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Eux aussi font le tournoi : Bruno Slastan, responsable de l'entretien des courts

Par Estelle Couderc   le   lundi 23 mai 2016
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Chaque jour, nous vous présentons ceux sans qui Roland-Garros ne serait pas Roland-Garros. Parmi eux, Bruno Slastan, responsable de l'entretien des courts.

"Pas le droit de se rater"

"Sur une journée 'normale', on débâche les courts à 6h30. Il y a alors tout un tas d'opérations à réaliser sur la surface. On balaie s'il y a eu du vent la veille, on remet de la brique pilée, du chlorure de calcium... Tout ça est assez technique. A partir de 8h, nous devons être à la disposition des joueurs pour le practice. Puis, il y a le début des matchs à 11h et là, c'est surtout beaucoup de présence à assurer. Il faut attendre la fin du set pour intervenir, bâcher quand il pleut. Un passage en fin de set, c'est 1 minute 30 de concentration. Le reste, c'est de l'attente. Mais on sait qu'on n'a absolument pas le droit de se rater. La qualité des courts est primordiale. "

"La pluie fait partie du jeu"

"Les tournois ne sont jamais les mêmes, on ne sait jamais vraiment ce qui va se passer. J'ai attaqué mon 28e tournoi, mais c'est toujours aussi excitant ! Là, le début de tournoi est un peu pluvieux, on pourrait croire que c'est l'horreur pour nous, mais ça ne me dérange pas. Je trouve que ça fait partie du jeu. Les bâches font partie intégrante du tournoi."

Bruno Slastan, responsable de l'entretien des courts, est en pleine action

Roland-Garros et les autres !

"Tout le monde dit qu'en matière de terre battue, il y a Roland-Garros et les autres. On a donc forcément de la pression. C'est bien d'être en haut de l'affiche, mais il faut confirmer tous les ans. On se remet en cause, on commence très tôt à penser au tournoi, on essaie de mettre en place de nouvelles innovations pour aller plus vite ou être plus performants. C'est aussi pour ça que la machine fonctionne bien. En plus, on a la chance de côtoyer les joueurs. Nadal ou Djokovic ne sont pas devenus des amis, mais je les connais bien. Djokovic était même venu à un concert d'AC/DC avec moi l'année dernière ! Que ce soit avec l'équipe, avec les joueurs, avec tous ceux qu'on croise pendant le tournoi, ce que je recherche, c'est l'humain. Discuter, voir des gens qui viennent d'un peu partout. C'est ça qui m'intéresse."

Le "Philippe-Chatrier" dégage vraiment quelque chose

"J'adore le matin à 6h15. Il n'y a personne et on voit vraiment le stade qui se réveille. Le court Philippe-Chatrier bâché, sans personne dans les gradins, est toujours aussi incroyable. Je suis là depuis longtemps, mais je suis toujours aussi impressionné. Il y a un véritable truc, le Central dégage vraiment quelque chose ! C'est le court que je préfère, mais il y a d'autres endroits intéressants. Derrière le court Suzanne-Lenglen, l'enfilade de courts, côté gauche, est très belle. Quand les hommes de courts les noient le soir, qu'on les voit alignés en train d'arroser, c'est magnifique.
Roland-Garros représente, non pas toute ma vie, mais quelque chose de très fort pour moi. Le tournoi est difficile à vivre par moment, je pense notamment aux cérémonies de remise de prix, mais c'est une pression positive. Le jour où je ne l'aurai plus, il sera temps que je parte."

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