En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et/ou réaliser des statistiques de visites.

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.

Garbine Muguruza, l'ambitieuse

Par Myrtille Rambion   le   samedi 28 mai 2016
A | A | A

L'Espagnole, 4e mondiale, a atteint les quarts de finale de Roland-Garros ces deux dernières années. Opposée à la championne de l'édition 2009 Svetlana Kuznetsova, ce dimanche en huitièmes de finale, Garbine Muguruza n'entend pas en rester là.

Son prénom se prononce "Garbinié". Oublier ce tilde sur le "n" est bien la seule chose qu'elle pourrait vous reprocher. A part ça, où qu'elle se promène, la 4e joueuse mondiale n'est que sourire. Et petits pas de danse improvisés, dans un couloir du stade ou dans sa chambre d'hôtel. A l'inverse du visage qu'elle présente sur le terrain, un modèle de concentration absolue. Née à Caracas d'une mère vénézuélienne et d'un père espagnol, il y a 22 ans, la grande brune (1,82 m) n'a pas tardé à se faire également un nom sur le circuit.

"J'aime beaucoup Muguruza et son style de jeu très offensif, a ainsi souligné la championne de l'édition 2011, Li Na, de passage à Roland-Garros. J'ai le sentiment qu'elle peut accomplir de grandes choses. Et pourquoi pas ici cette année ?" Offensive, Garbine l'est pour sûr, avec ses grandes frappes à plat des deux côtés et son revers à deux mains qui fait mouche. Son adversaire en huitièmes de finale, la Russe Svetlana Kuznetsova, championne de l'édition 2009, en a bien conscience. "C'est une super joueuse, a-t-elle prévenu. Elle joue très à plat et pratique un tennis offensif. Elle sera favorite."

Lire aussi : Muguruza monte en puissance

 

"Je ne pense pas tellement à l'adversaire"

"Muguruza est une joueuse qui peut s'adapter à toutes les surfaces et qui, en plus, a un jeu pas vraiment 'à l'espagnole', elle ne met pas autant de lift, explique de son côté Arantxa Sanchez Vicario, trois fois sacrée à Paris. Elle peut se montrer très dangereuse." D'autant qu'elle a appris à dompter la terre depuis ses plus jeunes années, lorsqu'à l'âge de six ans, elle a quitté le Venezuela et déménagé en famille pour rejoindre l'académie Bruguera à Barcelone.

Marque des plus grandes : en quatre ans de présence sur le circuit professionnel, elle n'a cessé de progresser. Premier titre et première quasi-incursion dans le top 20 en 2014 (elle a fini la saison 21e). Puis une extraordinaire saison 2015 qui l'a vue atteindre le 3e rang mondial après avoir disputé la finale de Wimbledon et remporté le tournoi de Wuhan. De quoi légitimement nourrir des ambitions élevées. "Je suis toujours très concentrée sur mon jeu, annonce-t-elle. Je ne pense pas tellement à l'adversaire. Je suis quelqu'un de très ambitieux. Je veux toujours gagner. Et peut-être que je me mets de la pression, c'est vrai. Mais jusqu'ici, tout va bien."


Un coach français à la hauteur de ses ambitions

Histoire de joindre le geste à la parole et de se mettre en route vers le succès en Grand chelem, Garbine Muguruza a fait appel à Sam Sumyk, l'entraîneur français qui a notamment amené Victoria Azarenka au sommet et qui avait auparavant accompagné Gisela Dulko, Elena Likhovtseva ou Vera Zvonareva. "Sam est au top niveau depuis des années, analyse l'Espagnole. Il y a une raison à cela. Je voulais quelqu'un capable de me faire franchir ce dernier cap, de m'aider à devenir une meilleure joueuse. Il sait ce que j'ai besoin d'améliorer pour atteindre le top."

Une personne capable également de lui inculquer un nouvel état d'esprit. Essentiel pour enfin parvenir à ne plus connaître les sautes d'humeur qui, ces derniers mois, lui ont coûté des matchs. "J'ai changé, je ne pense plus à ce que j'ai réalisé l'an dernier (quart de finale, comme en 2014), indique Garbine Muguruza, parce qu'à chaque fois que je reviens dans un tournoi, personne ne s'en souvient. Les gens se rappellent peut-être que j'ai bien joué, mais c'est tout. Alors, on verra bien ce qui se passe cette année. Je suis ici, je suis motivée et j'espère bien être capable de rester jusqu'au dernier jour du tournoi." Son frère et ses parents, qui ont cette fois-ci fait le voyage avec elle, l'espèrent aussi. Et pas simplement parce qu'ils aiment Paris.

Lire aussi : Garbine Muguruza : "Hip hop, macarons et... 'Moi, Lolita' !"

Etoile montante : Garbine Muguruza, tout d'une grande

G. Muguruza c. S. Williams Temps forts 2T
Comments
Article suivant: Quel entraîneur pour Andy Murray ?
Articles Similaires