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Ivan Lendl

Né le 7 mars 1960 à Ostrava (République Tchèque)

A égalité avec le Suédois Mats Wilander, le Tchèque naturalisé américain est le copropriétaire des lieux dans les années 1980. A mi-chemin de ses records à l’US Open (8 finales de suite entre 1982 et 1989) et de son statut de maudit de Wimbledon (seul tournoi majeur manquant à son palmarès), sa vie de joueur reste intimement liée à Roland-Garros puisqu’il y a disputé les deux rencontres les plus marquantes de sa carrière : celle qui lance sa légende en 1984 contre John McEnroe, et celle qui annonce le début de la fin, en 1989 contre Michael Chang.

Lauréat chez les juniors en 1978, Lendl est finaliste chez les "grands" dès 1981, où il est l’ultime victime du sextuple vainqueur Björn Borg… mais le premier depuis 1976 à pousser le Suédois au cinquième set. Cette performance ne l’empêche pas de renvoyer l’image de l’éternel second. En dépit d’une préparation physique et d’une approche mentale alors presque inédites, Lendl ne connait que la défaite dans les grandes finales (outre Roland-Garros en 1981, il est défait en finale de l’Open d’Australie en 1983 et en finale de l’US Open en 1982 et 1983).

C’est à Paris en 1984, au coeur de "l’année McEnroe", qu’il inverse la tendance, justement au cours du retournement de situation le plus mémorable de toute l’histoire du tennis. Baladé en finale par son meilleur ennemi américain, alors sur une série de 42 victoires de suite, Lendl obéit au spectateur qui lui hurle "Prouve que tu existes !" Il revient d’abord de deux sets à zéro, refait son service de retard dans le quatrième set, puis écarte encore deux balles de break à 3 partout dans le set décisif, avant de crier sa délivrance et sa joie quelques minutes avant 20 heures (3/6 2/6 6/4 7/5 7/5).

Durant la remise des prix qu’il quitte précipitamment, John McEnroe est bouleversé et préfère baisser la tête pour ne pas voir Lendl soulever son premier grand trophée, scène qui va ensuite devenir familière à Paris comme partout dans le monde. Battu en finale en 1985 par Mats Wilander, Lendl renoue avec le succès les deux années suivantes. Il ne manque pas d’ailleurs de prendre sa revanche en finale en 1987 sur un Mats Wilander préférant jouer les serveurs-volleyeurs que de prendre exemple sur son compatriote Joakim Nyström qui, en l’accablant sournoisement de balles hautes et molles, est le seul joueur de la période à l’avoir vraiment rendu fou.

C’est précisément en lui proposant la même cuisine, avec une pointe de toupet et un service à la cuillère en plus, que Michael Chang réussit à écœurer le numéro 1 mondial en 1989, dès les huitièmes de finale. Très affecté par cette défaite, Lendl décline à partir de 1991 et est même battu au premier tour lors de ses deux dernières apparitions à Roland-Garros, en 1993 et 1994. En 1993, il donne même l’occasion à un Français alors inconnu, Stéphane Huet (297e mondial), de créer l’une des plus grosses surprises jamais vues à Roland-Garros.

Ivan Lendl à Roland-Garros, c’est…

  • 53 victoires pour 12 défaites.
  • 3 titres (1984, 1986 et 1987) et 2 finales (1981 et 1985). Ivan Lendl remporte également 2 fois l’Open d’Australie (1989 et 1990) et 3 fois l’US Open (1985, 1986 et 1987). Il n’a jamais remporté Wimbledon malgré 2 finales (1986 et 1987).
  • 15 participations au total (la première en 1978, l’année de son titre chez les juniors, et la dernière en 1994, à l’âge de 34 ans).
  • 38 matchs disputés sur le Central (le premier en 1979 contre Vitas Gerulaitis).
  • Des victoires marquantes sur José Luis Clerc (demi-finale 1981), John McEnroe (quart de finale 1981, finale 1984 et huitièmes de finale 1988), Mats Wilander (demi-finales 1984 et finale 1987), Jimmy Connors (demi-finales 1985).