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Goût du challenge, montée d’adrénaline au moment d’envoyer les mets préparés en salle : Marc Rivière, chef pâtissier champion du monde dans discipline en 2009, détaille les points communs et les sensations partagées entre sportifs de haut niveau et pros de la gastronomie.

Cuisine, pâtisserie… Et sport de haut niveau : ces deux univers en apparence éloignés ont-ils des points communs ? Peut-on comparer selon vous un athlète à un chef ?
Il est évident que ces deux disciplines nécessitent des qualités communes. Comme un athlète, un chef pâtissier ou cuisinier doit sans cesse s’entraîner à créer des recettes inédites, relever de nouveaux défis, gérer la pression à un moment T et savoir se remettre en question aussi… Avec un même objectif : se surpasser.

Service, coup droit lifté… Un tennisman travaille et fait évoluer toute sa carrière ses coups, à la recherche d’une performance renouvelée et de régularité. Partagez-vous cette quête d’excellence et de précision, et dans quelle mesure ? 
Comme en tennis, le bon geste ou geste parfait - on parle parfois également de tour de main en cuisine - fait toute la différence dans le résultat final. Pour tendre vers cette perfection tant recherchée, le geste doit être parfaitement maîtrisé sur le plan technique pour devenir fluide, naturel. La moindre hésitation peut en revanche mener à la faute. 
 
L’esprit d’équipe est-il aussi important en pâtisserie, votre discipline, que dans le sport ?
La notion de collectif est centrale en gastronomie. La brigade est composée d’un nombre important de collaborateurs qui ont chacun leur place, et que le chef doit stimuler, entraîner, à l’image d’une équipe sportive.
 
Coach ou capitaine : quelle place occupez-vous en priorité vis-à-vis de votre brigade ?
Tout dépend de l’action à mener. Pour emmener l’équipe à la victoire à l’occasion d’un concours ou d’un appel d’offre, je mets ma casquette de coach, mais au quotidien, quand il s’agit d’encadrer l’ensemble de l’équipe, je porte celle de capitaine. 
 
Au moment d’entrer sur le court, le joueur de tennis se doit d’être prêt physiquement et mentalement pour donner le meilleur de lui-même. Qu’en est-il du chef pâtissier ?
C’est très comparable : il lui faut du mental pour rester concentré et du physique pour tenir pendant toute la durée d’un événement. Notre terrain de jeu est peut-être différent mais au moment où on lance le service, la pression est forte, et ce jusqu’à la fin de l’envoi que l’on serve 15 ou 4 000 couverts.