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Schiavone, la lionne rugit encore

Par Guillaume Willecoq   le   lundi 22 février 2016
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Francesca Schiavone s’est imposée à Rio de Janeiro en ouverture de la saison de terre battue féminine. A 35 ans, 7 mois et 29 jours, la championne de Roland-Garros 2010 devient ainsi la quatrième joueuse la plus âgée à remporter un tournoi WTA... et la plus âgée tout court à remporter un tournoi WTA sur terre !

"J’ai écrit ce discours ce matin, peu importe le résultat du match ensuite, parce que je voulais partager ma joie avec vous. Aujourd’hui est un des grands jours de ma vie. Vos sourires m’ont accompagné cette semaine et je suis très émue d’être là, devant vous. Je me sens fière. C’est comme si j’avais terminé un chef-d’œuvre. A présent, je me sens libre. Libre de sauter dans tous les sens et de quitter cet endroit magnifique fière de ce que j’ai réalisé. C’était une semaine parfaite. J’ai sauvé une balle de match en quarts, j’ai gagné la finale après avoir perdu le premier set… C’est le scénario le plus trépidant."

A la voir bondir dans tous les sens sur le central du Rio Open, avant de déclarer sa flamme au public carioca directement en portugais, feuille de papier à la main, le doute n’est pas permis : Francesca Schiavone prend toujours un plaisir fou à jouer au tennis. L’Italienne a remporté au Brésil le 7e titre de sa carrière, le 6e sur terre battue… dont, évidemment, la pièce maîtresse représentée par Roland-Garros 2010.

La retraite n'est pas d'actualité pour la gagnante la plus âgée d'un tournoi WTA sur terre

Déjà à l’époque, la Milanaise brillait par sa longévité en étant alors la joueuse la plus âgée à ouvrir son palmarès en Grand chelem dans l’ère Open. Quelque six ans plus tard, son titre à Rio de Janeiro, en ouverture de la saison féminine 2016 de terre battue, fait d’elle, à 35 ans, 7 mois et 29 jours, la joueuse la plus âgée à remporter un tournoi WTA sur terre, et la quatrième toutes surfaces confondues, derrière Billie Jean King (39 ans et 7 mois à Birmingham, gazon, en 1983), Kimiko Date (38 ans et 11 mois à Séoul, dur, en 2009) et Martina Navratilova (37 ans et 9 mois à Paris Coubertin, moquette indoor, en 1994).

Durant la semaine, celle que ses compatriotes surnomment "La leonessa" ("la lionne", qualificatif né notamment de ses performances en Fed Cup, où elle est la recordwoman de matchs gagnés pour l’Italie) aura souffert devant Mariana Duque Marino au deuxième tour (6/4 4/6 7/5), sauvé une balle de match en quarts contre Cindy Burger (3/6 7/6(6) 6/3) et inversé le cours d’une finale mal débutée contre Shelby Rogers (2/6 6/2 6/2). Toujours généreuse à l’effort, "Cesca" a bien mérité ce septième titre. Et refuse toujours de parler retraite, elle qui reste capable du meilleur, en atteste sa victoire sur Svetlana Kuznetsova au premier tour de Roland-Garros l’année passée, lors de ce qui avait peut-être été le plus beau match du tournoi féminin, remporté 6/7 7/5 10/8 : "Le mot "retraite" ne fait pas encore partie de mon vocabulaire. J’espère que cette victoire sera une motivation pour la suite. Quand il sera temps, j’arrêterai. Est-ce que ce sera après un premier tour ou après un titre, je ne sais pas. Tant que j’ai d’aussi belles choses à vivre, je continue."

Cuevas, et de quatre

Tournoi combiné, le tableau masculin du Rio Open, un ATP 500, a vu le triomphe de l’Uruguayen Pablo Cuevas. Lui aussi l’aura bien mérité, après ses victoires au bout du suspense devant Rafael Nadal en demies (6/7 7/6 6/4) et Guido Pella en finale (6/4 6/7 6/4), pour quasiment six heures de jeu cumulées en à peine plus de vingt-quatre heures !

Révélé à Roland-Garros en 2008, où il avait remporté le double à la surprise générale associé au Péruvien Luis Horna, Cuevas compte à présent 4 titres ATP en simple – tous sur terre –, Rio succédant à Bastad et Umag en 2014, et Sao Paulo en 2015. Une bien belle "seconde carrière" pour ce récent trentenaire dont la carrière aurait pu s'arrêter en 2011, quand une lourde blessure au genou l'avait éloigné des courts durant près de deux ans.

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