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    Actualités / Articles / Nadal, la septième merveille

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    C'est le moment de la photo d'après-match pour Rafael Nadal et Novak Djokovic.
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    Au terme d'une finale historique, disputée sur deux jours en raison de la pluie, Rafael Nadal est entré encore un peu plus dans le Panthéon du tennis. En battant Novak Djokovic 6/4, 6/3, 2/6, 7/5, l'Espagnol a conquis son septième titre à Roland-Garros. Il bat ainsi le mythique record de Björn Borg.

    Certes le dernier coup de ce match n'aura pas forcément été à la hauteur du sommet historique qu'a été cette 82e finale du simple messieurs des Internationaux de France. Mais cette double-faute frappée par Novak Djokovic après quatre sets et 3h50 de jeu étalées sur deux jours n'a pas empêché l'émotion de déferler sur Roland-Garros. Vainqueur de son septième titre Porte d'Auteuil, soit un de plus que Björn Borg, son 11e au total en Grand Chelem (comme Borg et Rod Laver), Rafael Nadal a été emporté par le vent de la victoire.

    Nadal : "Inoubliable"

    A genoux sur la terre battue du court Philippe-Chatrier, au pied de la tribune présidentielle, l'Espagnol est tombé à genoux, se prenant la tête dans les mains. Il est revenu vers le filet pour étreindre son adversaire vaincu et le réconforter. Puis après avoir profité de l'ovation du public, "Rafa" a gravi la tribune des joueurs pour se jeter dans les bras de son clan et notamment de son oncle et entraîneur Toni. Les embrassades ont été enflammées.

    "C'est un moment très spécial dans ma carrière, a-t-il confessé sur le podium, la Coupe des Mousquetaires donnée par Mats Wilander bien calée contre sa poitrine. Ça a été un privilège de jouer ici contre le meilleur joueur du monde. C'est incroyable de gagner encore une fois ici. C'est quelque chose d'inoubliable. C'est probablement le meilleur tournoi du monde."

    Nadal, le meilleur sur terre battue

    Nadal est, lui, sûrement le meilleur joueur de l'histoire sur terre battue. Ses 52 simples gagnés à Roland-Garros (pour une seule défaite, en huitièmes de finale contre Robin Söderling en 2009) en sont la preuve statistique. L'impression dégagée pendant tout ce tournoi, où il a été intouchable, puis au cours de cette finale, où Djokovic l'a poussé dans ses retranchements, en est une autre preuve.

    Ce dimanche soir, quand la pluie avait définitivement stoppé les débats à 18h52, le n°2 mondial était en grandes difficultés. En tête 6/4, 6/3, 2-0, il n'avait pu résister à l'ouragan serbe. Sur une terre battue ralentie par l'humidité et prenant moins le lift de Nadal, le n°1 mondial avait alors dicté l'échange. Bloquant Rafa côté revers, "Nole" distribuait le jeu avec son grand coup droit. Alignant huit jeux consécutifs, il revenait à deux sets à un. Nadal avait juste le temps de stopper l'hémorragie. Le score était alors de 6/4, 6/3, 2/6, 1-2 pour l'Espagnol après 3h00 de jeu. Le Grand Chelem de Djokovic sur deux saisons était redevenu possible.

    "Rafa" ne lâche pas proie

    Ce lundi, dans un stade bien rempli et devant un public enthousiaste, Nadal a tout de suite repris la main. A 13h12, le Majorquin s'est jeté dans la balle pour débreaker immédiatement. Avec un peu de chance : sa remise freinée par la bande a obligé Djokovic à monter au filet et encaisser un passing de revers brutal : 2-2 !

    Frappant ses services à pleine puissance, martyrisant la balle dès qu'elle s'est approchée de son coup droit, "Rafa" s'est jeté à la gorge de "Nole". Et il n'a plus lâché sa proie. Malgré la pluie fine qui est retombée depuis la reprise et jusqu'à 5-5, l'Espagnol n'a pas dévié de sa route. Jamais en danger sur son engagement, malgré une tension énorme sur le court, Nadal a donné un dernier coup de collier à 6-5 en sa faveur.

    Un cri et Djokovic stoppe son geste

    A 30-15 contre lui, sur une 2e balle, le n°2 mondial a lâché son retour de coup droit droit devant lui : 30A. Puis il s'est procuré une première balle de match d'un coup droit gagnant. Pourtant, Djokovic avait eu l'initiative en premier dans cet échange : 30-40 et balle de septième succès à Roland-Garros !

    Dans un vacarme assourdissant, le joueur de Belgrade, qui avait sauvé quatre balles de match en quarts de finale contre Jo-Wilfried Tsonga, s'est préparé à servir. Alors que le bruit était retombé, un cri d'un spectateur a dérangé Djokovic au moment où il a lancé la balle. Il alors stoppé son geste pour servir à nouveau. La première balle sort ! Deuxième balle… faute en longueur aussi. Une issue tragique pour Djokovic, battu pour à deux sets d'un Grand Chelem sur deux saisons, un bonheur sans fin pour Rafael Nadal, enfin vainqueur de Novak en finale de Grand Chelem après trois échecs. Il est définitivement le roi de Roland-Garros.

    Toni Nadal dans les vestiaires
    "C’est une victoire très spéciale ! Rafa me surprend encore. Ce midi dans le vestiaire, il était nerveux, il avait le visage des mauvais jours. Mais une fois sur le court, il a très bien joué. Il a servi de façon incroyable, beaucoup mieux que la veille. Moi je n’ai pas passé une super nuit hier. Mais en fait, quand je suis à Paris je ne passe jamais de bonnes nuits à cause de la pression du tournoi (sourires). Perdre ici, ce n’est pas comme ailleurs, c’est pour ça qu’on ne pouvait pas se permettre une défaite… Je ne sais pas s’il fallait arrêter plus tôt dimanche ! Mais il fallait surtout bâcher quand il y a eu des interruptions au lieu de laisser le court prendre l’eau. Et puis l’eau s’accumulait sur les bâches en plastiques repliées au fond du court et quand la balle tombait elle était gorgée de flotte. J’ai expliqué ça au juge-arbitre…"


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