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Gustavo Kuerten

Né le 10 septembre 1976 à Florianopolis (Brésil) 

Son avènement en 1997 est encore plus surprenant que celui de Mats Wilander en 1982. Lorsque Gustavo Kuerten dispute son premier tour contre Slava Dosedel, il n’est qu’un anonyme 66e mondial n’ayant disputé que deux quarts de finale dans des tournois mineurs, et qui a posé ses valises dans un petit hôtel de la Porte de Versailles. C’est pourtant lui cette année-là qui va au bout, éliminant au passage trois anciens vainqueurs, Thomas Muster au troisième tour, Evgueni Kafelnikov en quarts et Sergi Bruguera en finale (6/3 6/4 6/3). Un style est né. Son agilité en revers (à une main) et ses tenues (bariolée, jaune et bleue) en font une star du jour au lendemain. L’inconnu Gustavo devient "Guga" et on découvre alors avec émotion son histoire et le deuil qu’il porte depuis sa jeunesse, celui d’un père décédé en 1985 en arbitrant une partie de tennis.

Cette victoire totalement inattendue a eu deux suites, en 2000, année où il devient numéro 1 mondial, et en 2001. Cette troisième victoire est la plus attendue, mais est également pour lui synonyme de fin de règne. Cabossé de partout, Kuerten ne compte déjà plus parmi les prétendants au titre en 2002, mais sa hanche récalcitrante lui autorise encore quelques fulgurances, comme en 2004 lorsqu’il sort dès le troisième tour un certain Roger Federer, fraîchement arrivé au sommet (6/4 6/4 6/4). Kuerten ressortira l’ensemble jaune et bleu de ses débuts en 2008, pour un dernier match contre Paul-Henri Mathieu et des adieux qui ont l’allure d’une joyeuse exhibition.

Le triple vainqueur (à égalité avec Lendl et Wilander) marque aussi son temps par de multiples retournements de situation à chacun de ses triomphes. En 1997, il doit effacer une balle de 3-0 dans le cinquième set contre Muster. En 2000, il est mené à deux reprises 2 sets à 1 et break dans le quatrième : une première fois en quarts de finale contre Kafelnikov (qu’il bat à chacun de ses sacres à ce stade de la compétition) et en demies contre Juan Carlos Ferrero. Le finaliste, Magnus Norman, ne le ménage pas non plus : Kuerten ne s’impose qu’à sa onzième balle de match ! Mais le meilleur est peut-être pour 2001 avec cette balle de match sauvé en huitièmes de finale contre Michael Russell, à 6/3 6/4 5-3. Sur les onze matchs en cinq sets que Gustavo Kuerten a disputé à Roland-Garros, il en a gagné dix.

Ces magnifiques combats sont souvent accompagnés de gestes forts, émouvants et spontanés, comme lorsqu’il s’asperge la tête de champagne pendant une remise des prix (2000), ou, dans un autre fantastique élan de bonheur, dessine un cœur sur le court avec sa raquette (2001). Fidèle à l’image simple et conviviale qu’il avait renvoyée en 1997, il l’est resté également longtemps à ce petit hôtel du périphérique, ainsi qu’à ce restaurant italien de Boulogne-Billancourt, A Tavola, où résonnent encore sans doute les cris de joie poussés lors de l’incroyable nouba organisée en 2008 après son ultime match à Roland-Garros.

Lire aussi : Nos années Kuerten

Gustavo Kuerten à Roland-Garros, c’est…

  • 36 victoires pour 8 défaites
  • 3 titres (1997, 2000 et 2001). Gustavo Kuerten a également été quart de finaliste à l’US Open (1999 et 2001) et à Wimbledon (1999).
  • 11 participations au total (la première en 1996, la dernière en 2008).
  • 24 matchs disputés sur le Central (le premier contre Evgueni Kafelnikov en 1997).
  • Des victoires marquantes sur Thomas Muster (troisième tour 1997), Evgueni Kafelnikov (quarts de finale 1997, 2000 et 2001), Sergi Bruguera (finale 1997), Juan Carlos Ferrero (demi-finales 2000 et 2001), Roger Federer (troisième tour 2004).