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Stosur - Taylor : pour finir en beauté

Par Emmanuel Bringuier   le   jeudi 02 juin 2016
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Il faut toujours compter avec Samantha Stosur à Roland-Garros. L'Australienne est présente dans le dernier carré du Grand chelem parisien pour la quatrième fois de sa carrière. Et la joueuse de 32 ans compte bien offrir un final en apothéose à David Taylor, son coach depuis huit ans, qui la suit pour la dernière fois.

Loin de son Australie natale, Samantha Stosur pourra peut-être considérer l'idée de couler des jours paisibles dans l'Ouest parisien à la fin de sa carrière. Car c'est un fait : la trentenaire de Brisbane se sent comme chez elle dans la capitale française. Mercredi, elle a rallié le dernier carré de Roland-Garros pour la quatrième fois en huit ans (demi-finale en 2009, 2012, et finale en 2010 précédemment, sans même parler d'un titre en double dames lors de sa première carrière de spécialiste de l'exercice en binôme). "Il y a quelque chose de spécial entre Sam et ce tournoi, reconnaît volontiers son coach David Taylor. Elle adore Paris et Roland-Garros. Les courts ici sont d'ailleurs exceptionnels. C'est juste un réel plaisir de jouer dessus."

Une réussite assez étonnante, l'Australienne ayant toujours confié préférer les surfaces dures - son unique victoire en Grand chelem a d'ailleurs eu pour cadre l'US Open en 2011. Mais c'est bien à Paris qu'elle se montre la plus régulière année après année, son jeu en puissance, son service kické, son physique exceptionnel et son mental - en acier trempé dès lors qu'elle ne joue pas devant son public, en Australie - convenant parfaitement à la terre battue. "Normalement, 'Sam' préfère les conditions plus rapides, mais elle joue également très bien dans des conditions plus lourdes, estime son coach. Quand vous devenez plus âgée, vous connaissez mieux vos coups. Elle est très confiante sur la façon de jouer, notamment sur terre battue. Son jeu s'adapte naturellement à la terre, beaucoup plus que pour la majorité des joueuses."

Depuis le début du tournoi, "Sammy", tête de série n°21, est redevenue une machine à gagner. Poussive au premier tour (victoire face à la Japonaise Misaki Doi 6/2 4/6 6/3), facile face à Shuai Zhang (6/3 6/4), puis explosive en écartant tour à tour deux des principales favorites du tournoi : Lucie Safarova (6/3 6/7 7/5) et la tête de série n°6 Simona Halep (7/6 6/3). Elle s'est ensuite montrée très solide pour dominer la surprenante Tsvetana Pironkova (6/4 7/6).

"Les vieux couples mariés finissent par en avoir marre l'un de l'autre..."

En demi-finales, l'attend un défi encore plus grand. Garbine Muguruza, l'Espagnole classée n°4 à la WTA, que beaucoup voient comme la seule à même de contrer la toute puissance de Serena Williams. "Muguruza est une redoutable adversaire, reconnaît David Taylor. Il va falloir la pousser au-delà de sa zone de confort. C'est une joueuse extrêmement forte quand elle a du temps. 'Sam' va devoir varier les angles, les zones, essayer d'être imprévisible sur son service."

La puissance de Samantha Stosur a fait vaciller la tête de série n°11 du tournoi féminin, la Tchèque Lucie Safarova

Le service, justement. Une spécialité de l'Australienne. Avec 26 aces (et 21 doubles fautes tout de même), la qualité de son engagement sera déterminante face à une joueuse du calibre de Muguruza, elle qui possède, outre une bonne première balle, l'une des meilleures secondes du circuit, avec ce kick que peu de joueuses parviennent à imprimer. "Cela va être difficile de faire des aces contre elle, concède le coach. Elle est tellement grande, possède une telle envergure. D'ailleurs, les gens regardent beaucoup les aces, mais ce n'est pas le plus important. L'essentiel est de bien servir, de manière imprévisible, notamment au corps, afin de pourvoir gagner des points faciles, de se mettre en bonne position dès le second coup."

Cette quatrième demi-finale parisienne aura en tous cas un goût particulier pour "Sam". En effet, après le tournoi, la joueuse et son coach se sépareront après huit ans d'association plutôt fructueuse. Aucune tension au compteur - les deux blaguent toujours autant à l'entraînement. Juste un souhait mutuel de voir autre chose. "Vous savez, les vieux couples mariés finissent par en avoir marre l'un de l'autre, en sourit David Taylor. Huit ans de tennis, c'est vraiment long à ce niveau. Nous avons décidé en janvier d'arrêter l'aventure après Roland-Garros et nous n'en avons plus parlé depuis. Elle joue bien ici, c'est bizarre de penser que cela va s'arrêter, mais c'est ainsi." Nul doute que "Sam" voudra faire les choses bien pour la "der" avant séparation.

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1/8 Stosur - Halep : Les temps forts
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