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Bertens, l'autre Kiki

Par Myrtille Rambion   le   mercredi 01 juin 2016
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La Néerlandaise Kiki Bertens, 24 ans et 58e mondiale, dispute ce jeudi son premier quart de finale en Grand chelem. Elle y retrouve Timea Bacsinszky, 9e et demi-finaliste de Roland-Garros 2015. Découverte.

Il y a quelques semaines, du côté de Trélazé, Kiki Bertens avait déjà bluffé une autre "Kiki". C'était en demi-finales de la Fed Cup et Kristina "Kiki" Mladenovic avait subi, en simple, comme avant elle sa coéquipière Caroline Garcia, les foudres de la Néerlandaise. A l'époque, la Française avait souligné, dans la foulée de sa défaite (7/5 6/4) : "Elle a été très solide, notamment au service. C'était impressionnant, elle trouvait la ligne et plantait des aces. On sent la fille en confiance." En confiance en Fed Cup, mais pas seulement.

Car la droitière de Wateringen réussit l'un des meilleurs débuts de saison de tout le circuit WTA. Elle est arrivée à Paris dans la foulée d'un titre conquis à Nuremberg - sur terre battue - après être sortie des qualifications. Ce qui signifie qu'elle en est actuellement à 11 victoires consécutives ! Série toujours en cours. A Roland-Garros cette année, sa première victime s'appelait Angelique Kerber, ci-devant championne de l'Open d'Australie. En huitièmes, la protégée de l'ancien 46e mondial Raemon Sluiter a fait tomber une autre joueuse en forme : l'Américaine Madison Keys, récente finaliste à Rome.

Lire aussi : Grande première pour Kiki Bertens


"Pas surprise de la retrouver à ce stade"

Mais au-delà de ces dernières semaines, Kiki Bertens est actuellement en pleine ascension. Elle a remporté depuis le début de l'année 39 matchs et concédé seulement 10 défaites. Mis à part au tournoi de Monterrey, à chaque fois qu'elle a disputé les qualifications d'un tournoi, elle y a validé son ticket dans le grand tableau. "C'est une super joueuse, a souligné son adversaire en quarts de finale Timea Bacsinszky. Elle prouve, comme elle le fait d'ailleurs depuis des années, qu'elle est une adversaire redoutable sur terre battue. Je ne suis pas surprise qu'elle se retrouve à ce stade de la compétition."

D'ailleurs, il y a deux ans, Kiki Bertens, alors qualifiée, s'était déjà hissée en huitièmes de finale. Elle y avait été stoppée par Andrea Petkovic, et encore, seulement au terme des trois sets. Comment expliquer que, cette année, Kiki Bertens ait encore franchi un cap ? "Eh bien, je dois dire que je n'en ai pas la moindre idée, a lancé dans un sourire la Néerlandaise, qui se rapproche petit à petit du meilleur classement de sa carrière (41e, en avril 2013). Chaque jour, je travaille, chaque jour, je fais mon truc et je vais essayer de continuer. Je ne veux pas trop penser à ce premier quart de finale. Je profite simplement du moment et j'espère que cela continuera comme ça ce jeudi."

 

Une attaquante de fond de court

Dotée d'un revers à deux mains et d'un solide coup droit qui viennent compléter ses indiscutables forces au service - 75 aces enregistrés cette année avant le début de Roland-Garros ! - la Néerlandaise se qualifie elle-même, du haut de son 1,82 m, d'"attaquante du fond du court". Un style de jeu qui promet donc une opposition de styles en quarts de finale, face à une Timea Bacsinszky qui a depuis plusieurs saisons choisi de mettre davantage de variété dans son jeu, usant avec gourmandise du slice et de l'amortie notamment. Dans ce face-à-face, avantage pour l'heure à la Suissesse, 9e mondiale et demi-finaliste à Roland-Garros l'an passé.

Mais l'unique confrontation précédente entre les deux joueuses avait été tronquée. "Je ne l'ai jouée qu'une fois, à l'US Open 2014, se souvient Timea Bacsinszky. Elle avait dû abandonner parce qu'elle était malade sur le terrain." La Néerlandaise avait en effet jeté l'éponge et quitté le court à 4-3 dans le deuxième set. Mais après avoir arraché le premier au tie-break... "C'est vrai qu'on ne sait jamais ce qui peut se passer, a prévenu Kiki Bertens. Timea a bien joué ici ces deux dernières années et elle aussi est bonne sur terre battue. Alors, je vais juste profiter de ce qui m'arrive et puis je repartirai au travail pour préparer mon quart."

Lire aussi : Kerber, un petit tour et puis s'en va

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