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Wilander : "Roland-Garros m'a fait grandir en accéléré"

Par Guillaume Willecoq   le   dimanche 07 juin 2015
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En son temps plus jeune lauréat d’un tournoi du Grand chelem, Mats Wilander a maintenant franchi le cap des 50 ans. Un demi-siècle d’existence largement rythmé, voire balisé, par son histoire avec les Internationaux de France. Naissance d’un champion, apogée et petite mort du sportif : le triple vainqueur du tournoi (1982, 1985, 1988) fait le récit d’une vie dont Roland-Garros serait le fil rouge. Et affiche un enthousiasme toujours juvénile.

Quel est votre tout premier souvenir de Roland-Garros ?
Ma première image de Roland-Garros est d’abord télévisuelle : c’est moi, gamin puis ado, regardant les finales de Björn Borg devant mon écran. Je ne suis plus très sûr d’avoir vu la première en direct, celle contre Orantès. Mais par contre je suis sûr de n’en avoir raté aucune des quatre suivantes. A l’époque il n’y avait que deux chaînes de télé en Suède, mais on ne ratait aucun match de Borg.

Il était quasiment le seul Suédois présent au plus haut niveau et, juste après lui, le pays engendre Wilander, Edberg et toute une flopée de membres du Top 10. C’est l’effet Borg ? Que représentait-il pour vous ?
Toute la Suède était fière de ce qu’accomplissait Björn. Il n’était pas à proprement parler une star. Il était au-delà de ça, trop grand pour tenir dans ce simple terme. Il était hors de portée, inaccessible. Pour nous, Suédois, il était le plus grand joueur de tous les temps, le plus dominant jamais vu sur les deux plus grands tournois du monde, Roland-Garros et Wimbledon. Tant pis s’il n’a jamais gagné l’US Open. A titre personnel, il n’était pas mon idole. Mes idoles avaient pour noms Connors, Nastase, ou quelques joueurs moins légendaires comme Panatta ou Vilas… Mais Borg… C’est encore un cran au-dessus. Il y avait quelque chose d’irréel en lui.

Lorsque vous participez à votre premier Roland-Garros, en 1981 chez les juniors, la figure tutélaire est encore là…
… et j’ai eu la chance de l’y voir jouer "en vrai". Cette année-là, je gagne le titre chez les juniors, alors qu’il s’agissait d’un sacré bon cru. Si ma mémoire est bonne, je bats Pat Cash, Miloslav Mecir et Henri Leconte pour remporter le titre. Je ne jouais déjà plus beaucoup les juniors. J’avais participé une fois à Wimbledon, l’année précédente, à 16 ans, pour une défaite au premier tour, et n’avais jamais joué ni l’Open d’Australie, ni l’US Open. Pour moi, c’était déjà une grosse victoire. Elle avait d’autant plus de saveur que je savais qu’il s’agissait de mon dernier tournoi de jeunes : avec mon entraîneur, Jan-Anders Sjögren, nous avions décidé que j’allais effectuer définitivement la bascule à l’issue de ce Roland-Garros. Et puis il y a donc ce souvenir, à l’issue de ma finale victorieuse en juniors, d’avoir quitté le Court 1 pour rejoindre le Central, et y voir le dernier set de la finale Borg – Lendl. Ce fut un très grand moment. Voir Björn Borg, en chair et en os, en train de gagner son sixième Roland-Garros : c’était la première fois que je le voyais en vrai sur le court de ses plus grands exploits, et c’était pour boucler le dernier set de la finale sur un 6/1.

"C'est comme ça que tout a commencé : un gamin se faisant traiter "de putain d'enculé" par Jimmy Connors"

Quand vous revenez l’année suivante, en 1982, Borg n’est plus là*. Qu’est-ce que cela changeait ?
Pour moi, pas grand-chose. Je savais qu’il y avait toute une histoire compliquée avec l’ATP et l’ITF. Ils s’étaient mis en tête de l’envoyer jouer les Qualifs de tous les tournois, mais je ne comprenais pas trop tout cela. Ce que je comprenais très bien en revanche, c’est que son absence chamboulait tout. Puisqu’il n’était pas là, tout le monde avait soudain une chance de gagner : Vilas, Gerulaitis, Clerc, Connors, Lendl… tout le monde, toutes ses victimes habituelles. Ce devait enfin être leur tour. Sauf qu’ils ont paniqué en me voyant débouler. (Il mime la stupeur, bouche grande ouverte, yeux écarquillés). Ils ne pensaient pas qu’un nouveau venu de 17 ans puisse leur faire ce coup-là. Depuis le temps qu’ils attendaient que Borg leur laisse la place… Et voilà qu’à peine débarrassés de Borg, ils se retrouvaient face à un autre Suédois impassible et increvable !

Mais vous, justement, est-ce que ce statut de nouvelle tête d’affiche du tennis suédois changeait quelque chose ?
Non, dans le sens où, malgré mon titre junior l’année précédente ou ma demi-finale à Rome à la veille du tournoi, personne ne m’imaginait en mesure de gagner le tournoi cette année-là. J’étais fier de représenter l’héritage de Borg, bien sûr, mais c’est tout. Cela s’arrêtait là. La pression, elle était sur les épaules des autres. Moi, j’ai fait ce que je savais alors faire le mieux : j’étais à l’aise sur terre, je n’étais jamais fatigué, et j’ai joué au même niveau depuis le troisième tour jusqu’à la finale. Cette absence de baisse de régime a fait que mes adversaires ont dû se croire en face du fantôme de Borg, et ils n’ont pas su gérer leurs émotions devant cette situation. Ils n’y arrivaient pas. Ils jouaient contre moi, mais pour eux ce devait être comme affronter un Borg junior, avec tous les mauvais souvenirs que ça leur rappelait derrière ! J’imagine que pour Guillermo en finale en particulier, ça a du ressembler à un cauchemar, comme de revivre les défaites précédentes face à Björn.

De votre côté, comment avez-vous vécu ce titre inattendu, dès votre première participation ?
Plus qu’une simple victoire, ce Roland-Garros 1982 marque mon passage à l’âge adulte. J’étais un gamin en arrivant et, au bout des quinze jours, j’étais devenu un homme. Pour être exact, ce tourbillon a débuté le dimanche, veille d’ouverture du tournoi. J’arrivais juste de Rome, où j’avais perdu en demies contre Gomez. Nous avions fait le voyage en voiture avec mon entraîneur, de nuit, en raison d’une grève d’Alitalia. J’arrive donc à Paris le dimanche matin… juste à temps pour foncer à Roland-Garros, où je devais m’entraîner pour la première fois de ma vie sur le Central. Là, surprise, le joueur qui m’attend de l’autre côté du filet est Jimmy Connors. Bien sûr, fatigue, voyage, tout ça… Mais lui, il s’en fiche. Nous avons tapé la balle durant une demi-heure, puis on a fait un set d’entraînement. Et voilà que je passe devant, je mène 4 jeux à 1. Et là Connors devient furax. Même à l'entraînement il ne supportait pas de perdre ! Il s’arrête, vient au filet et hurle en me pointant du doigt : "Tu es un putain d'enculé de merde !" ("fucking cock-sucker" en VO, ndlr). Je me suis tourné vers Jan-Anders : "Tu as entendu ça ?" "J’ai entendu, mais n’y prêtes pas attention !" Mais comment il voulait que je ne réagisse pas ? Putain d'enculé de merde… C’est comme ça que tout a commencé. Un gamin houspillé par Jimmy Connors. (Un silence, tandis que se forme un petit sourire revanchard) : Et après j’ai gagné Roland-Garros deux semaines plus tard. Ce tournoi m’a fait grandir en accéléré : il y a eu l’injure de Connors, la victoire sur Lendl – comment j’aurais pu battre Lendl ? Je ne pensais pas avoir la moindre chance ! Ce huitième contre Ivan a été le dernier déclic. Après ça, j’ai pensé que je pouvais battre Gerulaitis, et puis que je pouvais battre Clerc en demies, et puis que je pouvais battre Vilas en finale… Et puis j’ai gagné. C'est une victoire un peu irréelle, quelque part. Sur le moment je n'ai pas vraiment réalisé ce qui m'arrivait, d'ailleurs. Il m’a fallu du temps pour comprendre l’importance de ce que j’avais accompli.

"Yannick Noah était... différent"

L’année suivante, vous êtes aux premières loges pour assister à la victoire de Yannick Noah devant son public. Comment l’avez-vous ressentie ?
J’ai connu quelques défaites à l’issue desquelles je n’étais pas triste. Ce fut le cas en finale de l’Open d’Australie 1985 contre Stefan Edberg. Et puis il y a eu Yannick. Bien sûr, je pensais pouvoir gagner cette finale. J’étais le meilleur joueur du monde sur terre battue à l’époque. En un an, depuis la veille de Roland-Garros 1982 jusqu’à cette finale de Roland-Garros, je n’avais perdu que deux matchs sur la surface. Alors bien sûr, j’étais déçu de perdre ce match. Mais pas triste, non. Yannick était… différent. Pour de nombreuses raisons. Il mettait de la passion dans ce qu’il faisait. Il était toujours très agréable dans les vestiaires, plein de joie de vivre. Il était le premier à mettre l’ambiance dans les fêtes des joueurs. Il tranchait sur le circuit. J’ai su ensuite qu’on avait le même amour pour la musique. Il n’était pas uniquement joueur de tennis… ce qui ne l’empêchait pas d’être déjà un excellent joueur bien avant sa victoire à Roland-Garros. C’était quelqu’un de cool. Alors quand le soir même de la finale, nous nous sommes croisés dans ce night-club, le "Duplex", il n’y avait pas de tristesse chez moi. J’avais perdu contre un chic type. Et quand quelqu’un joue mieux que moi, je ne vois pas où est le problème. Il avait mérité sa victoire. Bien au contraire : rétrospectivement, j’ai appris beaucoup de ce match, de la manière dont Yannick évoluait sur terre. J’ai compris en le voyant jouer que je ne pouvais pas me contenter de gagner en fond de court, que je laissais trop d’options intéressantes de côté. Le slice, le chop, la montée à contretemps… Je lui dois un peu toutes ces choses qui m’ont permis de gagner encore six Grands chelems par la suite, malgré la forte concurrence de l’époque.

Vous décrochez votre deuxième couronne en 1985, contre un Lendl pourtant nettement favori…
Ce Roland-Garros 1985 est peut-être le plus important de tous mes titres. D’abord par la qualité des adversaires qui m’ont été proposé : Thierry Tulasne d’entrée, Boris Becker au deuxième tour, Tomas Smid en huitièmes, Henri Leconte en quarts, John McEnroe en demies… et enfin Lendl en finale. Un tableau incroyablement dur. Alors que Lendl avait dominé le premier set, c’est à l’occasion de cette finale que, pour la première fois, j’ai totalement changé de tactique, troquant mon jeu de fond de court pour monter au filet (Il roule les voyelles) : Enormément de montées au filet. Sur terre battue. A cette époque déjà, plus personne ne faisait ça parmi les terriens. Allez, Victor Pecci, peut-être ? Mais Pecci ne pouvait pas jouer du fond de court. Il était obligé de monter. Mais qu’un joueur réputé pour sa solidité en fond de court fasse soudain le choix de se ruer au filet sur terre… C’était tellement inattendu que ça a fonctionné. Cela n’empêche que j’ai ensuite dû attendre encore trois ans pour gagner un autre Grand chelem (rires) ! Mais j’avais choisi la bonne direction. Dans la bataille du fond du court, Ivan était devenu trop fort pour moi. Il commençait à m’infliger de sévères défaites à Roland-Garros, à l’US Open… Je perdais du terrain et je devais proposer autre chose. Et ça a marché.

Votre route a souvent croisé celle d’Ivan Lendl, en particulier à Roland-Garros, dont vous furent les deux figures marquantes des années 80. Comment viviez-vous cette rivalité ?
Ivan a été mon principal rival en carrière, l’adversaire le plus intéressant que j’ai pu croiser. Beaucoup de gens ont dit que nos matchs étaient très chiants mais, dans la tactique, c’était pour moi le plus grand des défis. D’abord parce que je n’avais rien à faire de ce que pensaient les gens, ensuite parce que c’est face aux meilleurs que le jeu prend toute sa saveur : affronter Ivan, affronter Vilas, ça voulait dire disputer des matchs longs, et donc avoir du temps pour réfléchir, penser stratégie, modifier des choses en cours de partie… C’était assez cérébral, en fait. Je me souviens avoir vu jouer Ivan dès 1978, aux championnats d’Europe juniors disputés en République tchèque, sur terre. Il concourrait chez les 18 ans, j’étais parmi les 14 ans. C’est la première fois que je l’ai vu jouer. Je l’ai ensuite retrouvé, trois ans plus tard, pas si loin de battre Borg en finale de Roland-Garros. Il a ensuite été le premier grand joueur que j’ai battu, sur la route de mon premier titre à Paris et, par la suite, nous nous sommes souvent affrontés dans des finales. A Roland-Garros, bien sûr, mais aussi sur gazon en Australie, sur dur à l’US Open, sur moquette au Masters… En gros, il était toujours le gars dans mon viseur, celui dont je savais que je devrais le battre si je voulais gagner quelque chose. Or dans la filière qui était la mienne en début de carrière, il était le plus fort. Il a donc représenté un challenge pour moi : soit je développais d’autres compétences, soit j’étais condamné à collectionner les plateaux de finaliste. C’est en cela que sa présence a été intéressante pour moi. Il m’a poussé à m’améliorer. Me dire aujourd'hui que je compte autant de Roland-Garros que lui, et que nous nous sommes partagés les victoires dans ce laps de temps, c’est une grande fierté.

Et vous, pensez-vous avoir été son principal rival ?
Je ne crois pas, non.

Malgré le fait que votre rivalité a été la seule à traverser ainsi la décennie, depuis la retraite de Borg jusqu’à l’apparition des géants des années 90, Sampras et Agassi ?
Ah oui, c’est vrai… Je n'avais jamais vu les choses comme ça. Peut-être. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il redoutait de m’affronter car il savait que je n’étais jamais fatigué, et que la journée allait être longue. J’allais remettre beaucoup de balles, l’obliger à quitter sa zone de confort. Il n’aimait pas me jouer, alors que moi j’adorais ça. La donne était simple : s’il jouait bien, il gagnait. S’il ne jouait pas très bien, j’avais ma chance. J’ai toujours eu beaucoup de respect pour Ivan. Bien plus que la plupart des gens ne lui en ont témoigné. C’est quelqu’un de bien.

"Je crois avoir gagné le respect des gens en vivant de la même manière le fait d'être sur le devant ou au fond de la scène"

En 1988, vous retrouvez un autre Français dans la dernière ligne droite : Henri Leconte. Mais cette fois, vous gagnez…
Dans un sens, c’est la plus attendue de mes sept victoires en Grand chelem. Tout le monde disait que j’allais battre Henri. C’est vrai que je traversais une faste période : j’avais déjà gagné l’Open d’Australie en début d’année et je sentais que je pouvais enchaîner sur Roland-Garros… d’autant que Lendl avait perdu assez tôt dans le tournoi contre Jonas Svensson, "Monsieur amorties". (Il mime le geste à blanc) Amorties, amorties, amorties ! Mais… J’ai toujours un peu de mal à analyser la finale. Les gens n’ont pas réalisé que si jamais Henri avait gagné le premier set – et il en était tout près – il y avait de fortes chances que le match parte aux cinq manches. Et là… qui sait ? Henri jouait extrêmement bien à cette époque-là. Et j’ai beau avoir fait un bon match, joué très solidement sur la durée des trois sets, Henri s’est écroulé de manière trop spectaculaire à partir du deuxième pour que je puisse dire que cela n’était dû qu’à moi.

Ce troisième titre est aussi la dernière fois où vous brillez à Roland-Garros. Vous n’aviez pourtant que 24 ans. Que s’est-il passé ?
Cela correspond à un cheminement, dans ma vie de joueur comme dans ma vie d’homme. Les choses ne peuvent pas rester immuables. On grandit, on perd des proches, on devient père à son tour… Les priorités changent et un match de tennis gagné ou perdu n’a soudain plus la même importance.

Il y a eu Lockerbie, aussi**…
Il y a eu Lockerbie. Mais je n’aime pas parler de ça. Des gens sont morts. Moi, j’ai eu de la chance. Toujours est-il que, depuis l’âge de quinze ans, le tennis était l’élément le plus important de ma vie. Mais, au fil du temps, mon moteur était passé de la notion de plaisir à celle de victoire, du résultat plus encore que la manière. Or, en devenant enfin numéro 1 mondial en 1988, j’avais atteint mon but. Je n’avais plus de motivation suffisante pour continuer dans cette voie. Je suis donc revenu à la source du jeu, du plaisir simple de taper dans la balle, la sensation presque… juvénile du joli point disputé. Le résultat n’était plus le plus important. Humainement, ce sont des années qui m’ont aussi construit. Elles sont une part importante de ma vie et de ma carrière, même si cela ne se quantifie pas en nombre de titres. J’ai beaucoup appris de ce passage du statut de vedette à celui de joueur comme les autres. J’y ai aussi vécu mon lot de moments forts. Et je crois avoir gagné le respect des gens en vivant de la même manière le fait d’être sur le devant ou au fond de la scène.

Alors… Si vous deviez retenir un moment marquant de ces derniers Roland-Garros où vous ne nourrissiez pas d’ambitions de victoire finale, quel serait-il ?
Le souvenir le plus sympa de mon parcours de joueur remonte justement à cette deuxième partie de carrière. La toute fin de ma carrière, même. C’était en 1995. J’avais perdu contre Wayne Ferreira sur le Suzanne-Lenglen, 8-6 au cinquième set. Nous avions joué pendant quelque chose comme cinq heures. J’étais cuit. Je n’ai pourtant eu que le temps de rentrer aux vestiaires, de prendre une douche, de remettre un short et un tee-shirt, et je repartais sur le court pour jouer un double avec Karel Novacek. Nous avons battu Tomas Carbonell et Francisco Roig, 14 jeux à 12 au troisième set ! J’étais épuisé. Je suis revenu aux vestiaires… et là tous les gars se sont levés et m’ont applaudi en lançant des "Bravo Mats !" J’avoue avoir eu le souffle coupé. Défaite au premier tour, victoire au premier tour… mais c’était cool, au-delà de la futile notion de résultat. Juste un moment unique que tous ces types autour de moi, en train de saluer "le vieux".


* En 1982, l’ATP et la Fédération internationale avaient instauré une règle obligeant chaque joueur à disputer un minimum de dix tournois dans l’année, en plus des Grands chelems. Or Björn Borg annonce un calendrier de sept tournois seulement en 1982. Le nouveau règlement l’oblige à passer par les qualifications à Monte-Carlo, avant que le Suédois ne mette fin au bras-de-fer en annonçant qu’il met un terme à sa saison. Et bientôt à sa carrière.

**Le 21 décembre 1988, Mats Wilander avait une place réservée sur le Boeing 747 de la Pan An qui s’écrasa au-dessus du village écossais de Lockerbie. Blessé au tibia, il avait finalement renoncé à prendre l’avion pour glaner quelques jours de repos supplémentaires.

Palmarès à Roland-Garros

Simple : vainqueur en 1982, 1985 et 1988. Finaliste en 1983 et 1987.
Double : demi-finaliste en 1985.
Juniors : vainqueur en 1981.

Et ailleurs

Vainqueur Open d'Australie 1983, 1984 et 1988
Vainqueur US Open 1988
Vainqueur Wimbledon en double en 1986 (avec Joakim Nyström)
Vainqueur Coupe Davis 1984, 1985 et 1987
Vainqueur Monte-Carlo 1983 et 1987
Vainqueur Rome 1987
Vainqueur Cincinnati 1983, 1984, 1986 et 1988
Vainqueur Key Biscayne (Miami) 1988

En 2012, Rafael Nadal réussit ce que l'on a longtemps cru impossible en dépassant Björn Borg. Septième victoire pour l'Espagnol.

Remettant à Rafael Nadal sa septième Coupe des Mousquetaires en 2012, celle qui vaut à l'Espagnol d'améliorer le record de Björn Borg.

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