En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et/ou réaliser des statistiques de visites.

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.

Andy Murray touche terre

Par Guillaume Willecoq   le   jeudi 03 décembre 2015
A | A | A

Souvent placé mais jamais gagnant sur terre battue jusque-là, Andy Murray a signé une campagne 2015 sur la surface de tout premier ordre. La Coupe Davis remportée à Gand le week-end dernier est le couronnement d’une saison riche aussi d’une demi-finale à Roland-Garros, de deux titres ATP et de 17 victoires en 18 matchs disputés.

Gaël Monfils, Nicolas Almagro, Fernando Gonzalez, Tomas Berdych, David Ferrer, Novak Djokovic et, par deux fois, Rafael Nadal : voici la liste, plutôt prestigieuse, des joueurs ayant réussi à battre Andy Murray à Roland-Garros. Autant dire qu’il faut être fort pour écarter l’Ecossais Porte d’Auteuil, sur la surface qui lui convient pourtant a priori le moins. Un peu comme Lleyton Hewitt en son temps – un joueur avec lequel il partage d’évidentes similitudes de palmarès – « Muzza » n’est pas à proprement parler un joueur de terre battue, mais il sait largement s’y défendre.

Il ne faut pas après tout oublier que le petit Andy, vite à l’étroit dans son Ecosse natale, est parti à l’adolescence s’aguerrir à Barcelone, sur la terre battue de l’académie Sanchez-Casal, comme deux futures championnes de Roland-Garros, Ana Ivanovic et Svetlana Kuznetsova, le firent sensiblement à la même époque.

Joueur intelligent, joueur de ‘main’, Murray avait les aptitudes nécessaires pour compenser le fait de n’être pas « né » sur la surface. C’est sur terre d’ailleurs qu’il ne tarda pas à remporter son premier titre international d’envergure chez les juniors, un Grade 1 en Colombie en 2003, prenant le dessus sur une armada de Sud-Américains. Depuis, il revient régulièrement à ce qui s’apparente chez lui à une surface d’adoption, comme lorsqu’il demanda à Alex Corretja, double finaliste de Roland-Garros, de l’accompagner sur le circuit entre 2008 et 2011.

Car il y a longtemps déjà que le meilleur joueur britannique depuis Fred Perry tourne autour d’une consécration ocre : demi-finales à Roland-Garros en 2011 et encore en 2014, demi-finale à Monte-Carlo dès 2009 et encore en 2011, demi-finale à Rome aussi en 2011… pour, à chaque fois, buter sur les seuls Rafael Nadal ou Novak Djokovic sur l’avant-dernière marche. Autrement dit, ce n’est pas d’hier que, même sur terre battue, mieux vaut être collègue d’Andy parmi le Big 4 pour prétendre l’arrêter. Ne manquait plus grand-chose dès lors pour transformer ce très estimable tableau en toile de maître.

La terre battue, statistiquement la meilleure surface en 2015 d’Andy Murray !

Outre la Coupe Davis conquise le week-end dernier à Gand, sur terre battue indoor – la première pour la Grande-Bretagne depuis 1936 – c’est toute sa campagne 2015 sur la surface qui mérite à ce titre d’être citée, avec un premier titre en carrière sur terre conquis du côté de Munich… avant d’enchaîner sur un second dès la semaine suivante, lors du Masters 1000 de Madrid, succès assorti d’un 6/3 6/2 sans appel asséné en finale au roi de la surface en personne, Rafael Nadal, qu’il n’avait jusque-là jamais vaincu sur ocre.

Encore demi-finaliste à Roland-Garros dans la foulée, Murray y résista longuement à Novak Djokovic, avant de concéder sa première défaite sur terre de l’année au cinquième set (6/3 6/3 5/7 5/7 6/1). La première… et la seule : suite à son sans-faute en finale de Coupe Davis contre les Belges (deux points en simple, mais aussi celui du double), le n°2 mondial termine l’année 2015 crédité de 17 victoires en 18 matchs joués sur terre battue, soit 94,4% de réussite. Il n’a pas fait mieux sur un quelconque autre revêtement, y compris le gazon chéri des Britanniques (93,3%). Et oui : en 2015, la meilleure surface d’Andy Murray était bien la terre battue.

Comments
Article suivant: Bilan de l’année 2015 pour le circuit masculin
Articles Similaires