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Wanaro N'Godrella, le fleuron du tennis calédonien s'est éteint

Par Mustapha Taoussi   le   mardi 31 mai 2016
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Ancien n°5 français et joueur de coupe Davis, Wanaro N’Godrella s’est éteint à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) vendredi dernier à l’âge de 66 ans. Hommage lui est rendu ce mercredi 1er juin sur le Central Philippe-Chatrier.

Quand on parle de tennis et de Nouvelle-Calédonie, un nom vient immédiatement en tête : Wanaro N’Godrella (à gauche sur la photo, ndlr). Né le 18 octobre 1949, ce joueur d’origine kanak est encore considéré comme le plus grand joueur issu du "Caillou". Tout a commencé pour lui sur les courts du TC du Mont Coffyn. Le jeune Wanaro y a tapé ses premières balles contre un mur à l’aide d’une… planche de bois. Avant de se faire remarquer par le grand entraîneur australien John Hillebrand. "Avec le soutien du président de la ligue calédonienne Roger Kaddour, le coach l’a emmené à Melbourne, où il l’a formé de 10 à 18 ans", raconte Gérard Winter, son grand ami et conseiller technique régional de la ligue.

La rumeur de son talent atteignit alors la FFT, qui fit venir N’Godrella en métropole, via le bataillon de Joinville. Armé d’un grand service et d’un superbe jeu offensif, le Calédonien réussit à monter à la 71e place mondiale en octobre 1973. En Grand Chelem, il a atteint les quarts de finale de l’Open d’Australie en 1972. Mais son plus grand exploit en tournoi majeur eut lieu à Roland-Garros, lorsqu'en 1973 il élimina au deuxième tour l'Espagnol Manuel Orantès, l'un des meilleurs terriens de l'époque - il sera finaliste à Roland-Garros l'année suivante.

"Si j'avais eu le talent de 'Bill', j'aurais été champion du monde"


Ses autres résultats notables sur le circuit sont une finale à Hobart (Australie) en janvier 1972 et une demi-finale à Nice en avril 1973. Des performances qui lui ont valu de porter à deux reprises le maillot de l’équipe de France en Coupe Davis, où il prit son surnom : "Bill". Il y remporta deux doubles, face à la Norvège avec Jean-Baptiste Chanfreau en 1973, et contre le Portugal avec Jean-François Caujolle en 1974. "Si j’avais eu le talent de "Bill", j’aurais été champion du monde" a dit de lui un jour Pierre Darmon, ancien n°1 français et finaliste à Roland-Garros en 1963.

De retour en Nouvelle-Calédonie, Wanaro a transmis sa passion du tennis en créant un centre d’entraînement avec Gérard Winter. Devenu animateur de la ligue dans les années 1990, le grand champion a hélas été victime de deux AVC. 

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