En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et/ou réaliser des statistiques de visites.

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.

Alex Corretja : "Ma défaite contre 'Guga' en finale me hante encore"

Par Amandine Reymond   le   lundi 30 mai 2016
A | A | A

Finaliste malheureux à deux reprises à Roland-Garros (1998, 2001), Alex Corretja, également demi-finaliste en 2002 et quart de finaliste en 1999 et 2000, entretient une relation passionnelle avec le tournoi parisien. Désormais commentateur et, à l'occasion, entraîneur (on se souvient de ses trois années passées au côté d'Andy Murray), cet habitué du prix Orange décerné au joueur le plus sympathique dans les années 1990 revient chaque année avec plaisir à Paris. Entretien.

Que représente Roland-Garros pour vous ?
Je porte ce tournoi dans mon cœur. C’est là où je me suis le mieux senti en tant que joueur parce que je me rendais bien compte qu’il était très difficile de me battre ici. Mais en même temps, je sentais qu’il me manquait un coup vraiment fort comme certains de mes collègues qui avaient un service plus efficace ou un coup droit plus puissant. Moi, j’avais vraiment besoin que les conditions climatiques soient bonnes et qu’il fasse chaud parce que la balle rebondit plus haut. Je pouvais alors jouer de façon plus agressive mais dès qu’il y avait du vent ou que c’était humide, j’avais plus de mal parce que je manquais un peu de puissance.

Quels sont vos souvenirs les plus forts à Roland-Garros - bons et mauvais ?
Forcément, je garde de très bons souvenirs de Roland-Garros, mais j’y ai aussi connu des défaites dures à encaisser. Surtout celle contre Gustavo Kuerten en finale en 2001. Contre Carlos Moya en 1998, je n’avais pas eu la moindre occasion mais contre "Guga", j’avais un set d’avance et, dans le deuxième set, j’ai eu cette balle de break à 5-5, sur laquelle j’ai laissé échapper un revers long de ligne qui me hante encore quinze ans plus tard. C’est une vraie blessure de ne jamais avoir gagné le tournoi car j’ai énormément travaillé pour mais j’ai donné tout ce que je pouvais alors je n’ai pas de regret.

De quoi êtes-vous le plus fier ?
Je suis fier du nombre de matchs que j’ai gagnés à Roland-Garros, je crois que jusqu’à l’an dernier Nadal était le seul Espagnol à avoir gagné plus de matchs que moi à Roland-Garros et pourtant beaucoup de mes compatriotes ont gagné le tournoi. J’ai au moins atteint les quarts de finale pendant cinq années consécutives et j’ai disputé deux finales. Mais j'échangerais volontiers quelques victoires contre un titre !

"Les gens me traitent comme si j'étais un champion du tournoi, ça fait chaud au coeur"

Quelle relation entretenez-vous avec le tournoi aujourd'hui ?
J’ai vécu des moments un peu compliqués lors de mes deux demi-finales parce qu’à chaque fois, j’ai joué contre un Français : Cédric Pioline en 1998 et Sébastien Grosjean en 2001. Mais je sens que le public me respecte beaucoup à Paris. J’ai une très bonne relation avec les gens. Même quinze ans après, quand je retourne à Roland-Garros, je sens que les gens m’apprécient et ils me traitent comme si j’étais un champion du tournoi, ça fait chaud au cœur.

Quel est votre meilleur souvenir du tournoi en tant que spectateur ?
Je viens à Roland-Garros tous les ans mais maintenant, c’est en tant que commentateur pour la télévision. Et mes meilleurs souvenirs sont d’avoir pu commenter les finales de Rafael Nadal et surtout d’avoir eu la chance de l’interviewer sur le court juste après sa victoire. Ce sont des très bons moments car on se sent très proche des joueurs à ce moment-là. En tant qu’ex-joueur, je sais ce qu’ils peuvent ressentir après les victoires, quelles questions poser. C’est un vrai privilège de pouvoir réaliser ces interviews.

Quel est le lieu que vous préférez à Roland-Garros ?
Moi, j’adorais jouer sur le court Suzanne-Lenglen, qui est un peu plus petit que le Philippe-Chatrier. J’aime beaucoup l’atmosphère qu’il peut y avoir sur ce court. Le Central est un peu plus froid, plus grand, le vent tourbillonne un peu plus. J’aime aussi le court n°1 qui est très particulier. On y ressent beaucoup le soutien du public.

Vous avez conseillé Andy Murray pendant trois ans, avez été capitaine de coupe Davis et vous êtes aujourd'hui commentateur pour Eurosport. Quel rôle préférez-vous, entraîneur ou commentateur ?
J’adore le tennis, j’aime conseiller les joueurs mais je n’ai pas envie d’être entraîneur à plein temps. Je veux pouvoir passer du temps avec ma famille et c’est difficilement compatible avec le rôle d’entraîneur. Cette année je suis à Roland-Garros pendant 15 jours avec Eurosport et c’est une super opportunité car je travaille à la fois pour Eurosport Espagne et Eurosport international. J’aime commenter, analyser… Je conseille aussi quelques jeunes joueurs à Barcelone mais je ne fais pas ça à plein temps.

Lire aussi : Li Na : "Roland-Garros en deux mots ? Difficile et romantique !"

Comments
Article suivant: Journée du développement durable à Roland-Garros ce lundi 30 mai
Articles Similaires