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Mats Wilander

Né le 22 août 1964 à Växjö (Suède)

Le souverain Björn Borg vient à peine de prendre ses distances avec le circuit qu’un tout jeune compatriote, sorte de copie conforme du maître avec des bouclettes en plus, sort à toute vitesse de l’anonymat pour saisir sa place. Un an seulement après son titre juniors, Mats Wilander, 30e mondial, fait une percée foudroyante en s’imposant à sa première participation, à seulement 17 ans et 9 mois (record de précocité qu’il conservera jusqu’à la victoire de Michael Chang en 1989). L’avènement surprend par sa rapidité et aussi par sa forme. Cette finale 1982 dure en effet 4h42 (la plus longue en temps jamais disputée à Roland-Garros, malgré seulement 4 sets, 1/6 7/6 6/0 6/4) et certains échanges frôlent parfois les 3 minutes !

Mais malgré son âge, Wilander se révèle plus costaud physiquement que l’inoxydable argentin Guillermo Vilas, et parvient à contrarier ce lifteur endurci par sa patience sans limite et sa finesse. Deux jours plus tôt en demi-finale, Wilander avait gagné ses galons de joueur le plus fair-play du circuit en décidant de faire rejouer la balle de match contre un José Luis Clerc contestataire, geste resté célèbre. Mais c’est peut-être en huitième de finale qu’il impressionne le plus, en éliminant le finaliste sortant et favori de l’épreuve, Ivan Lendl, dont il sera le principal rival à Paris dans les années 1980 (4 rencontres et 2 victoires partout au final).

Les deux hommes sont face à face pour le titre en 1985, et Wilander s’impose en quatre sets en se ruant au filet, domaine dans lequel ses deux victoires sur gazon à l’Open d’Australie en 1983 et 1984 prouvent qu’il peut aussi exceller. Mats choisit la même tactique lors de la finale 1987, mais Lendl est alors sur un nuage, et l’emporte au tie-break du quatrième set juste au moment où un orage éclate. Le Suédois reprend son titre parisien en 1988, sa dernière grande saison (qui le voit également décrocher un troisième titre australien, un titre à l’US Open et une place de numéro 1 mondial). En demi-finale, il refroidit d’un cinglant 6/0 au cinquième set les ardeurs bouillonnantes d’un jeune impétrant Américain aux tenues flashy et à la chevelure de lion, Andre Agassi. Et en finale, il domine le Français Henri Leconte, qui ne lui résiste que lors du premier set (7/5 6/2 6/1).

On ne peut d’ailleurs dissocier Wilander de la vie du tennis français, puisque cinq ans avant de battre le gaucher magique en finale, le Suédois avait été défait par Yannick Noah sur la dernière marche (si Wilander avait gagné le premier match et perdu le second, la face du tennis français en eut été changée !). Toujours fidèle aujourd’hui à la Porte d’Auteuil, Mats Wilander confie souvent qu’il n’aimait "rien de plus au monde que d’être sur le Central de Roland-Garros à jouer des grands matchs". Vrai passionné de tennis, il est aujourd’hui encore fréquent de l’apercevoir regardant des matchs sur les courts annexes, loin des projecteurs.  

Lire aussi : "l'interview "Légendes" de Mats Wilander : "Roland-Garros m'a fait grandir en accéléré"

Mats Wilander à Roland-Garros, c’est… 

  • 47 victoires pour 9 défaites.
  • 3 titres (1982, 1985 et 1988) et 2 finales (1983, 1987). Mats Wilander compte également trois titres à l’Open d’Australie (1983, 1984 et 1988) et un à l’US Open (1988).
  • 12 participations au total (la première en 1982 à l’âge de 17 ans, et la dernière en 1996 à 31 ans).
  • 31 matchs disputés sur le Central (le premier le 30 mai 1982, en huitièmes de finale contre Ivan Lendl).
  • 6 matchs en 5 sets pour une seule défaite (contre Wayne Ferreira en 1982).
  • Des victoires marquantes sur Ivan Lendl (huitièmes de finale 1982, finale 1985), Guillermo Vilas (finale 1982), John McEnroe (demi-finales 1985), Yannick Noah (quart de finale 1984 et 1987), Boris Becker (demi-finales 1987), Andre Agassi (demi-finales 1988).