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2004 : Don’t cry for me Argentina.

27 ans après Guillermo Vilas, l’Argentine place un de ses représentants au palmarès de Roland-Garros. Le pays des Gauchos s’offre même le luxe de savoir à l’avance que son hymne national retentira à l’issue de la finale, puisque l’affiche oppose Gaston Gaudio à Guillermo Coria. Ce dernier, titré à Monte-Carlo, est le grand favori pour le titre. Mais après un début de finale à sens unique – il mène 6/0 6/3 – le match lui échappe. Le public, désireux de voir le spectacle se prolonger, lance une « Ola »… à laquelle répond Gaudio ! « El Gato » se décrispe petit à petit, entre enfin dans son match et gagne le troisième set 6/4. Nouveau rebondissement dans le quatrième : Coria est victime de crampes de stress ! Les deux hommes sont extrêmement tendus dans le cinquième set, et c’est finalement Gaudio qui en sort vainqueur, non sans sauver deux balles de match. Il signe du même coup quelques records : 4e joueur de l’histoire à remporter le simple messieurs sans être tête de série, 6e joueur à remporter le simple messieurs en sauvant une balle de match sur son parcours, et 6e joueur à remporter le simple messieurs en remontant deux sets de handicap en finale.
Ce cru 2004 marque aussi le chant de cygne de Gustavo Kuerten, quart de finaliste après avoir battu Almagro, Lopez et surtout le N°1 mondial Roger Federer dans un match digne de ses plus grandes heures (6/4 6/4 6/4). Côté tricolore, Fabrice Santoro et Arnaud Clément battent le record du match le plus long jamais recensé par l’ATP : leur premier tour dure 6h33 – à cheval sur deux jours toutefois.
A l’issue d’une autre finale opposant des compatriotes, la Russe Anastasia Myskina remporte son premier titre du Grand chelem en battant Elena Dementieva en finale. En huitièmes de finale, la tête de série N°6 a sauvé une balle de match contre une autre compatriote, Svetlana Kuznetsova. Ce Roland-Garros marque un dernier record : avec les disparitions de Justine Hénin et Juan Carlos Ferrero, tous deux diminués, dès le deuxième tour, c’est la première fois que le tournoi est si vite orphelin de ses deux tenants du titre !

Anastasia Myskina (RUS) bat Elena Dementieva (RUS) 6/1 6/2
Gaston Gaudio (ARG) bat Guillermo Coria (ARG) 0/6 3/6 6/4 6/1 8/6

 

2003 : La jeunesse au pouvoir.

Cette fois, la nouvelle génération prend ses aises à Roland-Garros. Battu en finale l’année précédente par Albert Costa, Juan Carlos Ferrero remporte sans coup férir son premier Roland-Garros. Ce titre semble en appeler d’autres, tant l’Espagnol domine son sujet sur terre battue. Seule alerte dans son tournoi 2003, un quart de finale à suspense contre Fernando Gonzalez… joueur contre qui il avait perdu la finale du tournoi junior en 1998. Le Chilien au coup droit surpuissant pousse Ferrero aux cinq sets. L’Espagnol bat ensuite un héroïque Albert Costa, qui a remporté quatre matchs en cinq sets (Roitman, Stepanek, Lapentti et Robredo) pour se hisser en demi-finales. Le dernier jour, Ferrero domine facilement l’inattendu Martin Verkerk : le grand frappeur néerlandais a réalisé un parcours incroyable dans ce tournoi, sauvant trois balles de match au deuxième tour contre Luis Horna, avant de battre coup sur coup Carlos Moya et Guillermo Coria. Celui qui qualifie son parcours de « blague » retombe brutalement sur terre contre Ferrero.
Ce premier week-end de juin, le roi des Belges Albert II est présent à Roland-Garros. C’est que la finale féminine des Internationaux de France oppose deux natives du plat pays, Justine Hénin et Kim Clijsters. La Flamande, déjà finaliste en 2001, part légèrement favorite. Mais Hénin, galvanisée par son bras-de-fer remporté contre le N°1 mondiale Serena Williams en demi-finale (6/2 4/6 7/5), entre mieux dans sa finale. Elle n’en perdra jamais le contrôle et devient la première Belge à triompher en Grand chelem.

Justine Hénin (BEL) bat Kim Clijsters (BEL) 6/0 6/4
Juan Carlos Ferrero (ESP) bat Martin Verkerk (HOL) 6/1 6/3 6/2

 

2002 : Serena Williams, en route pour la gloire.

Albert Costa a su saisir l’occasion : après avoir passé l’essentiel de sa carrière dans l’ombre de Carlos Moya et Alex Corretja, le Catalan saisit sa chance à Paris. Tombeur en huitièmes de finale du double tenant du titre Gustavo Kuerten, tout juste de retour sur les courts après une opération à la hanche trois mois plus tôt (6/4 7/5 6/4), Costa a ensuite besoin de cinq manches pour battre l’Argentin Canas, puis encore quatre pour battre son grand ami Alex Corretja. En finale, il retrouve son compatriote Juan Carlos Ferrero, pour ce qui est la 3e finale entre Espagnols à Paris, après 1994 et 1998. Blessé aux adducteurs, « Juanqui » laisse filer ce titre qui lui tendait les bras : à 27 ans, Albert Costa réalise le rêve de tout tennisman espagnol, et fête son bonheur en serrant dans ses bras ses jumelles d’un an, Alma et Claudia, durant la cérémonie de remise des prix. Cinq jours plus tard, il épouse sa compagne Cristina. Sont témoin de mariage ? Alex Corretja, bien sûr !
Une finale 100% « Williams Sisters » à Roland-Garros. Programmées dès leur plus jeune âge pour régner sur le tennis féminin, Serena et Williams se retrouvent en finale à Paris… et s’assurent du même coup d’occuper les deux premières places mondiales le lundi suivant ! En finale, les deux sœurs sont tendues et leur match émaillé de fautes directes (101 au total). Mais l’important est ailleurs : avec ce succès parisien, la cadette des sœurs Williams pose la première pierre d’un Grand Chelem historique, puisqu’elle va remporter en l’espace de douze mois Roland-Garros, Wimbledon, l’US Open et l’Open d’Australie. A chaque fois, elle bat en finale sa sœur Venus. Bonne surprise dans ce tournoi, le parcours de Mary Pierce, titulaire d’une invitation et qui se hisse en quarts de finale sans perdre un set. Mais, comme tout le monde, elle doit s’incliner devant Serena Williams.

Serena Williams (USA) bat Venus Williams (USA) 7/5 6/3
Albert Costa (ESP) bat Juan Carlos Ferrero (ESP) 6/1 6/0 4/6 6/3

 

3e titre pour Serena à Paris.

 

2001: “Guga”, Paris au cœur.

Huitième de finale des Internationaux de France : le tenant du titre Gustavo Kuerten est au bord du gouffre contre le modeste qualifié Michael Russell. L’Américain mène 6/3 6/4 5-3, et bientôt balle de match. Depuis le début de ce tournoi, ‘Guga’ ne joue pas bien, le vent le gêne, tandis que Russell a le mérite de jouer crânement sa chance. La balle de match s’éternise : 26 frappes ! Et à la fin, c’est Kuerten qui remporte le bras-de-fer. Le vent tourne, le tenant du titre reprend le contrôle de la partie. Une fois ce troisième set remporté au jeu décisif, il déroule (3/6 4/6 7/6 6/3 6/1). « L’une des plus grandes émotions de ma vie sur un court de tennis », lâchera le Brésilien, qui exprime son amour pour le tournoi en traçant un grand cœur sur le Central, dans lequel il s’allonge ensuite. Enfin lancé, « Guga » va survoler les derniers tours, réalisant notamment une démonstration en demi-finales contre Juan Carlos Ferrero (6/4 6/3 6/3). En finale, il dispose en quatre sets d’un autre Espagnol, Alex Corretja. Pour atteindre sa deuxième finale à Paris, le Catalan a battu en demi-finales le Français Sébastien Grosjean, lui-même sorti vainqueur d’un match fou en quarts de finale contre Andre Agassi. Après cette troisième victoire, Kuerten dessine un nouveau cœur sur le Central, s’allonge une nouvelle fois dedans : « Guga » et « Roland », une histoire définitivement unique.
Jennifer Capriati aussi revient de loin. De très loin, même. 8e mondiale à 14 ans, championne olympique à 16, celle qui était la coqueluche des médias américains connaît ensuite une longue éclipse, parsemée de démêlés avec la justice à 18 ans (vol à l’étalage, possession de marijuana). Après avoir arrêté la compétition durant près de deux ans, « Jenny » effectue un retour retentissant en 2001, remportant tour à tour l’Open d’Australie et Roland-Garros, et devenant N°1 mondiale. En finale à Paris, Capriati dispose de la jeune Belge Kim Clijsters en 2h21 de jeu et trois sets à suspense (1/6 6/4 12/10). La fille de l’international de football Lei Clijsters s’est approchée trois fois à deux points du match. Peine perdue : la « success story » de Jennifer Capriati connaît enfin son « happy end ».

Jennifer Capriati (USA) bat Kim Clijsters (BEL) 1/6 6/4 12/10
Gustavo Kuerten (BRA) bat Alex Corretja (ESP) 6/7 7/5 6/2 6/0

 

2000 : Mary au paradis.

Onze balles de match ! C’est ce qu’il a fallu à Gustavo Kuerten pour enfin se défaire du Suédois Magnus Norman, à l’issue d’un quatrième set de folie dans cette finale de Roland-Garros. Ce dernier acte palpitant rachète une finale assez décevante entre les deux meilleurs terriens de la saison, Norman apparaissant dépassé par l’événement deux sets durant. Le Suédois avait pourtant accompli un parcours de futur champion, ne concédant jusque-là qu’un set à Marat Safin. Kuerten, lui, trois ans après son premier titre, est en souffrance en quarts contre Evgueni Kafelnikov, et surtout en demi-finales face à la révélation du tournoi, Juan Carlos Ferrero. Pour sa première participation au tournoi parisien, l’Espagnol se hisse dans le dernier carré, où il livre une opposition farouche à Kuerten. Le match est somptueux et tourne à l’avantage du Brésilien (7/5 4/6 2/6 6/4 6/3), en route vers un second Roland-Garros.
Trente-trois ans après la victoire de Françoise Dürr, en 1967, une Française remporte Roland-Garros : Mary Pierce. Déjà lauréate de l’Open d’Australie en 1995, Pierce souffre en quarts de finale contre Monica Seles (4/6 6/3 6/4) et en demi-finales contre Martina Hingis (6/4 5/7 6/2). En finale en revanche, elle ne laisse aucune chance à l’Espagnole Conchita Martinez (6/2 7/5). Afin que son triomphe soit complet, Mary Pierce remporte également l’épreuve du double, associée à Martina Hingis. Elle est la première joueuse depuis Martina Navratilova, en 1984, à effectuer ce doublé simple et double.
De Navratilova il est justement question dans le tournoi : à 43 ans, l’ancienne N°1 mondiale effectue son retour à la compétition à l’occasion de ce Roland-Garros. Lors de cette dernière partie de sa riche carrière, elle ajoutera 3 titres en double mixte (Open d’Australie 2003, Wimbledon 2003, US Open 2006) à son fabuleux palmarès, le portant au total à 59 Majeurs.

Gustavo Kuerten (BRA) bat Magnus Norman (SUE) 6/2 6/3 2/6 7/6
Mary Pierce (FRA) bat Conchita Martinez (ESP) 6/2 7/5