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Nadal, la force de l'habitude

Par Alexandre Juillard   le   mercredi 04 juin 2014
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Et soudain, David Ferrer s’est écroulé. Tout d’un coup. Et dans ces cas-là, Rafa n’est pas un tendre, il est même sans pitié. Et dire que pendant un set et demi, « Ferru » a tenu la dragée haute à un Nadal erratique. Pendant un set et demi, David Ferrer a prouvé qu’il était bien l’un des rares joueurs à pouvoir pousser le n°1 mondial dans ses derniers retranchements sur terre.

"On a très mal joué au premier set, avouait Toni Nadal, le tonton coach. Rien ne marchait, ni le revers, ni le coup droit, ni le service (15 fautes directes). Peut-être que Rafa était tendu car c’était le premier gros test du tournoi face à un David qui nous avait battu lors de notre dernière confrontation."

Tout d’un coup, malgré un set d’avance, la machine Ferrer s’est grippée. Lentement mais surement, et Nadal, trop heureux de sauter sur cette occasion en or, s’offre un grand bol d’oxygène en remportant le second set (6/4). Petit à petit, il règle la mire et dans le même temps, Ferrer coule à pic. L’octuple vainqueur de Roland-Garros gagne alors 11 jeux d’affilée, empoche le troisième set (6/0) sans faire une seule faute directe (contre 13 pour Ferrer). Et dans le quatrième set, il expédie les affaires courantes. Mais, sans manquer de respect à David Ferrer, il joue contre un fantôme, contre l’ombre du n°5 mondial.

"Honnêtement, je ne sais pas ce qu’il m’est arrivé, assurait Ferrer. Mais j’ai baissé les bras à la fin du second set. J’ai fais beaucoup trop de fautes directes (50 au total). Je n’ai pas été à la hauteur dans mon comportement, dans mon attitude. C’était une performance indigne d’un top 10 et je tiens à m’excuser pour les spectateurs qui ont payé leur ticket. Ce le genre de match, de jour, qui arrive une seule fois dans une carrière et je suis vraiment désolé que ça arrive aujourd’hui, en quarts de finales de Roland-Garros."

Tout ça a bien fait les affaires de Rafael Nadal, qui en a profité pour se qualifier à la 23e demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem de sa carrière phénoménale : "C’est rare que David fasse autant de fautes. Surtout après son excellent premier set. Moi, je ne suis pas content de mon revers aujourd’hui, j’ai fais trop de fautes, mais petit à petit, j’ai avancé dans le court et j’ai tout fais pour taper plus de coups droits. L’important, c’est d’avoir gagné contre un joueur aussi fort que Ferrer. Et maintenant, place à Murray, un autre candidat au titre. Et contre lui, je m’attends à un match énorme."

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