En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et/ou réaliser des statistiques de visites.

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs.

Simon, Pouille... et Noah : trois générations sur le pont

Par Guillaume Willecoq (avec Sylvie Marchal)   le   lundi 25 mai 2015
A | A | A

2015, année des comptes ronds pour Gilles Simon : à 30 ans, le natif de Nice aborde son dixième Roland-Garros nanti du dossard de numéro 1 français. C'est seulement la deuxième fois qu'il arrive aux Internationaux en temps que leader du tennis national, après 2009. Un statut tout sauf anodin devant son public, et qu'il va tenter de faire respecter au premier tour face à un compatriote, le prometteur Lucas Pouille, 21 ans et conseillé par un certain... Yannick Noah.

Ce lundi après-midi, sur le court Philippe-Chatrier ou dans les box immédiatement attenants, trois générations de tennismen français vont être concernés par l'affiche opposant Gilles Simon à Lucas Pouille : l'actuelle, représentée par Simon, n°1 français et n°13 mondial ; la future, en la personne de Pouille, 21 ans et 90e à l'ATP ; mais aussi l'ancienne avec, en appoint du tandem composé par Pouille et son entraîneur Emmanuel Planque, un conseiller spécial du nom de Yannick Noah.

Depuis le mois de mars, le vainqueur de Roland-Garros 1983 collabore en effet avec l'ancien champion de France junior : "Il m'aide, il nous aide avec Manu, estime Pouille. Il vient de temps en temps nous voir, il sait ce qu'est la performance, il a tout gagné. Il peut énormément m'apporter." Ou, comme le dit Emmanuel Planque avec le sens de la formule qui fait mouche : "La différence entre Yannick et moi, c'est que, moi, je n'ai jamais joué une finale de Roland-Garros. Moi, je n'ai pas collé un 6-0 à Lendl en quarts de Roland-Garros !"

Simon : "Toujours l'un de nous qui fait un 'truc' à Roland-Garros"

Avec ses victoires passées sur Roger Federer ou Rafael Nadal, Gilles Simon aussi présente un certain standing face aux plus grands champions de son époque. Mais le numéro 1 français n'a jamais fait son terrain de jeu favori des Grands chelems en général (quart de finale à l'Open d'Australie en 2009), et de Roland-Garros en particulier (huitièmes en 2011 et 2013). Vainqueur à Marseille en début d'année, Simon a vu sa préparation parisienne tronquée par des douleurs aux cervicales l'ayant conduit à l'abandon à Rome, avant un forfait à Nice.

Pas de quoi cependant ébranler ses certitudes, lui qui compose avec cette gêne récurrente depuis longtemps : "Gaël, Jo, Richard ou moi, on sera tous là pour 'Roland' car on bosse dur pour ça. Ce tournoi est un tel objectif pour tous les joueurs français... Mais avant la quinzaine, c’est souvent comme ça, certains arrivent un peu sans repères et pourtant il y en a toujours un qui fait un truc." Cette année, il aimerait évidemment que son tour soit arrivé... à condition pour cela de ne pas se faire surprendre par l'association du "petit" Lucas et du grand "Yan".

Comments
Article suivant: Murray en pleine confiance
Articles Similaires