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Top 10 : ils/elles ont fait le doublé juniors/seniors à Roland-Garros

Par Julien Pichené   le   dimanche 29 mai 2016
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A Roland-Garros, les épreuves juniors existent depuis la moitié du XXe siècle (1947 pour les garçons, 1953 pour les filles). Alors que ces épreuves réservées aux 18 ans et moins ont débuté ce dimanche, revenons sur les (rares) lauréats du simple ayant réussi à confirmer ce titre chez les seniors.De Ken Rosewall à Stan Wawrinka, le tournoi n'en a compté que dix en plus d'un demi-siècle...

Ken Rosewall : le pionnier

(juniors : 1952 - seniors : 1953, 1968)

C'est bien connu, tous les records sont faits pour être battus. Bien avant que Rafael Nadal ne dépasse les six victoires de Björn Borg, il y a un autre record que l'on a longtemps cru intouchable : le doublé express de Ken Rosewall, vainqueur en 1952 chez les juniors et dès l'année suivante chez les "grands", à 18 ans. L'Australien aux 5 000 matchs (tournées professionnelles comprises) gardera le monopole de cette "doublette" à douze mois d'intervalle jusqu'à l'arrivée de Mats Wilander, qui le fera même encore plus jeune, à 17 ans et 6 mois. Ken Rosewall conserve tout de même le record du plus grand nombre d'années d'écart entre deux titres, quinze ans séparant son premier et son deuxième trophées parisiens.

Roy Emerson : le bourreau des Français

(juniors : 1954- seniors : 1963, 1967)

Détenteur du plus gros palmarès en Grand chelem (12 titres) avant d'être dépassé successivement par Pete Sampras, Roger Federer et Rafael Nadal (et en attendant vraisemblablement Novak Djokovic), cet Australien né dans une ferme du Queensland a tout gagné au moins une fois. Et à Roland-Garros, où on le voyait enchaîner tous ses services au filet avec la même énergie que sur gazon, il a privé la France de deux titres supplémentaires. En 1954, neuf ans avant de mettre fin aux espoirs de Pierre Darmon en finale, l'Australien avait empêché Jean-Noël Grinda de remporter deux fois de suite l'épreuve juniors.

Andres Gimeno : il fallait être patient !

(juniors : 1955 - seniors : 1972)

Loin de Ken Rosewall et de Mats Wilander, qui n'ont mis qu'un an à confirmer leur victoires chez les juniors, Andres Gimeno a lui arraché son seul et unique le simple messieurs 17 ans après. L'Espagnol a déjà le crâne bien dégarni quand il remporte l'édition 1972 ! A 34 ans, Gimeno s'estimait même trop vieux pour jouer sur terre battue et comptait d'ailleurs faire l'impasse sur le tournoi parisien. D'ailleurs, au moment de recevoir son trophée, il s'est dit "fou de joie comme un junior".

Mima Jausovec : cinq finales au total

(juniors : 1973 - seniors 1977)

C'est à Roland-Garros que cette enfant de l'ex-Yougoslavie a vécu ses plus belles heures. Mima Jausovec manque sa première finale juniors mais remporte la seconde, en 1973, quatre ans avant de remporter son seul et unique Grand chelem, à l'âge de 20 ans. Mais elle comptera finalement (beaucoup) moins de succès que l'autre grande espoir du tennis européen qui émerge au même moment, Martina Navratilova, et qui, elle, n'avait rien gagné les jeunes. Avant de tenter une reconversion dans la politique et d'être capitaine de l'équipe slovène de Fed Cup, Mima Jausovec jouera deux autres finales à Paris, en 1978 et 1983, mais Virginia Ruzici et Chris Evert ne lui ont laissé au total que sept jeux.

Hana Mandlikova : en battant Chris Evert au passage

(juniors : 1978 - seniors 1981)

Plus à l'aise sur surfaces rapides (elle a remporté l'Open d'Australie en 1980 et 1987, et l'US Open en 1985), la Tchèque (devenue depuis australienne) a tout de même laissé une trace plus que notable à Roland-Garros, où elle fait le doublé juniors/seniors en l'espace de trois ans. En 1981, elle ne perd qu'un seul set en route. En dominant Chris Evert en demi-finale, Hana Mandlikova, coiffée de son fameux bandeau rouge, créé une énorme surprise... même si son titre chez les juniors en 1978 avait déjà donné quelques indices sur ses capacités sur terre battue.

Mats Wilander : plus jeune que Rosewall

(juniors 1981 - seniors 1982, 1985 et 1987)

Le Suédois remporte le titre juniors en 1981 (sur le court n°1, dans l'ombre du sixième et dernier sacre de Björn Borg, qui a lieu au même moment sur le Central) en sortant Miloslav Mecir, Pat Cash et Henri Leconte. Cette année-là, il échoue aux portes du grand tableau, battu au dernier tour des qualifications par un inconnu colombien, Javier Restrepo. En ce printemps 1981, personne ne peut se douter que Mats Wilander prendra le relais de son illustre compatriote dès l'année suivante. En 1982, classé 30e mondial, inconnu du grand public, âgé seulement de 17 ans et 6 mois, Mats écarte pourtant Ivan Lendl, Vitas Gerulaitis et Jose Luis Clerc (en acceptant de remettre un point sur la balle de match, geste resté célèbre), avant d'épuiser Guillermo Vilas en finale. Deux autres victoires ont suivi, mais la première est assurément la plus folle.

Ivan Lendl : avec une wild-card dans le grand tableau comme récompense

(juniors : 1978 - seniors 1984, 1986 et 1987)

L'épreuve juniors nous permet souvent de découvrir en avant-première les grandes rivalités de demain. C'est ainsi que la finale 1984 avait été l'affiche d'un quart de finale de l'épreuve juniors en 1977, avec un Ivan Lendl et un John McEnroe se couvrant déjà d'insultes. John McEnroe prend le titre cette année-là, et Ivan Lendl l'imite en 1978, année où l'épreuve juniors est organisée avant les grands tableaux. D'ailleurs, une wild-card était réservée au vainqueur. C'est ainsi qu'Ivan Lendl a disputé (et perdu contre Jose Luis Clerc) son tout premier match sur le grand circuit, six ans pile avant cette monumentale finale remportée contre John McEnroe.

Jennifer Capriati : affaire bouclée lors de sa "deuxième" carrière

(juniors : 1989 - seniors : 2001)

Bébé championne, l'Américaine a écrasé tous les records de précocité en début de carrière. Jennifer Capriati n'a que 13 ans quand elle remporte l'épreuve juniors, et 14 ans, un an plus tard, quand elle devient la plus jeune demi-finaliste de l'histoire du tournoi. La machine s'enraye cependant très vite : perdue, écrasée par sa gloire soudaine, l'adolescente finit par faire la une des faits divers et quitte le circuit. Difficile alors d'imaginer Capriati remporter Roland-Garros ! C'est pourtant ce qui arrivera lors de sa deuxième vie, en 2001, au terme d'une finale pleine de suspens contre Kim Clijsters (1/6 6/4 12/10).

Justine Henin : l'évidence

(juniors : 1997 - seniors : 2003, 2005, 2006 et 2007)

Lauréate un an après Amélie Mauresmo, Justine Henin fait déjà montre d'un sacré caractère lorsqu'elle s'impose chez les juniors, en 1997. On remarque aussi son goût pour la terre battue et son magnifique revers à une main d'une efficacité et d'une rapidité redoutables. Il ne lui a fallu que deux ans pour confirmer dans le grand tableau (avec une victoire sur l'Américaine Lindsay Davenport), et six ans pour remporter le premier de ses quatre Roland-Garros .

Stan Wawrinka : le seul des années 2000

(juniors : 2003 - seniors : 2015)

Hommes et femmes confondus, le Vaudois est le dernier à avoir réussi le doublé, et le seul vainqueur des années 2000 à l'avoir fait. Vainqueur un an après Richard Gasquet et un an avant Gaël Monfils, Stan Wawrinka a toutefois dû attendre la trentaine pour remporter Roland-Garros, où son mental un peu fragile ne lui a pas permis d'être sur la liste des favoris avant 2013 et sa collaboration avec Magnus Norman. Ce parcours prouve qu'il n'est pas trop tard pour Gaël Monfils ou Richard Gasquet, qui ont tous les deux un an de moins que le vainqueur 2015.

Stan Wawrinka
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