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Wawrinka : "Roland-Garros, ma place dans l’histoire"

Par Guillaume Willecoq   le   samedi 26 mars 2016
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Joyeux anniversaire Stan ! Ce lundi 28 mars, le tenant du titre de Roland-Garros a 31 ans. Une bonne occasion - s'il en fallait une ! - de remonter presque un an en arrière avec lui. Les mots d'un champion.

Sa finale contre Novak Djokovic l’année passée

"Par rapport au niveau de jeu développé et à l’enjeu, c’est le match de ma vie. Je me suis même étonné parce qu’à la fin du deuxième set, j’avais l’impression de commencer à fatiguer physiquement, d’avoir des bobos un peu partout. J’avais du mal à croire que j’allais pouvoir tenir la cadence. Je me suis surpris par la manière dont j’ai fini le quatrième set, surtout quand j'ai commencé à me relâcher en revers et à pouvoir "envoyer" ce que je voulais. C'est une sensation de plénitude qui arrive très rarement, alors la voir survenir justement en Grand chelem, en finale, contre le n°1 mondial qui écrase tout depuis des mois, c'est juste énorme ! Le tennis est un sport extrême en termes d’émotions dans les deux sens, bons et mauvais côtés, et c’est incomparable d’arriver à proposer le meilleur de ce qu’on peut produire dans un moment aussi important."

Ce que Roland-Garros a changé

"Quand on gagne un Grand chelem, on gagne de la notoriété et de la reconnaissance, à la fois dans le milieu du tennis mais aussi auprès du grand public. C’est ce que m’a victoire à l’Open d’Australie m’a apporté. Tout le monde s’est mis à me regarder différemment. Mais en gagnant à Roland-Garros, c’est ma place dans l’histoire du tennis que j’ai gagné. Seulement 29 joueurs avant moi ont réussi à gagner deux Grands chelems dans leur carrière (rigoureusement exact, en presque un demi-siècle d’ère Open, ndlr). Quelque part, c’est étrange de me dire que j’ai à mon palmarès deux Grands chelems, plus une Coupe Davis et un titre olympique en double. Je n’attendais pas ça de ma carrière. Je ne m’attendais pas à être si fort."

Conférence de presse Stanislas Wawrinka / Finale

Le Big Four et lui

"Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray ont marqué l’histoire depuis dix ans. Ils ont tout gagné. Il ne faut pas y toucher. Je ne me mets pas en infériorité, je connais ma place : je suis quatrième mondial, il est donc évident qu’un des quatre est descendu au classement. Mais ils ont été surnommés ainsi pour ce qu’ils ont réussi à accomplir. Cela fait partie de leur histoire commune et on ne la réécrit pas. Je ne cherche pas à m’inscrire là-dedans. Je suis dans le top 4 ou 3 depuis deux ans, j’ai gagné deux Grands chelems, Nadal en a gagné un dans ce laps de temps, Federer et Murray zéro, et Djokovic le reste. Ma place est là, mais je ne cherche pas à toucher à cette légende. Je ne fais pas partie du "Big Four". Mais je sais que je peux battre n’importe lequel d’entre eux dans les grands tournois. Je le sais, parce que je l’ai fait."

De Stanislas à "Stanimal"

"Depuis 2014, j’ai vraiment changé de catégorie. Quand je commence à gagner et à avancer dans les tournois, il est rare que je fasse un mauvais match. Pour être franc, je ne pense pas pouvoir passer à côté d'une finale parce que, quand j'avance aussi loin, j’engrange tellement de confiance dans mon jeu que j’ai la certitude de bien jouer. En général, je ne flanche pas dans ces moments-là. Par contre, je sais que je peux être en danger dans les premiers tours." 

Sa victoire chez les juniors, en 2003

"Je me souviens de tout, depuis mon premier match sur le court 7 contre un Français, Josselin Ouanna. J’étais l’un des favoris du tournoi et j’avais perdu le premier set. Mais ensuite je n’en ai  plus perdu un seul jusqu’à la finale. Je bats Nicolas Almagro en demies et je joue Brian Baker en finale. Une finale étrange, qui va aux trois sets. Ce titre était un grand moment pour moi. C’est le seul tournoi junior que j’ai joué cette année-là… et mon dernier tournoi junior tout court. A cette époque, je me disais que ce serait super si un jour je pouvais revenir jouer ici dans le tableau senior. C’était ça, mon rêve à l’époque : jouer à Roland-Garros. Et maintenant je suis champion de Roland-Garros. C’est toujours difficile à croire."

Retrouvez notre dossier dédié à Stan Wawrinka dans le Roland-Garros Magazine de 2016, distribué avec le quotidien "Le Figaro" le dimanche d'ouverture du tournoi et en vente dans tous les kiosques du stade Roland-Garros durant la quinzaine.

Lire aussi : Colossal Wawrinka !

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