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Bilan de l’année 2015 pour le circuit masculin

Par Nick McCarvel   le   mercredi 02 décembre 2015
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Il est impossible de prédire à quoi va ressembler une saison ATP. À chaque mois de janvier, à l’image d’une balle lancée par un joueur en plein service, plane sur le calendrier tennistique tout un cortège d’hypothèses et d’inconnues.

En miroir, à la fin d’un exercice, rares sont les joueurs qui parviennent à mettre tout le monde d’accord. Pourtant, en cette année 2015, Novak Djokovic a réussi à défier tous les pronostics en réalisant une performance globale proche de la perfection, sans doute l’une des plus abouties dans l’histoire de la discipline.

Mais le Serbe de 28 ans n’aura pas été le seul animateur de cette année 2015. D’autres que lui ont fait vibrer public et observateurs et il est grand temps de leur rendre hommage au moment de tourner la page.

La prestation magistrale de Novak
Quand les adjectifs ne suffisent plus, on peut se contenter des chiffres, a fortiori dans le cas du n°1 mondial. Djokovic a en effet conquis trois titres du Grand Chelem, disputé la finale du quatrième (à Roland Garros), remporté 82 matches sur les 88 qu’il a disputés, empoché 11 titres, entamé et bouclé la saison au 1er rang mondial et conclu la saison 2015 en signant sa quatrième victoire consécutive au Masters, ce qui lui permet d’afficher quasiment deux fois plus de points que son dauphin, Andy Murray (16 585, contre 8670). « Nole » a été particulièrement impressionnant en fin d’exercice, gagnant 26 des 27 matches joués depuis le début de l’US Open. Quant au seul revers concédé pendant cette dernière ligne droite, face à Roger Federer dans les poules du Masters, il l’a effacé quelques jours plus tard en finale de l’épreuve.

Si l’on a énormément spéculé sur les chances de voir Serena Williams signer un Grand Chelem, c’est finalement Djokovic qui s’en est approché le plus, avec son bilan stratosphérique de 27 victoires en 28 rencontres disputées en Majeur (une de plus que l’Américaine !).

Loin devant le peloton
Outre Djokovic, il n’est donc qu’un joueur à avoir connu le plaisir de remporter un majeur en 2015. Il s’agit bien sûr de Stan Wawrinka, auteur d’un parcours époustouflant à la porte d’Auteuil qui lui permet de signer un deuxième sacre en Grand Chelem en 18 mois. À 30 ans, le Vaudois est bien l’un des hommes forts de sa génération, comme il l’a prouvé à Roland-Garros. Après un succès net et sans bavure en quarts de finale sur sa majesté Roger Federer, il a livré, face à Nole dans le match décisif, un combat épique assorti de 60 coups gagnants. C’est même sur un revers long de ligne, son coup signature, qu’il a scellé la victoire devant le public du Philippe-Chatrier, infligeant au n°1 mondial sa défaite la plus significative de la saison 2015 et le privant du seul majeur qui manque encore à son palmarès.

Roger – et Andy – en mission
S’ils ne sont pas allés au bout en Grand Chelem, Federer et Andy Murray (tout comme un Rafael Nadal très amoindri) peuvent tout de même se contenter de leur prestation annuelle. Le maître de Bâle a certes subi deux revers douloureux en finale de Wimbledon et de l’US Open, mais son bilan de 63 succès pour 11 défaites, ses six trophées et ses trois victoires sur Djokovic constituent de vrais motifs de satisfaction. De son côté, Murray clôt cet exercice au 2e rang mondial, une première pour lui, notamment grâce à quatre sacres, 69 succès, un bilan de 19-4 en majeurs et une finale à l’Open d’Australie.

La lente résurrection de Rafa
C’est la première saison depuis 2004 que Nadal boucle sans ajouter au moins un titre du Grand Chelem à son tableau de chasse (sa série de cinq sacres consécutifs à Roland-Garros a été interrompue par Djokovic). Il est même retombé cet été au 10e rang mondial, un comble pour lui, mais le Majorquin a su trouver les forces pour finir l’année dans le Top 5. Après la blessure au poignet subie en fin de saison dernière, suivie d’une appendicectomie, le joueur de 29 ans pourrait bien avoir retrouvé sa meilleure forme. « 2016 sera comme un nouveau départ pour moi, a-t-il confié ce mois-ci à la presse. J’espère que les choses se passeront mieux qu’en 2015 ».

La prochaine génération
Qui seront les grands animateurs de la saison à venir ? 2015 a fourni une partie de la réponse mais les signaux n’ont pas toujours été très clairs. Kei Nishikori, Milos Raonic, Marin Cilic et Grigor Dimitrov ont montré qu’il faudrait compter très rapidement avec eux, mais ils ont parfois manqué de constance. En plus, ils ont vu fondre sur eux une horde de jeunes loups affamés.

Faut-il miser sur Borna Coric, 19 ans ? Ou bien sur Dominic Thiem, 20e mondial, l’un des jeunes les plus réguliers ? Il faudra également se méfier des Australiens Nick Kyrgios et Thanasi Kokkinakis, très incisifs, ainsi que de l’Américain Jack Sock, du Coréen Hyeon Chung et de l’Allemand Alexander Zverev, entre autres.

Double tremblement de terre
Si Djokovic a consolidé sa place sur le trône mondial en simple, on ne peut pas en dire autant de Bob et Mike Bryan, pourtant premiers du classement du double à 10 reprises sur les 12 dernières années. Vaincus en finale du Masters, ils ont laissé la place à leurs bourreaux, Jean-Julien Rojer et Horia Tecau, également titrés à Wimbledon. Pour les frères Bryan, comme pour Nadal, c’est la première fois depuis 2004 qu’ils échouent à conquérir un majeur pendant la saison.

Ils ont tiré la révérence
De nombreux joueurs ont décidé de raccrocher au cours de cette année 2015, notamment l’Américain Mardy Fish, ancien n°8 mondial, le Finlandais Jarkko Nieminen, ex n°13 mondial, et Robby Ginepri, quart-de-finaliste de l’US Open 2005.

Lleyton Hewitt a préféré prendre sa retraite devant les siens à l’occasion de l’Open d’Australie 2016. Double vainqueur d’un majeur, l’ancien n°1 mondial bouclera son illustre carrière à Melbourne, à l’issue de sa 20e apparition dans « son » tournoi du Grand Chelem. Il héritera dans la foulée du capitanat de l’équipe australienne de Coupe Davis.

79 ans d’attente !
S’il n’a pas réussi à accrocher un nouveau majeur, Murray a largement de quoi se consoler. Le leader de l’équipe britannique a réussi une merveilleuse saison de Coupe Davis conclue par le premier sacre du pays depuis 1936. Face à la Belgique, le champion olympique 2012 a directement contribué à la conquête des trois points requis, remportant ses deux simples et le double aux côtés de son frère Jamie Murray. Andy a gagné les huit matches de simples disputés en 2015 et il en est à 11-0 dans les matches à enjeu. En s’adjugeant les trois matches auxquels il a pris part à Gand, il est devenu le premier joueur à signer une telle performance en finale de Coupe Davis depuis Pete Sampras en 1995.

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