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Amanda Anisimova et Rebeka Masarova pour une première

Par Amandine Reymond   le   samedi 04 juin 2016
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Jennifer Capriati ou Belinda Bencic ? Laquelle des deux aura une héritière dimanche à l'issue de la finale féminine des juniors entre l'Américaine Amanda Anisimova et la Suissesse Rebeka Masarova ?

A quatorze ans, Amanda Anisimova rend une bonne vingtaine de centimètres à sa future adversaire en finale, la Suissesse Rebeka Masarova, 16 ans mais déjà 1,86m. Mais cela n'effraie pas la jeune Américaine, tête de série numéro 2 ici à Paris. "J'ai l'habitude de jouer contre des adversaires plus âgées et j'essaie juste de me concentrer sur mon jeu et de rester agressive", commentait Amanda Anisimova après sa demi-finale remportée contre la Russe Anastasia Potapova.

Née en Floride le 31 août 2001, de parents d'origine russe, Amanda Anisimova ne manque pas de caractère, en témoigne sa jolie remontée au score alors que son adversaire menait 6 points à 1 dans le tie-break du premier set en demi-finales ce samedi. Enchaînant sept points consécutifs, celle dont la longue natte blonde et la visière rappellent inévitablement Anna Kournikova, s'adjugeait la première manche 7/6(6). Dans le deuxième set, menée 2-0, elle récidivait en alignant six jeux pour boucler le match 7/6 6/2.

Déjà titrée lors du tournoi Grade A de Mexico en novembre 2015, Amanda Anisimova avait confirmé au Costa Rica en remportant la Coffee Bowl (Grade 1) de San Jose en janvier 2016. En constants progrès depuis ses débuts à l'âge de trois ans, "avec des balles molles" pour suivre sa sœur Maria (ex-très bonne joueuse junior), de treize ans son ainée sur les courts, Amanda n'a jamais cessé de s'entraîner "dur pour progresser".  Elle déménagera d'ailleurs bientôt à Orlando pour intégrer le centre national de l'USTA (fédération américaine de tennis), qui lui a déjà délégué un coach pour la suivre sur le circuit juniors.

Nul doute qu'un trophée de Roland-Garros serait du plus bel effet pour décorer la nouvelle chambre de celle qui "a toujours rêvé d'aller aussi loin dans un Grand chelem" et qui succéderait ainsi à Jennifer Capritati, dernière Américaine à s'être imposée dans la catégorie à Paris (1989). Bien décidée à jouer son jeu d'attaque, Amanda Anisimova aura besoin de toute son explosivité en coup droit pour bousculer son adversaire en finale. Une adversaire qu'elle n'avait d'ailleurs "jamais croisée avant cette semaine".

Rebeka Masarova

Dans les pas de "Roger"

Si elles ne se connaissaient effectivement pas avant ce tournoi, Rebeka Masarova, quant à elle, aura peut-être eu le temps de glaner quelques précieuses informations sur le jeu de l'Américaine en observant les derniers jeux de sa demi-finale. C'était en tout cas son plan après avoir rempli ses toutes nouvelles obligations médiatiques.

Née à Bâle le 6 août 1999 d'une mère espagnole et d'un père slovaque, Rebeka est la petite dernière d'une famille de cinq enfants dans laquelle personne ne jouait au tennis jusqu'au 6 juillet 2003. "Ce jour-là, il pleuvait en Suisse donc mon père nous avait proposé de regarder la télévision, racontait Rebeka Masarova après sa demi-finale en passant distraitement sa main dans ses cheveux roses. Roger Federer disputait sa première finale de Wimbledon contre Mark Philipoussis et quand il a soulevé la coupe j'ai dit : 'Moi aussi je veux faire ça' et j'ai commencé le tennis juste après."

Dotée d'un physique impressionnant (déjà 1,86 m), cette fan de Federer (qu'elle n'a rencontré qu'une seule fois, en coup de vent) considère son service et son coup droit comme ses armes principales mais "elle aime surtout construire les points", ajoute sa mère Marivi, qui est aussi sa coach. Une puissance combinée à un jeu de jambes relativement efficace qui lui avait permis d'atteindre la demi-finale de l'Open d'Australie en janvier dernier.

Mais la 805e mondiale au classement WTA, qui s'entraîne entre Bâle et Barcelone, où sa famille possède un appartement et où elle a fréquenté l'académie Sanchez-Casal, voit déjà plus loin. "Elle vise surtout la place de numéro 1 mondiale juniors, confie sa mère. Après, l'objectif sera de terminer l'année aux alentours de la 400e place mondiale WTA." Avant peut-être de suivre les traces de Belinda Bencic, actuelle numéro 8 mondiale et titrée à Roland-Garros chez les juniors en 2013.

Lire aussi : Tournoi juniors : qui sont ces deux jeunes Canadiens qui montent ?

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