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Steffi Graf

Née le 13 juin 1969 à Manheim (Allemagne)

Pour elle, tout commence dans l’anonymat le plus complet, un lundi matin de 1983, à 9h30. Devant une poignée de curieux réunis sur le court n°6, théâtre de son tout premier match à Roland-Garros, la championne d’Europe benjamine, alors âgée de 13 ans, domine la Suédoise Carina Carlsson, et le Quotidien de Roland-Garros écrit que l’adolescente, bien qu’encore très fluette, promet "d’être l’une des grandes championnes de demain."

Bien vu ! Dans l’ère moderne, aucune autre championne n’a autant fait corps avec Roland-Garros que Steffi Graf, même si elle est restée à une unité des 7 titres de Chris Evert. Graf, dont le nom est inscrit sur tous les palmarès (elle a réalisé le Grand chelem calendaire l’année de ses 18 ans), a vécu sa plus belle histoire d’amour tennistique avec Paris. Une relation longue de 17 saisons, ponctuée de 94 matchs joués (un record), 84 gagnés (autre record), et animée par des finales ou des demi-finales inoubliables, au cours desquelles elle retourne souvent des situations bien compromises.

En 1987, année de sa première victoire, Gabriela Sabatini en demi-finales et Martina Navratilova en finale, servent toutes les deux pour le match ! C’est le cas également d’Arantxa Sanchez en 1996, l’Espagnole le faisant même à deux reprises avant de voir l’Allemande revenir et remporter la finale dames la plus longue de l’histoire du tournoi (3h04), et de Martina Hingis en 1999. La Suissesse rate une occasion d’en finir à 6/4 5-4, mais l’Allemande, qui n’est qu’à quelques jours de la retraite et qui n’a alors plus signé de victoire en majeur depuis 3 ans, renverse de nouveau une finale (4/6 7/5 6/2). Hingis finit par se perdre, sert à la cuillère en fin de rencontre avant de pleurer à chaudes larmes,  mais le match est un chef-d’œuvre, l’un des matchs féminins les plus excitants jamais vu sur un court de tennis.

Mais Steffi Graf, dont la beauté du jeu de jambes a suscité une admiration grandissante au fil des années, s’est aussi parfois baladée en finale. En 1988, il ne lui faut que 34 minutes pour faire le doublé et corriger Natasha Zvereva en finale entre deux averses (6/0 6/0). Curieusement, c’est aussi à Paris qu’elle enregistre deux de ses défaites les plus douloureuses (contre Sanchez en finale en 1989 - 7/5 au 3e set - et contre Monica Seles également en finale en 1992 - 10/8 au 3e set) et qu’elle subit le revers le plus cinglant de sa carrière, lorsque Sanchez, encore elle, la désarme totalement en 1991 (6/0 6/2 en demies). Steffi Graf quitte le circuit en 1999, presque dans la foulée de sa 22e victoire en Grand chelem, avant de se marier avec Andre Agassi, vainqueur du simple messieurs cette même année. A l’occasion de son départ vers une nouvelle vie, le tournoi de Roland-Garros a gravé son palmarès sur la porte en bois de "son" casier, le n°19, avant de le lui offrir. Hommage suprême, comme pour montrer que Graf est irremplaçable, il n’y a depuis plus de casier n°19, mais un 18bis.

Steffi Graf à Roland-Garros, c’est…

  • 84 victoires pour 10 défaites (record du nombre de matchs joués et gagnés).
  • 6 titres (1987, 1988, 1993, 1995, 1996 et 1999) et 3 finales (1989, 1990 et 1992). Steffi Graf remporte également 4 fois l’Open d’Australie (1988, 1989, 1990 et 1994), 7 fois Wimbledon (1988, 1989, 1991, 1992, 1993, 1995 et 1996), et 5 fois l’US Open (1988, 1989, 1993, 1995 et 1996).  
  • 16 participations au total (la première en 1983, à 13 ans, et la dernière en 1999, l’année de son sixième titre).
  • 56 matchs disputés sur le Central (le premier en 1985 contre Bettina Bunge).
  • Des victoires marquantes sur Gabriela Sabatini (demi-finale 1987 et 1988), Martina Navratilova (finale 1987), Monica Seles (demi-finales 1989 et 1999), Arantxa Sanchez (demi-finales 1992 et finale 1996), Martina Hingis (finale 1999)

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