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Etoile montante : Alexander Zverev, le tennis dans les gènes

Par Amandine Reymond   le   jeudi 24 mars 2016
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Parce qu’ils (et elles) sont jeunes et bourrés de talent ; parce que leur style de jeu, leur parcours ou tout simplement leurs affinités naturelles leur permettent de nourrir les plus grands espoirs sur terre battue en général, et à Roland-Garros en particulier ; Rolandgarros.com vous propose de suivre tout au long de l’année 20 étoiles montantes – 10 filles, 10 garçons – en lesquelles le tournoi croit tout particulièrement. Finaliste de Roland-Garros juniors en 2013 et passé à un point de faire tomber Rafael Nadal à Indian Wells la semaine passée, Alexander Zverev en fait évidemment partie.

Pourquoi lui ?

Parce qu’il est le joueur le mieux classé de la génération 1997. A un mois de fêter ses 19 ans, Alexander Zverev pointe déjà au 52e rang ATP, n°2 mondial des moins de 20 ans, quelques rangs à peine derrière Borna Coric. Demi-finaliste à Montpellier, quart de finaliste à Rotterdam et huitième de finaliste à Indian Wells, il fait une entrée remarquée dans la cour des grands cette saison. Demandez plutôt à Gilles Simon ce qu’il en pense. Déjà victime du jeune joueur allemand à Montpellier, le Français a de nouveau subi sa loi au troisième tour à Indian Wells.

Avec aussi des victoires sur Marin Cilic (13e) et Grigor Dimitrov (26e), "Sascha", son surnom, n’en finit plus d’impressionner. A un point près, c’était même Rafael Nadal qui rejoignait la liste de ses victimes de renom en Californie. De quoi rendre l’Espagnol dithyrambique à son sujet : "C'est clairement un numéro 1 mondial en puissance. Il possède tous les coups. Il est grand, sert bien en première et deuxième balle, a de belles frappes de fond de court, aussi bien en coup droit qu’en revers. Il a tout pour devenir une grand joueur."

Roger Federer ne s’y pas non plus trompé, lui qui fait régulièrement appel au prodige allemand pour lui servir de sparring-partner. "Il me propose souvent de m’entraîner avec lui, je ne sais pas vraiment pourquoi pour être honnête, mais il m’est d’une grande aide, raconte Zverev. Il me conseille sur la façon de me comporter sur le court et sur la meilleure manière d'appréhender les moments importants." 

Son profil

Si Roger Federer est "un modèle" pour Alexander Zverev, c’est avant tout à sa famille que l'Allemand doit ses facilités. Il faut dire qu’avec un père, Alexander Zverev Sr, ancien 175e mondial et actuel coach de son fils, une mère professeur de tennis et un frère, Mischa, lui aussi tennisman professionnel, Alexander Junior est parfaitement entouré... et a grandi dans les coulisses du grand cirque ATP, au fil de la carrière de ce frère aîné monté jusqu'au 45e rang mondial en 2009 et auquel il servait de sparring-partner sur les tournois dès ses 13, 14 ans.

Des fastes du Grand chelem au quotidien moins glamour du circuit Challenger, le parcours de Mischa aura permis à son petit frère d'appréhender très tôt tous les aspects de ce qui devrait être son univers professionnel (au moins) les dix prochaines années."On se soutient beaucoup l'un l'autre. Mischa m’a beaucoup aidé au moment de passer le cap des pros. Il est sur le circuit depuis si longtemps qu’il peut me conseiller et me renseigner sur les joueurs." S’il fait preuve d’un grand recul vis-à-vis de sa progression accélérée, l'adolescent le doit aussi évidemment à son entourage."Ils m’aident à garder les pieds sur terre, me disent ce qui est bon pour moi ou pas. Sans eux, sans mon frère, mon père, je ne serais pas là où j’en suis maintenant. C’est sympa d’être remarqué mais on sait tous très bien qu’il me reste beaucoup de travail devant moi - et devant nous - pour arriver à mon meilleur niveau."

Une grande partie de ce travail, effectué entre Hambourg, sa ville natale, Monaco, où il réside, et Saddlebrook, en Floride, concerne directement Jez Green, son préparateur physique qu’il a embauché lorsque ce dernier a quitté l’équipe d’Andy Murray en 2013. C'est que du haut de ses 1,98m pour 86kg, Alexander possède déjà des armes clés du tennis moderne - service redoutable et grosses frappes des deux côtés en fond de court. Pour autant, il manque encore de résistance et d’endurance et, sa croissance pas tout à fait terminée, présente un profil propice aux blessures. "On a beaucoup travaillé pendant l’intersaison. Beaucoup de musculation, de courses… Tout ce qui est vraiment difficile, on l’a fait ! Mais je sais que c’est loin d’être fini. Je suis encore en plein développement physique. Et je dois m’améliorer de ce côté-là pour être vraiment compétitif dans les Grands chelems face aux meilleurs." Son huitième de finale d’Indian Wells face à Rafael Nadal, lors duquel il est passé à un point de la plus belle victoire de sa carrière avant de craquer nerveusement et physiquement, devrait le conforter dans sa démarche.

Son parcours

Tombé dans le bain du tennis dès sa naissance, Zverev a rapidement emprunté les raquettes de ses parents devenus entraîneurs à Hambourg après avoir quitté la Russie en 1991."A un peu plus d’un an, je passais déjà mon temps à pousser une balle avec une raquette dans l’appartement, alors mes parents m’ont emmené avec eux sur le court, se remémore-t-il. Et à partir de cinq ans je jouais environ 30 minutes, 1h par jour. Mes parents travaillaient au club et ils finissaient tard et moi je leur disais ˝Allez, allons-y, allons jouer un peu˝ et ils acceptaient de jouer avec moi même s’il était 7 ou 8 heures du soir."

S’il a aussi pratiqué le foot et le hockey sur gazon dans son enfance, Alexander n’a pas hésité lorsqu’il a dû faire un choix à douze ans. Et sa rapide progression a conforté sa décision. Demi-finaliste de l'Orange Bowl U12, demi-finaliste des Petits As et de l'Orange Bowl U14, finaliste de Roland-Garros junior en 2013 (contre le Chilien Christian Garin, photo ci-dessous), il a toujours figuré parmi le peloton de tête de sa catégorie d'âge. Il quitte le circuit junior avant même ses 17 ans, sur un titre à l'Open d'Australie en janvier 2014. Et les résultats ne se font pas attendre longtemps. Dès le mois de juillet, Zverev, alors âgé de 17 ans et 2 mois, remporte son premier Challenger à Braunschweig (terre battue), en dominant Paul-Henri Mathieu en finale, avant de parfaitement profiter de la wild-card offerte par Michael Stich à Hambourg (ATP500) en y atteignant les demi-finales, suite notamment à une belle victoire sur Mikhail Youzhny, alors 19e mondial. Il poursuit sa progression en 2015, passant de la 131e à la 83e place mondiale, avant d’exploser en 2016 avec le début de saison qu’on lui connaît.

Ce qu’on peut attendre de lui dès cette année

Très déterminé, Zverev ne veut pas se fixer de limites mais il ne veut pas non plus se mettre trop de pression."Pour l’instant, je veux juste gagner des matchs. Evidemment, tous les enfants rêvent de gagner un Grand chelem. C’est évidemment ce pour quoi je travaille, mais on sait tous que le chemin pour y parvenir est très long", déclarait-il récemment. Dans l'immédiat, une première apparition en deuxième semaine paraît à sa portée. Et après avoir tourné autour ces dernières semaines, contre "Rafa" mais aussi Tomas Berdych (Marseille, Coupe Davis), son premier succès retentissant sur un "gros" n'est probablement qu'affaire de temps...

Le suivre sur Facebook : Alexander Zverev

Lire aussi : Borna Coric, "baby Novak" deviendra grand

 

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