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Stan, Svetlana, Simona et Samantha : rendez-vous en terrain connu

Par Jean-François Rodriguez   le   samedi 28 mai 2016
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Roland-Garros n'a plus de secrets pour eux : Stan Wawrinka, tenant du titre et vainqueur en juniors ; Svetlana Kuznetsova, championne 2009 et finaliste 2006 ; Samantha Stosur, finaliste 2010 et gagnante en double ; et Simona Halep, finaliste en 2014 et gagnante en junior... Le complexe de la Porte d'Auteuil leur a souri plus souvent qu'à leur tour. Est-ce que cela sera encore le cas en 2016 ?

Svetlana Kuznetsova (n°13)

Honneur à Svetlana Kuznetsova, tête de série n°13 et seule membre de ce contingent à compter deux finales à son actif. Battue en 2006 par la reine indiscutée de l'époque, Justine Henin, elle entame ensuite une montée en puissance qui la verra enchaîner un quart en 2007, une demie en 2008 et le sacre en 2009 après avoir battu les têtes de série n°1 et 2, respectivement Serena Williams et Dinara Safina, en quarts et en finale. Fan absolue de Roland-Garros, la Russe de 30 ans réussit à se frayer en deuxième semaine même au cœur de la saison 2012, sa plus mauvaise, la première qu’elle bouclera en dehors du Top 50 depuis 2002.

Malgré des blessures à la hanche gauche et au genou droit, et alors qu’elle est retombée au 28e rang mondial, elle se débarrasse au troisième tour d’Agnieszka Radwanska, tête de série n°2, avant de s’incliner en huitièmes contre une Sara Errani qui filera jusqu’en finale. On se souvient également qu'elle était toute proche - une amortie de peu dans le couloir sur balle de double break au troisième set - d'éliminer Serena Williams sur la route du titre en 2013. Son amour pour les Internationaux de France est tel qu’elle y a disputé à six reprises l’épreuve du double féminin, atteignant la finale de l’édition 2004 en compagnie d’Elena Likhovtseva. Après des victoires convaincantes sur Yaroslava Shvedova, Heather Watson et Anastasia Palyuchenkova (n°24), "Kuzy" semble déterminée à aborder sans aucune pression le prochain duel contre Garbine Muguruza. "C’est une grande joueuse. Elle joue vraiment à plat et de façon très agressive. La favorite, c’est elle parce que… elle est favorite. Je ne sais pas pourquoi, à vrai dire !"

Stan Wawrinka (n°3)

Le tenant du titre est le seul autre joueur de cette liste à figurer au palmarès du tournoi. Membre du cercle très étroit de joueurs ayant remporté Roland-Garros en juniors et en seniors, aux côtés de Mats Wilander, Ken Rosewall, Ron Emerson et Andres Gimeno et Ivan Lendl, Stan Wawrinka est aussi le seul avec Albert Costa à s’y être imposé après avoir été éliminé au premier tour l’année précédente. Cette statistique n’a rien d’anecdotique pour le Vaudois, qui n’a dépassé qu’une seule fois le quatrième tour en 11 participations en-dehors de l’année de son sacre. Car cette irrégularité n’est pas imputable à un quelconque désintérêt du protégé de Magnus Norman pour les Internationaux de France, un tournoi qui est vraiment cher à son cœur.

"C’est le tournoi du Grand chelem que je regardais tous les après-midis étant enfant. Le seul Grand chelem que j’ai joué chez les juniors et je l’ai gagné. Et puis Roland-Garros, c’est la terre battue, ‘ma’ surface depuis toujours. J’ai grandi dessus. Pour moi, la terre renvoie aux souvenirs d’enfance, quand je jouais tous les mercredis avec mon frère à cinq minutes de chez nous, dans le club du village d’à côté. Jusqu’à 18 ans, je n’ai joué que sur terre. Alors de gagner à Roland-Garros… c’est un aboutissement énorme." Une merveilleuse déclaration d’amour qui explique sans doute les ressorts de la démonstration effectuée l’an dernier en finale contre Novak Djokovic. Cette année, après s’être fait secouer au premier tour par un Lukas Rosol très entreprenant, Stan a aligné deux victoires en trois sets qui l’aideront à affronter dans les meilleures dispositions son duel face à Viktor Troicki.

Simona Halep (n°6)

Victorieuse du tournoi juniors en 2008, la Roumaine a perdu trois de ses quatre premiers matches à Roland-Garros avant de s’inviter, en 2014, à sa première (et seule à ce jour) finale en Grand chelem. Elle s’y est inclinée contre Maria Sharapova à l’issue d’un haletant combat en trois sets, tissant un lien particulier avec son tournoi préféré. Elle a certes craqué encore au deuxième tour pour son retour à la Porte d’Auteuil, en 2015 contre Mirjana Lucic-Baroni, mais son gros combat du troisième tour cette année contre l’étonnante Japonaise Naomi Nara l’a mise en confiance.

"L’an dernier ou il y a deux ans, je n’aurais jamais gagné ce match. Aujourd’hui, je me suis battue jusqu’à la fin et je suis ravie du résultat, a confié la 6e mondiale. A présent, je suis en deuxième semaine et je n’ai plus rien à perdre." Son prochain obstacle s’appelle Samantha Stosur, qui l’a éliminée au premier tour de l’édition 2010 puis au deuxième l’année suivante. La perspective pourrait ne pas paraître très réjouissante, mais Simona a justement étrillé l’Australienne en demi-finales du récent tournoi de Madrid, dont elle a ensuite remporté la finale aux dépens de Dominika Cibulkova.

Lire aussi : Simona Halep : profil bas, ambitions élevées

Samantha Stosur (n°21)

Peu de joueuses peuvent se targuer d’avoir accumulé deux demi-finales et une finale de Roland-Garros en quatre ans, sans même parler d'un titre en double précédemment (en 2006). Cette régularité en simple, "Sam" l’a connue entre 2009 et 2012, une période où elle aurait sans doute mérité de s’imposer sur la terre battue parisienne, son meilleur terrain d’expression en Grand chelem en termes purement statistiques (29 victoires pour 12 défaites). Mais elle est tombée chronologiquement face à Svetlana Kuznetsova et Francesca Schiavone, deux futures lauréates, et une Sara Errani sur un nuage.

Si elle est en perte de vitesse depuis deux ans, la joueuse de 32 ans a réussi à ré-enclencher une dynamique positive pendant la saison européenne sur terre, enchaînant une finale à Prague et une demie à Madrid. "Je me sens aussi bien qu’entre 2009 et 2012 à présent, a-t-elle indiqué après sa probante victoire en trois sets sur Lucie Safarova, finaliste de la dernière édition. Mais je ne vais pas trop penser au dernier match perdu contre Simona, ni me demander pourquoi j’ai encaissé un tel score (6/2 6/0)."

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La balle de match de Stosur face à la finaliste sortante Safarova
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