG des ramasseurs de balles, sous le court 1, pour comprendre que les deux Australiens s'éclatent : ils nouent de nouvelles amitiés, travaillent avec les meilleurs joueurs de la planète jaune, échangent des saluts complices avec leur compatriote Sam Groth et ont même eu le privilège suprême de servir Rafael Nadal sur la terre ocre qui l'a consacré à neuf reprises. "C'était mon objectif et je l'ai atteint au premier tour sur le court Suzanne-Lenglen", s'enthousiasme Reagan.

"Le joueur d'abord"


Pour officier dans un tournoi où il est tout à fait possible de connaître des interruptions liées à la pluie, à l'orage ou à la canicule en l'espace d'une même journée - rappelez-vous de l'édition 2014 de l'Open d'Australie -, les deux invités n'ont pas laissé les précipitations parisiennes doucher leur enthousiasme et entamer leurs facultés techniques. Quant à la surface en brique pilée, ils s'y sont parfaitement adaptés, même si elle requiert un peu d'intendance supplémentaire. "Ça colle aux genoux et aux mains, ça rentre dans les chaussures. Je fais beaucoup de lessives de chaussettes dans le lavabo le soir", raconte Rebecca.

Mais quels sont les marqueurs qui ont permis de classer Reagan et Rebecca parmi les meilleurs spécialistes de l'exercice consistant à ramasser, envoyer et faire rouler les balles ? "Nous avons cinq critères de notation : le rouler, qui comporte toute une série d'éléments, comme la capacité à faire rouler la balle sans rebond, avec vitesse, précision et régularité, le service apporté aux joueurs, la gestuelle de communication, la concentration, et la faculté à se déplacer avec vivacité et discrétion sur le court. Les ramasseurs doivent se fondre dans le décor", explique Tania. "La règle d'or, c'est 'Le joueur d'abord' : si un joueur veut une serviette, on lui donne une serviette avant de s'occuper des balles", ajoute Reagan.

Quid de la barrière de la langue ? "Avec Reagan, on est nuls en français, mais on s'est rendus compte qu'en parlant lentement et en mimant les choses, on parvient à faire passer notre message", explique Rebecca. Notamment quand il est question de passer à table. "On a besoin d'essence pour avancer !", lance-t-elle. Nul doute que les deux Australiens auront des tas de souvenirs à raconter à leurs collègues en rentrant au pays...

Entraînement avec les Ballos ! – L’éneRGie des coulisses #10
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