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Mary Pierce : "A "Roland", mon rêve est devenu réalité"

Par Myrtille Rambion   le   mardi 31 mai 2016
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Dernière Française sacrée à Roland-Garros, Mary Pierce n'a rien oublié des émotions qu'elle a ressenties au moment de la victoire, en 2000. Sans oublier ses deux autres finales dans un stade qu'elle connaît depuis l'adolescence. Rencontre.

Il y a quelque chose de particulier dans l'air à Roland-Garros, vous êtes d'accord ?
(sourire) Oui, c'est vrai que quand je viens ici à "Roland", je me sens chez moi. Je suis bien... J'ai tellement de bons souvenirs ici et j'y ai passé tellement de temps, depuis de nombreuses années... Ça fait toujours plaisir de revenir.

Avec un peu plus de quinze ans de recul sur votre titre, est-ce un souvenir toujours aussi présent ? Ou bien l'image qu'il vous reste a-t-elle quelque peu changé avec les années ?
Non, ça ne change pas du tout, en fait. Ça reste toujours dans mes souvenirs et je pense que ça ne va jamais changer (sourire).

Quelles images de Roland-Garros ou quelles sensations vous reste-t-il ?
J'ai tellement de souvenirs à Roland-Garros ! Les images qui me reviennent, c'est... Je repense en fait à quand je suis arrivée ici la première fois à l'âge de 13 ans, pour m'entraîner au CNE (le Centre national d'entraînement, ndlr). Je repense à mon premier Roland-Garros, à 15 ans. Je pense à ma première finale en 1994. Je pense bien sûr à quand j'ai gagné ici, en 2000 : toute la quinzaine, toutes les émotions... Je repense à la finale de 2005, à ce que cela représentait d'être revenue après avoir été blessée à 30 ans, quand tout le monde croyait que j'étais finie. Voilà, c'est tout ça à la fois. C'est beaucoup... (sourire) Et c'est super.

Vous évoquez votre finale en 2005 : à ce moment-là, pour votre deuxième carrière en quelque sorte, il s'est également passé quelque chose de très fort avec le public...
Je pense que ma relation avec le public a changé quand moi personnellement, j'ai changé. Quand j'ai rencontré le Seigneur, à 25 ans, je pense que ce changement en moi a fait la différence entre moi et tout le monde. Les journalistes, le public, mes fans, mon entourage... Et c'est vrai que pour moi, ces émotions que j'ai vécues sur le terrain, ce sont les moments les plus beaux, les plus forts. Le Central, rempli, les émotions avec les fans, le public... Ces matchs qu'on a vécus ensemble, cette finale en particulier, c'est extraordinaire.

"Avant la finale, des papillons dans le ventre"

Une question à laquelle peu de personnes peuvent répondre : qu'est-ce que cela fait d'entrer sur le court Central de Roland-Garros avant une finale ?
(rires) Il y a beaucoup de choses qui se passent à la fois. On a des papillons dans le ventre, on ressent beaucoup d'émotions, on essaie de rester calme, de respirer... C'est la finale mais en même temps, on essaie de ne pas penser à l'événement. On essaie de se dire que c'est juste un match comme les autres. Mais d'un autre côté, on se dit que c'est la finale, justement ! On veut tout donner... En fait, au moment où on rentre sur le terrain, il faut être capable de juste apprécier le moment, de rester dans l'instant même, de ne pas trop anticiper ce qui peut se passer ou ce qui va se passer... Voilà, juste être la plus calme et la plus sereine possible.

Et cet instant juste après la balle de match, qu'avez-vous ressenti ?
L'instant où l'on gagne, il y a tellement d'émotions à la fois... On se dit : "Ça y est, je l'ai fait". C'est du soulagement aussi d'avoir finalement gagné le match. On se dit : "Je ne peux pas le croire, c'est incroyable". C'est un regard vers mon équipe... Et puis ce sont toutes ces années de douleur, de souffrance, de transpiration, de larmes, de tout... Tu revois tout ce que tu as vécu et traversé pour vivre ce moment qui est là. C'est tellement satisfaisant. C'est la récompense de tout le travail et de toutes ces années.

Aujourd'hui, quand vous voyez à côté de votre nom : "gagnante de Roland-Garros 2000", qu'est-ce que cela suscite en vous ?
C'est incroyable ! (elle marque une pause) C'est vraiment incroyable pour moi de penser que mon nom sera toujours là, gravé pour l'histoire du tennis, du tennis français... C'est mon rêve dans le tennis qui est devenu réalité.

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