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Mon premier souvenir de "Roland"

Par La rédaction de Roland-Garros.com   le   mardi 31 mai 2016
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On a tous une histoire avec Roland-Garros, un premier souvenir remontant à l'enfance - ou à plus tard ! Voici ceux des membres de l'équipe de Roland-Garros.com. Et vous, quel est votre tout premier souvenir de Roland-Garros ? Répondez-y sur les réseaux sociaux avec le #RGMemories.

Emmanuel Bringuier

Mon premier souvenir de Roland-Garros, c'est la couleur de la terre battue, un orange très marquant, strié de blanc. La télévision, souvent éteinte chez moi, était tout le temps allumée durant Roland-Garros. On la regardait d'un œil distrait, car il faisait beau dehors et le jardin était plus attirant. Mais parfois, la journée tournait à la cohue, une cohue ponctuée du cris de mes frères quand un joueur français gagnait. Je ne comprenais rien à ce qu'il se passait à l'écran, je ne me rappelle plus d'ailleurs qui jouait, mais je regardais, car tout le monde semblait heureux. Avant de m'y intéresser définitivement...

Sylvain Cazaux

Mon premier souvenir de Roland-Garros ? La victoire surprise de Michael Chang contre Ivan Lendl en huitièmes de l'édition 1989 - même si l'enfant que j'étais a longtemps pensé qu'il s'agissait de la finale ! J'ai 11 ans ; je suis le match de bout en bout avec mon père à la maison. Contrairement à tous mes amis, je suis fan de l'homme de glace tchèque. A posteriori, je ne sais pas trop pourquoi... Peut-être sa tenue et sa raquette argentée, avec laquelle je jouais à l'époque... Tout se passe comme prévu, la hiérarchie est respectée, mais soudain, le scenario déraille. Le petit bonhomme continue de courir inlassablement sur toutes les balles, renvoie tout, sort des coups improbables comme son service à la cuillère. Lendl est à bout. Sur la balle de match, Chang s'avance tout près du carré de service sur la deuxième balle du Tchèque, qui craque définitivement. Ce match a été tellement surréaliste que j'en suis sorti avec des sentiments mitigés. Mais ce jour-là, j'ai compris que le tennis n'était pas qu'une affaire de technique, que les matchs se gagnaient et se perdaient dans les têtes. Ce jour-là, l'homme de glace s'est liquéfié...

Alexandre Coiquil

Roland-Garros 1998, toute une histoire. Mais la première de toutes. Prélude à la Coupe du monde de football, le tournoi parisien a fait la part belle au tennis espagnol et à ses spécialistes de l'ocre. Moya et Corretja se retrouvent en finale. Il n'y a pas match, le Majorquin est trop fort. Un dernier slice de revers trop long au retour du Catalan et Moya se retourne, s'accroupit et se jette dos à terre sur l'ocre. Un homme se précipite sur lui : c'est Corretja. Il vient de perdre Roland-Garros mais il est heureux. Il est heureux que son ami ait gagné. C'est magnifique à voir. Le soleil se lève et Pelé remet la coupe des Mousquetaires à Moya. Le joueur de Majorque est beau et il brandit la coupe vers le ciel. Je suis conquis, ce sera le tennis.

Estelle Couderc

Je n'ai pas particulièrement de premier souvenir. J'ai l'impression que Roland-Garros a bercé mes printemps depuis toujours. Quand j'étais petite, je n'étais pas particulièrement fan de tennis et la finale avait toujours un goût amer. Chaque année, nous avions une fête de famille début juin et cela tombait systématiquement en même temps que la finale messieurs. J'étais avec tous mes cousins, je n'avais qu'une envie : jouer avec eux. Mais dès que les échanges débutaient, ils stoppaient tout pour se mettre devant la télé ! Le plus drôle, c'est que l'année où Yannick Noah a gagné, cette fête avait eu lieu chez moi. Je m'en souviens très bien, mais pas comme d'un souvenir incroyable ! C'est seulement plus tard, en revoyant les images, que j'ai pu mesurer toute l'émotion de ce jour-là.

Florian Le Moigne

Mercredi après-midi devant la télé, mes parents sont au travail et je n'ai pas école. Je découvre Roland avec mes yeux d'enfant, estomaqué par la puissance du colosse Thomas Muster. Au delà de son jeu, ce sont ces cris sortis tout droit des cavernes qui me restent en tête. Son abnégation et sa détermination me font comprendre à quel point cette terre battue est exigeante ! Le début d'une longue histoire d'amour avec "Roland" faite de fins de matchs épiques à la tombée de la nuit et de moments magiques...

Julien Pichené

Dimanche 5 juin 1983, vers 17h35 je crois. Comme la France entière, ma famille suit la finale entre Yannick Noah et Mats Wilander. Et heureusement que ma maman m'a proposé d'arrêter de jouer aux Lego au moment de la balle de match. Aurais-je été un fan de tennis sans ce souvenir si marquant ? Je me souviens d'ailleurs de mon impression. Quand Noah suit son service au filet et se retourne en s'agenouillant pour regarder la balle de Mats Wilander sortir, j'avais cru comprendre, du haut de mes 4 ans et demi, qu'il voulait faire une volée dos au filet... Ce n'était pas le cas bien sûr, mais j'avais été terriblement impressionné.

Myrtille Rambion

1999. Pour moi "le" grand cru de Roland. Le Noël suivant, j'ai demandé comme cadeau à mes grands-parents la VHS de la finale dames ! Le scénario totalement dingue. La "Ola" de Steffi avec le public. Son "On joue au tennis ou on prend le thé ?" à l'arbitre. Le service à la cuillère et les larmes de Martina. Puis les trois petits bonds de Steffi sur le podium et son "I feel french".  Et puis, avec le recul : Andre et Steffi. C'est Bogart et Bacall. Pour moi, "Roland" c'est ça : l'émotion.

Amandine Reymond

D'aussi loin que je me souvienne, la télévision était toujours allumée chez mes parents pendant la quinzaine de Roland-Garros, contrairement au reste de l'année. Si mes premiers souvenirs de ce tournoi sont un peu flous et se mélangent, je me rappelle quand même avoir vu jouer Edberg, Agassi mais aussi Courier ou Bruguera. C'est d'ailleurs leur finale de 1993 qui m'avait donné envie de commencer à jouer au tennis. Je ne me souviens plus exactement du scénario du match mais j'ai en mémoire des échanges longs, de purs terriens et surtout le discours de Jim Courier, qui avait été assez drôle malgré sa défaite "L'année dernière je parlais comme une vache espagnole, cette année j'ai joué contre une vache espagnole", en français dans le texte. Après cela, je n'ai plus manqué une édition de Roland-Garros.

Jean-François Rodriguez

Mon premier souvenir ? Chang - Lendl à la télé, le service à la cuillère, la double faute sur la balle de match avec Chang dans le carré de service, la tête du grand Ivan qui n'en croit pas ses yeux et le tableau que je complétais à la main en attendant le retour de mon père, le soir, ravi à l'idée de partager avec lui ce que je venais de voir ! Et pour mon premier tournoi sur place, en 1993, un Guillermo Perez Roldan - Andrei Medveded de quatre heures suivi en entier sur le court n°2, sous le soleil !

Vincent Rubio

C'était en 1983. Je n'avais pas 10 ans. Comme beaucoup de petits Français, j'étais dingue de Yannick Noah et de ses exploits à Roland-Garros. Une image reste particulièrement gravée dans ma mémoire et que personne en France de ma génération n'a oublié : l'ultime service-volée de Noah et le retour trop long de Mats Wilander en finale. Noah qui tombe à genoux sur le sol rouge (je ne savais pas encore que c'était de la terre battue) puis qui court étreindre son père avant de soulever la coupe des Mousquetaires.

Fiona Todeschini

J'ai commencé à entendre parler de Roland-Garros avec la naissance du phénomène Nadal, dans les années 2005-2006. Je ne comprenais pas grand-chose au tennis, mis à part que c'était une sorte de ping-pong géant, mais la passion et l'intégrité de Rafael Nadal lors de ses victoires à Roland-Garros m'ont donné envie d'en être moi aussi. Dans la foulée de sa victoire contre Federer en 2007, je suis partie en stage de tennis pendant les vacances d'été et j'ai adoré !

Guillaume Willecoq

Week-end chez mon oncle, la télé branchée sur la finale de Roland-Garros. On est en l'an 2000. Je n'y connais rien en tennis, je ne connais pas non plus les deux gars à l'ouvrage sur le court, un dénommé Kuerten contre un certain Norman. Je ne comprends pas les règles, mais je suis fasciné par la dramaturgie en cours. Le commentateur n'a de cesse d'annoncer des balles de titre pour Kuerten, mais le match se prolonge, se prolonge encore. Moi je viens du hand, sport balisé par un chronomètre qui, quoi qu'il arrive, signe la fin des débats au bout de 2x30 minutes. Là, il n'y a pas d'horloge pour décréter la fin du match. Il faut qu'un des deux joueurs y mette lui-même le point final. Kuerten y parvient finalement... 45 minutes de baston supplémentaires après sa première balle de match, à sa 11e occasion. Je n'ai pas conscience d'avoir vécu un moment d'Histoire du tennis. Mais j'ai aimé ce que j'ai vu et je reviendrai au tennis - définitivement cette fois - un an plus tard, toujours à "Roland", toujours avec Kuerten.

Gustavo Kuerten Roland-Garros
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